Découvertes cultes: Alice, Sweet Alice (1976), Sleepaway Camp (1983)

Alice, Sweet Alice/Communion sanglante: Lorgnant au final plus vers le drame horrifique que le simple film d’horreur aux ingrédients slashers avant l’heure (masque et tenue distinctive, vue subjective), Alice explore les thématiques des traumas familiaux sur fond religieux (et du jusqu’au boutisme parental), à l’instar d’un Carrie (l’ambiance y est d’ailleurs très « De Palmesque » et Polanski n’est pas très loin), où le spectateur se prendra d’empathie pour le personnage principal. Le film souffre cependant d’un rythme aléatoire et le twist (pourtant bien trouvé) intervient beaucoup trop tôt dans le scénario. Dommage, Paula E. Sheppard (Alice), Alphonso DeNoble (Mr Alphonso, déjà vu dans Bloodsucking Freaks) et Mildred Clinton (Mme Tredoni, vu auparavant dans Serpico) s’en sortaient pourtant très bien. Original dans tous les cas!

https://www.imdb.com/title/tt0076150/?ref_=fn_al_tt_1

Sleepaway Camp/Massacre au camp d’été: Slasher à priori banal et classique (bien qu’il lorgne salement du côté du whodunit et du giallo) surfant sur la mode de la saga Vendredi 13, mais qui une fois lancé se révèle une petite pépite d’originalité (meurtres eux même, hors champs, très peu de sexualisation des personnages féminins), traitant de thèmes graves et matures à commencer par la pédocriminalité, le harcèlement et ses conséquences. Quand à la fin, elle figure parmi les meilleurs twists des slashers… Dommage que le jeu d’acteurs soit globalement assez décevant. A noter que l’excellente Felissa Rose (Angela) et Jonathan Tiersten (Ricky) reviendront incarner leurs personnages dans le quatrième et cinquième épisode de la saga. Et que les effets spéciaux sont signés Ed French (Amityville II, CHUD, Creepshow 2, Terminator 2, et j’en passe).

https://www.imdb.com/title/tt0086320/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: The Funhouse (1981), My Bloody Valentine (1981)

My Bloody Valentine: Slasher assez lambda (faute à des personnages ridicules…boogeyman compris, un jeu d’acteurs médiocre, une tension absente, la VF étant par ailleurs totalement aux fraises). Une intro malsaine à souhait vous avait vendu du rêve? C’est loupé! Seul l’univers minier reste original mais est au final bien mal exploité. Le gore jouissif vous permettra peut être de garder un oeil ouvert, qui sait… A noter que le montage original a été largement charcuté par la censure…

https://www.imdb.com/title/tt0082782/?ref_=fn_al_tt_2

The Funhouse/Massacres dans le train fantôme: Autre slasher sans grand intérêt, The Funhouse, quatrième film de Tobe Hooper, est un film tous public (plutôt qu’un véritable slasher) qui au début semble prendre son temps pour installer une ambiance, bénéficiant déjà d’un univers à fort potentiel (la fête foraine) pour en faire… bah rien, absolument rien. C’est mou, sans réel rebondissement, cousu de fil blanc, les personnages sont sans grand intérêt (à quoi sert le petit frère? on ne le saura jamais! pourquoi l’héroïne hurle sans raison? no sé, señor!), on a bien un clin d’oeil à Halloween et Psychose pour la forme mais, vraiment, il n’y a rien à sauver là dedans! Pas même la dose d’ironie que le réal trouve bon de rajouter à son insupportable métrage! La torture gratuite durera jusqu’au climax final, interminable et ridicule! Il faut dire que la final girl et le boogeyman sont déjà particulièrement empafés tous les deux, donc… Je m’étais déjà sacrément emmerdé devant Body Bags et Poltergeist (au point de couper les deux avant la fin) mais là c’est définitif, Hooper est vraiment l’exemple typique du réalisateur surcôté!

https://www.imdb.com/title/tt0082427/?ref_=fn_al_tt_1

Découvertes: The Prowler (1981), Evil Dead Trap (1988)

The Prowler: Le potentiel était là, hélas au lieu de partir totalement à contrepied des clichés du slasher, ce troisième film de Joseph Zito (à qui l’on doit déjà Abduction et Bloodrage et qui signera le volet final de la première quadrilogie des Vendredi 13) s’arrête en chemin… La faute à des personnages pas vraiment charismatiques et une tension très aléatoire. On retiendra donc surtout la mise en scène, un rythme lancinant plutôt efficace, quelques écarts sympa avec le genre (le film aurait pu tout aussi bien se passer totalement dans les années 1950) et un tueur ma foi assez original, aux intentions plutôt troubles (la logique dans ce film se rapprochant d’un onirisme à la Fulci, les musiques de Richard Einhorn, habitué du genre, soulignant la chose). A noter que l’on doit les effets gore à ce bon vieux Tom Savini!

https://www.imdb.com/title/tt0082951/

Evil Dead Trap: Slasher culte ne reniant pas ses spécificités japonaises (tendance à l’expérimentation, éléments démoniaco-fantastiques et clins d’oeil snuffs à la Satoru Hogura / Hideshi Hino) mais aux références un peu trop visibles (Evil Dead, Videodrome, la BO de Tomohiko Kura comme clin d’oeil évident aux gialli d’Argento et Fulci magnifiés par les Goblins et Fabio Frizzi), et souffrant d’une durée un poil abusive, Evil Dead Trap a forcément influencé les délires gores/sadiques d’un Takashi Miike et le torture porn. Et rien que pour tout ça, sa fin bisseuse à souhait et sa mise en scène soignée dans des décors abandonnés cauchemardesques, ce film de Toshiharu Ikeda (scénario de Takashi Ishii, bien connu des amateurs de gekiga/pinku eiga) mérite le coup d’oeil!

https://www.imdb.com/title/tt0167147/?ref_=fn_al_tt_1

Découvertes: Torso (1973), Abattoir 5 (1972), Irrémédiable (2020)

Torso: Si Black Christmas est le premier slasher, alors Torso est un de ses plus beaux précurseurs. Tueur cagoulé, gros plans sur l’arme du crime (et sur le gant du tueur, giallo oblige), filles réfugiés dans un endroit isolé, passage sur le trauma du tueur, personnes les plus sexués qui meurent en premier, grosse louche d’érotisme et de voyeurisme, vue subjective, meurtres gores, « final girl », le contrat est rempli! Avec en prime une superbe mise en scène (à moins que ça ne soit les décors) et un twist final pas daubé du tout (la fin est de toute façon un grand moment de torture psychologique)! C’est pas beau la vie?

https://www.imdb.com/title/tt0069920/?ref_=nv_sr_srsg_0

Abattoir 5: Adapté du roman de Kurt Vonnegut (lui même rescapé de Dresde), Abattoir 5 est un film dont la narration déconstruite raconte la vie de Billy Pilgrim, soldat américain rescapé de la Seconde Guerre Mondiale et plus particulièrement des bombardements de Dresde…qui a le pouvoir de voyager dans le temps (dans le passé comme dans l’avenir). Gros point noir, le (trop) bon fond du personnage principal (et l’aspect comique de certaines scènes) est vraiment un frein à la crédibilité de ce film, finalement assez vide et dont le seul véritable intérêt est de développer sur un aspect méconnu de la dernière guerre… Dommage!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27065.html

Irrémédiable: Achevant une trilogie entamée avec Open 24H, El Practicante est l’exemple type du thriller psychologique où tout est cousu de fil blanc et vaut surtout sur la performance de son acteur principal, Mario Casa, plutôt convaincant! La fin, tombant comme un cheveu sur la soupe, finisant d’achever l’impression de gâchis et d’incohérence. Signalons quand même la présence de Déborah François, actrice prometteuse mais clairement pas ici en grande forme…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=278142.html

Découvertes: The House on sorority row (1982), Carnage (1981), Jason le Mort-Vivant (1986)

Et on continue notre sélection slashers « méconnus », devenus finalement un podcast puis un cycle ah ah!

The House on sorority row: Globalement bien rythmé, gore à souhait, Sorority Row fait assurément partie du haut du panier des slashers 80’s, ménageant son suspense (je n’ai pas forcément vu venir le twist final, même si j’y ai pensé en début de film), dans la droite lignée de Black Christmas (comment ne pas y voir un joli clin d’oeil, entre la sororité et le rôle central du grenier?). Sans être à la hauteur de ses notables aînés, le métrage présente un boggeyman original, un scénario ingénieux et une unité de temps/de lieu habile, ce qui est déjà pas mal! Et les actrices, débutantes en majorité, s’en sortent honorablement!

Bonus: une bien belle chronique

https://www.imdb.com/title/tt0085694/?ref_=nv_sr_srsg_0

Carnage / The Burning: Autre slasher culte…finalement pas si mémorable que ça (malgré un bon dosage entre Vendredi 13 et Délivrance), vaut surtout pour son massacre aussi brutal que surprenant en milieu de film (où le boogeyman Cropsy élimine pas moins de cinq ados une main dans le slip) et…allez, son arme de prédilection, une cisaille à gazon (ça m’a pris 10 minutes pour me rappeller le terme exact). Disons même le clairement, malgré une intro façon Maniac, il est même très long à démarrer et frôle le répétitif. Notons aussi la présence de Jason Alexander (Seinfeld), Holly Hunter, Fisher Stevens et Tom Savini, décidemment partout (le bougre vient déjà d’enchaîner Vendredi 13, Maniac et The Prowler), au maquillage. Enfin, rassurez vous, c’est déjà 10 fois meilleur que le premier Vendredi 13, hein ah ah! Le thème principal est signé Rick Wakeman (Yes).

https://www.imdb.com/title/tt0082118/?ref_=nv_sr_srsg_0

Jason le Mort-Vivant (Vendredi 13 Part VI): Considéré par beaucoup comme le meilleur épisode de la franchise, ce sixième opus voit Jason rescuciter sous la forme d’un mort-vivant (le pépère étant mort dans le quatrième opus) et revenir faire le ménage autour du Crystal Lake de son enfance (qui n’est pas un jour mort noyé dans un lac, voyons?). L’ambiance et l’inventivité sont là. Le second degré est lui aussi omniprésent, ce qui est visiblement une nouveauté dans cette saga. Trop présent puisque cet aspect « fun » nuit pas mal au peu de tension déjà présente dans ce type de films (tant est qu’on puisse s’attacher à des personnages caricaturaux). Alors ça se laisse regarder distraitement, une main dans le bol de cahuètes… Je ne doute pas qu’il y a un public pour ça mais honnêtement ça me passe tellement au dessus que je commence à me demander comment cette franchise a pu traverser aussi aisément les décennies… On essayera tout de même le remake de 2009 prochainement. Comme quoi les à priori se révèlent parfois vrais…

https://www.imdb.com/title/tt0091080/?ref_=nv_sr_srsg_0

Cycle #4: Slashers

Cycle impromptu pour cette nouvelle année, ce quatrième cycle slashers sera l’occasion de découvrir une vingtaine de slashers dont les emblématiques The House on sorority row, Sleepaway Camp, The Prowler, Prom Night, My Bloody Valentine, The Burning, The Slumber Party Massacre, Evil Dead Trap, The Funhouse. Il y aura un peu de vintage avec Alice Sweet Alice, Torso et Peeping Tom, du néo-slasher avec All the Boys Love Mandy Lane, Jeepers Creepers, Haute Tension, The Strangers, Scream Girl et on profitera de l’occasion pour se refaire également Halloween 3, Freddy sort de la nuit et le premier Scream!

Et sans doute d’autres qui suivront! En espérant pas trop se coltiner du nanar quand même!

(en gras les articles déjà publiés)

Après un temps interminable, le podcast #5 est finalement sorti!

Pour cette première de l’an 2021, on se penche (longuement, la passion a parlé) sur le genre slashers, emblème de l’horreur des années 1980! Joli prétexte pour revisionner les films originels des sagas cultes Halloween, Vendredi 13, Les Griffes de la Nuit et disséquer ce genre, codifié à l’extrême mais également parfois vecteur d’ambiances uniques!

Films cités dans l’émission: Psychose (1960), Peeping Tom (1960), Homicidal (1961), Dementia 13 (1963), La Baie sanglante (1971), Torso (1973)), Profondo Rosso (1975), L’Exorciste (1973), Massacre à la tronçonneuse (1974), The Hills Have Eyes (1977), Black Christmas (1974), Are You in the House Alone (1978), Eyes of Laura Mars (1978), The Toolbox Murders (1978), Halloween (1978), When a Stranger Calls (1979), Tourist Trap (1979), Driller Killer (1979), Vendredi 13 (1980), Prom Night (1980), Terror Train (1980), Silent Scream (1980), Don’t Answer the phone (1980), Don’t Go in the house (1980), Maniac (1980), Survivance (1981), My Bloody Valentine (1981), The Funhouse (1981), The Burning (1981), Happy Birthday to me (1981), Hell Night (1981), The Prowler (1981), The Slumber Party Massacre (1982), Pieces (1982), Alone in the dark (1982), Madman (1982), Visiting Hours (1982), Night Warning (1982), The House on sorority row (1983), Sleepaway Camp (1983), The Final Terror (1983), Les Griffes de la Nuit (1984), Silent Night, Deadly Night (1984), Satan’s Blade (1984), Maniac Cop (1988), Candyman (1992), Scream (1996), Souviens-toi l’été dernier (1997), Urban Legend (1998), Destination Finale (2000), Jeepers Creepers (2001), Détour mortel (2003), Haute Tension (2003), La Maison des 1000 Morts (2003), Hatchet (2006), Cold Prey (2006), All the boys love Mandy Lane (2006), A l’intérieur (2007), Martyrs (2008), The Strangers (2008), You’re next (2011), La Cabane dans les bois (2011), Detention (2011), Scream Girl (2016), Happy Birthdead (2017), Scary Movie (2000), La Cité de la peur (1994), Meurtres au 43e étage (1978), Halloween II (1981), Halloween III (1983), Halloween (2007), Halloween (2018), Les Griffes du Cauchemar (1987), Freddy sort de la nuit (1994)

Historique du slasher sur le blog (chronologie inspirée par cet article et celui ci )
Liste de franchises
Plus en détail
Un ptit top 50 ?
Analyse du genre slasher
Analyse d’Halloween (1978)
Rétrospective Vendredi 13
Rétrospective Les Griffes de la Nuit par le PIFFF cast

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Fond sonore: « Ghosts in the wind » (Citizen X0)
Musique d’outro: « Commencement » (GosT)

Genre #8: Rétrospective films du mois (octobre 2020 – mars 2021) Genre!

Nouveau format court aujourd'hui avec le "film du mois", notre futur rendez-vous mensuel (voire bimensuel si des bonnes surprises sont au menu)! Retour donc sur six mois de podcasts, de chroniques et de visionnages de films, à raison d'un film marquant par mois. Et ce coup ci, il y en a pour tous les goûts, vous verrez! Films évoqués (je vous mets directement les filmographies pour éviter de noyer la description): Drunk (2020) de Thomas Vinterberg, Ebola Syndrome (1996) d'Herman Yau, Mondwest (1973) de Michael Crichton, Alice (1988) de Jan Svankmajer, Torso (1973) de Sergio Martino, Buffet Froid (1979) de Bertrand Blier Quelques liens sympas que je vous ai déniché: En savoir plus sur le Dogme95 La vidéo du Coin du Bis (chaîne que je vous recommande pour la énième fois car lui aussi déterre des pépites totalement méconnues) sur la catégorie III Petite analyse de Mondwest Présentation plus complète de Jan Svankmajer Critique de Torso par les non moins excellents Psychovision En attendant de vous avouer mon étrange fascination pour Rubber, écoutons plutôt Quentin Dupieux nous parler de ses films français favoris Retrouvez tous les articles et analyses sur https://genrepodcast.frRetrouvez moi aussi sur Twitter et Captain WatchPour me soutenir: https://utip.io/genrepodcastCe podcast est diffusé sur iTunes, Spotify et Deezer… mais aussi Podbean, Google Podcasts et beaucoup d'autres!Fond sonore: "Wonder" par Lakey Inspiredhttps://soundcloud.com/lakeyinspired
  1. Genre #8: Rétrospective films du mois (octobre 2020 – mars 2021)
  2. Genre #7: Souvenirs de vidéoclub & Top 70's Thrillers (bonus de printemps)
  3. Genre #6: Comment rythmer un thriller ?
  4. Genre #5: Slasher, un cliché malgré lui ?
  5. Genre #4: Top 10 Sixties (bonus de fêtes)

Courte chronologie des slashers: influences/précurseurs, âge d’or, néo-slashers

Complément au podcast #5 dédié aux slashers (pour rappel, période dite « classique »: 1974–1993, « auto-centrée »: 1994–2000 et néo-slashers: 2000–2013)

Remontons aux origines…

Influences premières: « Whodunits » adaptés de Sherlock Holmes et Agatha Christie

« Horror thrillers » 60’s:  Psychose (60), Peeping Tom (60), Homicidal (61), Dementia 13 (63)…qui poseront également les bases des thrillers modernes

« Krimi » 60’s, adaptés des nouvelles d’Edgar Wallace

Citons également The Haunted house of horror (69), The House that screamed (69)

Giallos 70’s dont La Baie sanglante (71), Torso (73), Profondo Rosso (75)

Films d’exploitation 70’s (Grindhouse) et ses plus gros succès comme  L’Exorciste (73), Massacre à la tronçonneuse (74), La Colline a des yeux (77)

Splatters 60’s (Herschell Gordon Lewis): Blood Feast (63), 2000 Maniacs (64), The Wizard of gore (70)

Suivront And Soon the Darkness (70), Fright (71), Tower of Evil (72), Home for the Holidays (72), Silent Night, Bloody Night (72), Frightmare (74) mais surtout Black Christmas (74), premier slasher historique

Citons également Alice, Sweet Alice (76), The Town that dreaded sundown (76), The Redeemer: Son of Satan (78)

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L’âge d’or: 1978-1984 (non exhaustif)

1978: Are You in the House AloneEyes of Laura MarsThe Toolbox murdersMeurtres au 43e étage, Halloween 

1979: When a stranger calls , Tourist trap , Driller Killer 

1980: Vendredi 13Prom NightTerror TrainSilent ScreamDon’t Answer the phoneDon’t Go in the houseManiac 

1981: SurvivanceMy Bloody ValentineThe FunhouseThe BurningHappy Birthday to meHell NightThe Prowler sans oublier les premières suites d’Halloween et de Vendredi 13

1982:  The Slumber Party MassacrePiecesAlone in the darkMadmanVisiting HoursNight Warning

1983: The House on sorority rowSleepaway CampThe Final Terror mais également la première suite de Psychose

1984: Les Griffes de la NuitSilent Night, Deadly NightSatan’s Blade

Le déclin

Dès 1985, c’est la crise, l’engouement du public n’est plus là, les producteurs ne suivent plus et la censure sévit toujours autant… Il faut dire que la ficelle a été utilisée jusqu’à la rupture.

Citons néanmoins April Fool’s day (86) Bloody Bird (87), The Stepfather (87), Maniac Cop (1988), Evil Dead Trap (88), Candyman (1992)

Le revival

Il est évidemment incarné par Scream (96) qui engendrera une vague de slashers partout dans le monde. Il présente un slasher plus « mature », de par son scénario, ses thématiques et ses personnages.

Citons aussi Souviens-toi l’été dernier (97), Urban Legend (98), Camp Blood (99), Destination Finale (2000),

Les néo slashers

Ces slashers « modernes » jouent et détournent les codes des slashers…et les mélangent à ceux d’autres genres, alors que le slasher tombera peu à peu dans l’oubli, au profit d’autres tendances horrifiques…

Citons en vrac: Jeepers Creepers (2001), Détour mortel (2003, tirant quand même sévèrement vers le survival), Haute Tension (2003), La Maison des 1000 Morts (2003), Hatchet (2006), Cold Prey (2006), Behind the Mask: The Rise of Leslie Vernon (2006), All the boys love Mandy Lane (2006), A l’intérieur (2007), Martyrs (2008), The Strangers (2008), You’re next (2011), La Cabane dans les bois (2011), Detention (2011), Scream Girl (2016), Happy Birthdead (2017)

Remakes/séries

Période de remakes des grands classiques des 70-80’s dès le Psychose de Gus Van Sant (98), suivront Black Christmas (2006, 2019), April Fool’s day (2008), When a stranger calls (2006), Prom Night (2008) Halloween (2007), My Bloody Valentine (2009), Vendredi 13 (2009), Sorority Row (2009), The Stepfather (2009), Les Griffes de la nuit (2010), Mother’s Day (2010), Silent Night 2012), Silent Night, Bloody Night: The Homecoming (2013)

Je n’ai pas évoqué les séries basées sur l’univers des slashers comme Bates Motel (2013) Scream (2015), Scream Queens (2015), Slasher (2016) (merci Lucy pour la remarque)

N’oublions pas non plus les satiriques La Cité de la peur (1994), Scary Movie (2000)

Découvertes/Revisionnage: Maniac Cop (1988), Halloween II (1981), Halloween (2018), Vendredi 13 (1980)

Petite thématique slashers cette seconde semaine de janvier 2021, l’occasion de compléter mes lacunes sur le sujet et de dépoussiérer quelques bobines. Pour l’anecdote, les slashers 80’s correspondent à ma découverte de l’horreur/épouvante au début des années collège. Les franchises Halloween puis Les Griffes de la Nuit (malgré une nette préférence pour cette dernière) sont donc de sacrées madeleines de Proust pour votre hôte, sans que je sois un grand friand de slashers, bien au contraire.

Maniac Cop: Partant d’un postulat prometteur (la figure d’autorité devenant la menace, distillant de fait un climat paranoïaque dans les bas fonds de New York proches d’un Maniac du même réal) mais plombé par un classicisme navrant et un mélange bancal d’action et de slasher au rabais, l’intrigue de ce premier Maniac Cop ne s’étoffe au final que dans sa toute dernière partie (celle qui explique l’histoire de Matt Cordell). Un peu tard, donc, malgré la présence de Bruce Campbell dans les rôles principaux. A noter que Refn et Hyams préparent une série sur l’univers de la trilogie…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=33263.html

Halloween II: Premier slasher vu ado, premier film d’horreur vu en VHS tout court (j’hésitais à vous faire un bonus « souvenirs de vidéo-club » durant ces fêtes, ça n’est que partie remise), étant le genre de tordu aimant bien terminer les franchises par les films originels (Halloween sera une sévère déception, pour le coup), ce second opus m’avait passablement marqué par sa claustrophobie haletante. S’il me restait quelques souvenirs plus de vingt ans en arrière, c’était ceux de Laurie Strode se faisant inlassablement poursuivre par The Shape dans un hôpital glauque… Au final, cela correspond à la toute dernière partie du film, Halloween II prenant son temps (un peu trop par moments, gâchant ainsi la tension de certaines scènes) pour distiller la peur, nous épargnant l’ennuyeux enchaînement de mises à mort au profit de mises en scène plutôt ingénieuses, la première partie relatant le parcours de Myers (plus fourbe dans ce métrage) jusqu’à l’hôpital où est soignée Strode (c’est cet opus que l’on apprend que Myers est son frère). Suite directe de l’original (l’action se passe d’ailleurs la même nuit que les évènements du premier) avec une atmosphère assez similaire (Big John est à la prod et au montage, au désepoir de Rosenthal), il confirme que bien que mal aimé (il est vrai que Lee Curtis n’est pas trop présente à l’écran), cet Halloween II est surtout plein de qualités et sous estimé.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=8.html

Halloween: Très intéressé par ce dernier Halloween en date, à l’esprit assez proche de l’original (le remake de Rob Zombie étant efficace mais peu mémorable avec le recul), celui s’avère effectivement une bonne surprise. Visuellement magnifique, bien rythmé, avec moultes clins d’oeil aux deux premiers opus, il prend le parti de faire suite à l’original, avec une Laurie Strode, rescapée vengeresse salement badass (Sarah Connor?) et The Shape, maléfique à souhait. On déplorera juste une fin expédiée un peu à ma va vite. A noter que Gordon Green prépare deux suites prévues pour 2021 et 2022.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=238622.html

Vendredi 13: Il se trouve que votre serviteur n’a jamais vu un seul film de la saga Vendredi 13, le côté clichesque de la chose m’en a toujours tenu éloigné. Et…j’aurais dû patienter encore quelques années, voire quelques décennies, tellement j’ai détesté ce que j’ai vu. Enchaînement de morts sans aucune tension (mention spéciale à la daronne Voorhees qui crache sa Valda en moins d’une minute), mauvais acteurs, personnages débiles, final pas crédible, film trop long, bref une accumulation de clichés dignes d’une parodie d’horreur avant l’heure, voilà comment m’est apparu ce Vendredi 13 originel. Le cadre forestier est très mal exploité. Seul le (faux) twist final mérite le coup d’oeil, c’est dire! Ca promet pour le futur cycle « slashers »…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=505.html