Découvertes: Les Diables (1971), Kalidor (1985), Ant Head (2018)

Les Diables: Film culte (adapté d’un récit historique réel d’Aldous Huxley) qui s’avère être une énorme farce au vu du jeu d’acteurs, scénario, montage et BO tellement à la ramasse qu’ils semblent pondus sous acide, façon Jodorowsky ou Gilliam mais sans leur génie (c’est dire si on est dans le grotesque). Alors oui, on saisit bien le propos à charge contre le fanatisme religieux et les abus de pouvoir en général mais honnêtement, c’était pas possible de proposer quelque chose de plus fin, de proposer une critique sans enfiler tous les clichés au point de décrédibiliser totalement les personnages? Le métrage a au moins eu le mérite de m’arracher des rires nerveux devant le n’importe quoi ambiant… J’imagine que c’est déjà énorme! A regarder sans le son éventuellement donc, uniquement pour les costumes/décors et parce que ça fait historiquement partie des débuts de la nunsploitation!

https://www.imdb.com/title/tt0066993/?ref_=nv_sr_srsg_0

Kalidor: La Légende du talisman/Red Sonja: Etant particulièrement fan de l’univers de R. E. Howard et déplorant le manque de films fantasy (tu le sens venir le cycle rempli ras la gueule de Deathstalker et autres Les Barbarians des enfers?), il était temps de visionner ce troisième opus de l’univers du Barbare. Le plus gros souci de Kalidor (ou Red Sonja dans version d’origine) est qu’il reste un film grand public, loin de l’univers cruel et épique de Conan. On ne ressent pas vraiment la prise de risques des personnages et le côté comique nuit à son équilibre. C’est dommage pour l’avant-dernière réalisation de Richard Fleischer, les décors, la BO (Ennio Moriconne) et le synopsis sont pourtant corrects (on ne peut pas en dire autant du seul monstre du film) mais le film ne décolle réellement jamais. Les acteurs s’en tirent honorablement (bon ok, faut supporter les gosses), Brigitte Nielsen en tête, dans un rôle de femme forte étonnant. On notera également la présence de Sandahl Bergman, qui jouait Valeria dans Conan, cette fois ci dans le rôle de la Reine Gedren. Ca se laisse regarder disons!

https://www.imdb.com/title/tt0089893/?ref_=nv_sr_srsg_0

Ant Head: Court métrage de Lynch, sorte de délire expérimental à la Eraserhead qui aurait mérité d’être réduit de moitié, même si c’est toujours sympa de voir que le Monsieur n’a rien perdu de ses velleités malsaines de l’époque! Un métrage qui, comme tout bon cinoche expérimental qui se respecte, est laissé aux interprétations de chacun!

https://www.imdb.com/title/tt9287342/?ref_=fn_al_tt_1

Découvertes: Virus Cannibale (1980), Les Nuits de Dracula (1970), Chromosome 3 (1979)

Bonjour, nous interrompons temporairement cette longue liste de relais de podcasts produits en quantité industrielle pour vous signalez qu’au delà d’être un podcast qui se perd dans 10 000 formats, Genre ! est avant tout un blog de critiques de de films (bis ou pas) vus…entre deux podcasts, justement! :p

Virus Cannibale: On entre (enfin) dans le territoire du Z avéré avec ce film emblématique de Bruno « Vincent Dawn » Mattei (que beaucoup connaissent sans doute grâce à Nanarland mais qui reste surtout un incontournable du cinéma d’exploitation européen, à côté des Franco, D’Amato, Rollin, Fulci et autres Lenzi), sorte de patchwork de film d’action, d’exploitation cannibale et d’énième variation de films de zombies, soit tout ce qui faisait vendre à l’époque. Ce film donne salement l’impression de ne pas savoir où il va et même si l’ambiance moite typique des deux derniers sous genres « à l’italienne » est bien présent, le côté « au rabais » des maquillages, des costumes, du script (un summum d’incohérence), des acteurs (même les gosses réussissent à jouer mal) et même de la mise en scène (même si c’est bien elle qui s’en sort le mieux en définitive, il faut dire que Mattei a une longue carrière de monteur derrière lui) rend le tout vraiment indigeste pour aller jusqu’au bout, même pour un amateur d’exploitation européenne! Effet évidemment amplifié par les emprunts à gauche à droite (des morceaux des Goblins aux stock shots pas du tout raccords avec le lieu de l’action). Personnellement, j’ai toujours distingué les bons nanars (involontaires le plus souvent) et les mauvais. Et je déteste la sensation de perdre mon temps devant un film, même si le nawak est présent. Je vous laisse deviner dans quelle catégorie je range ce métrage… On tentera quand même Les Rats de Manhattan ou un ptit Shocking Dark des familles à l’avenir (vu la filmo foisonnante du Monsieur, on a l’embarras du choix) mais j’ai comme un doute, quand on sait à quel point certains ont pondu des chefs d’oeuvres bis avec un peu de bonne volonté…

Bonus: Mattei, on préfère quand c’est David Didelot qui en parle (Vidéotopsie)!

https://www.imdb.com/title/tt0082559/?ref_=nv_sr_srsg_0

On est vraiment sur de l’actor studio, Monique!

Les Nuits de Dracula/Nachts, wenn Dracula erwacht: Comme dit dans le dernier podcast, il était quand même temps d’entamer la découverte de la filmo de Jess Franco (173 films qui s’étendent de 1959 à 2013, quand même, respect!), en tant qu’amateur d’exploit européenne qui se respecte! Et bien…à part être un des rares films de vampires à respecter le récit originel de Bram Stoker (Londres étant tout de même remplacé par Budapest), ce métrage est décidement trop mal rythmé et dénué de tension (j’omets volontairement le jeu d’acteurs et les animaux en toc vu que c’est le jeu avec l’exploit’). La présence d’un Christopher Lee moustachu rajeunissant à vue d’oeil et d’un inquiétant Klaus Kinski mutique (apparaissant ici contre son gré) n’y feront rien, ce qui est dommage, car son style épuré, baroque et certains plans extérieurs n’étaient pas si inintéressants! L’érotisme est peu présent, ce qui est quand même un comble pour un film de Franco! On retentera tout de même avec Succubus ou L’Horrible Dr Orloff! Signalons que 1970 correspond à l’année de disparition de sa muse Soledad Miranda (qui joue ici le rôle de Lucy Westenra), le début du lent déclin qualitatif de son cinéma mais également qu’on retrouve un certain Bruno Mattei au montage!

https://www.imdb.com/title/tt0065569/?ref_=fn_al_tt_1

Chromosome 3/The Brood: Rare vieux classique du canadien que je n’avais pas encore vu (enfin, plus exactement retenté), The Brood s’avère un excellent Cronenberg, drame horrifique teinté d’un fond social très intéressant quasi cathartique (le réalisateur venait alors de divorcer de sa première épouse, membre d’une secte refusant la psychiatrie et se voit contrait de lui arracher leur fille) et continue la piste de sa fascination pour l’horreur corporelle déjà bien entamé avec Rage deux ans avant. L’ambiance glauque caractéristique des premiers Cronenberg est bien présente malgré le budget (1,5 millions), certains plans font déjà mouche et le fond ouvre déjà à beaucoup d’interprétations: le « créateur » dépassé par les pouvoirs de sa « créature », les familles séparées se livrant des guerres ouvertes via l’infuence/le discours qu’ils infligent à leurs enfants, les liens entre psyché et corps, la mémoire génétique, etc. Seules véritables ombres au tableau: certains seconds rôles assez moyens (Cindy Hinds en tête) et un script un peu répétitif à la longue. le début d’une belle période faste pour Cronenberg, qui nous régalera pendant presque vingt ans jusqu’à ce Existenz en demie teinte… Commencera alors une seconde période pour le réalisateur, plus verbeuse et analytique mais hélas assurément moins passionnante!

https://www.imdb.com/title/tt0078908/?ref_=nv_sr_srsg_0

Puisqu’on parlait de slashers il y a peu, signalons tout de même la série de vidéos de Close Up sur le sujet ainsi que l’anthologie dispo chez les amis de Mad Movies!

Découvertes: C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule (1975), Buffet froid (1979)

Parce que je sens que mes « bisseries » risquent d’en lasser plus d’un (on ne se refait pas), je vous propose quelques vieux films français trucculents! Hé oui, ici, il y en a pour (presque) tous les goûts!

C’est pas parce qu’on a rien à dire…: Si vous n’aviez jamais osé imaginer Bertrand Blier, Jean Lefebvre et Michel Serrault dans une multitude des costumes hilarants, avec une Tsilla Chelton au top ailleurs que dans Tatie Danielle, c’est le film qu’il vous fait! Alors oui, on pourra reprocher un scénario minimaliste (c’est le cas pour 80% de ce genre de films, en même temps), un humour parfois trop visuel (façon De Funès) mais le jeu d’acteurs, le rythme et les dialogues viennent amplement contrebalancer le tout! Avec des caméos de la troupe du Splendid en prime (l’idée du script vient de ces zigotos)! Encore!

https://www.imdb.com/title/tt0155581/?ref_=nv_sr_srsg_0

Buffet froid: C’est une surprise pour personne, j’aime les bizarreries de situations et des personnages du cinéma de Quentin Dupieux. Alors quand mon acolyte de bobines (Régis, si tu me lis…) m’a vendu Buffet Froid en me disant que c’était un des films de chevet de notre barbu national, j’ai foncé! Grand bien m’en a pris puisque ce film est effectivement un puissant hommage à l’humour noir et absurde, aux ambiances surréalistes, porté par une galerie d’acteurs impressionnants (Depardieu, Blier père, Carmet, Serrault, Bouquet), Buffet Froid tape toujours là on ne l’attend pas, et ça on adore chez « Genre »!

https://www.imdb.com/title/tt0078913/?ref_=nv_sr_srsg_0

Alors que le podcast #7 fait son apparition!

Petit bonus de printemps aujourd’hui, en attendant le retour des thématiques plus approfondies: on repart dans quelques souvenirs de vidéoclub, entre rembobinages de VHS, dédales qui nous faisaient rêver étant gosses et choix approximatifs « à la jaquette » avant de terminer avec un petit top 10 des thrillers des années 1970!

Films cités dans l’émission: Braindead (1992), Ticks (1993), Amsterdamned (1988), Waxwork (1988), Halloween (1978), Les Griffes de la Nuit (1984), Scream (1996), Alien (1979), Blood on Satan’s Claw (1971), Frightmare (1974), Ça (1990), Seven (1995), L’Antre de la folie (1994), Klute (1971), Capricorn One (1977), Duel (1971), The Wicker Man (1973), Delivrance (1972), Taxi Driver (1976), Assaut (1976), Phantom of the Paradise (1974), Papillon (1973), Le Parrain (1972)

Reportages divers sur les vidéoclubs et leur sombre avenir: 1234 et 5

Zoom sur le ciné-club (désormé fermé) tenu par Matthieu du Coin du Bis, chaîne que je vous recommande vivement!

On en parle peu mais les supports DVD et Blu-Ray vont mal

Shadowz, une bien belle initiative française de plateforme streaming légale axée 100% horreur/épouvante!

Réflexions sur l’avenir du cinéma (c’est autre chose que les mélanchono-nombrilistes qui se dénudent aux César): 12 et 3

Un petit top 100 sur les thrillers 70’s pour finir ?

Comme « Klute » et « Capricorn One », retrouvez tous les articles et analyses sur https://genrepodcast.fr
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Fond sonore: « Relaxing Birds » (Tigabeatz)

Genre #18: Film du mois de mai 2021 – Toutes les couleurs du vice (1972) Genre!

Toutes les couleurs du vice/Tutti i colori del buio, giallo de Sergio Martino (dont on a déjà chroniqué Torso sur le blog) est au menu du film du mois de mai 2021. Les éléments oniriques et paranoïaques entourant le personnage principal joué par Edwige Fenech jutifiant à eux seuls sa sélection ici! Fiche du filmCritique du film Films évoqués: L'Etrange vice de Madame Wardh (1971), La Queue du scorpion (1971), Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé (1972), Torso (1973), Le Venin de la peur (1971), L'Emmurée vivante (1977), Rosemary's Baby (1968) Retrouvez tous les articles et analyses sur https://genrepodcast.frRetrouvez moi aussi sur Twitter et Captain WatchPour me soutenir: https://utip.io/genrepodcastCe podcast est diffusé sur iTunes, Spotify et DeezerFond sonore: "Wonder" par Lakey Inspired
  1. Genre #18: Film du mois de mai 2021 – Toutes les couleurs du vice (1972)
  2. Genre #17: Film du mois d'avril 2021 – Suspiria (2018)
  3. Genre #16: L'Envers du culte – Le Loup-Garou de Londres/ An American Werewolf in London (1981)
  4. Genre #15: L'Envers du culte – La Dernière Maison sur la Gauche (1972)
  5. Genre #14: L'Envers du culte – Videodrome (1983)

Découvertes cultes: Alice, Sweet Alice (1976), Sleepaway Camp (1983)

Alice, Sweet Alice/Communion sanglante: Lorgnant au final plus vers le drame horrifique que le simple film d’horreur aux ingrédients slashers avant l’heure (masque et tenue distinctive, vue subjective), Alice explore les thématiques des traumas familiaux sur fond religieux (et du jusqu’au boutisme parental), à l’instar d’un Carrie (l’ambiance y est d’ailleurs très « De Palmesque » et Polanski n’est pas très loin), où le spectateur se prendra d’empathie pour le personnage principal. Le film souffre cependant d’un rythme aléatoire et le twist (pourtant bien trouvé) intervient beaucoup trop tôt dans le scénario. Dommage, Paula E. Sheppard (Alice), Alphonso DeNoble (Mr Alphonso, déjà vu dans Bloodsucking Freaks) et Mildred Clinton (Mme Tredoni, vu auparavant dans Serpico) s’en sortaient pourtant très bien. Original dans tous les cas!

https://www.imdb.com/title/tt0076150/?ref_=fn_al_tt_1

Sleepaway Camp/Massacre au camp d’été: Slasher à priori banal et classique (bien qu’il lorgne salement du côté du whodunit et du giallo) surfant sur la mode de la saga Vendredi 13, mais qui une fois lancé se révèle une petite pépite d’originalité (meurtres eux même, hors champs, très peu de sexualisation des personnages féminins), traitant de thèmes graves et matures à commencer par la pédocriminalité, le harcèlement et ses conséquences. Quand à la fin, elle figure parmi les meilleurs twists des slashers… Dommage que le jeu d’acteurs soit globalement assez décevant. A noter que l’excellente Felissa Rose (Angela) et Jonathan Tiersten (Ricky) reviendront incarner leurs personnages dans le quatrième et cinquième épisode de la saga. Et que les effets spéciaux sont signés Ed French (Amityville II, CHUD, Creepshow 2, Terminator 2, et j’en passe).

https://www.imdb.com/title/tt0086320/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: Torso (1973), Abattoir 5 (1972), Irrémédiable (2020)

Torso: Si Black Christmas est le premier slasher, alors Torso est un de ses plus beaux précurseurs. Tueur cagoulé, gros plans sur l’arme du crime (et sur le gant du tueur, giallo oblige), filles réfugiés dans un endroit isolé, passage sur le trauma du tueur, personnes les plus sexués qui meurent en premier, grosse louche d’érotisme et de voyeurisme, vue subjective, meurtres gores, « final girl », le contrat est rempli! Avec en prime une superbe mise en scène (à moins que ça ne soit les décors) et un twist final pas daubé du tout (la fin est de toute façon un grand moment de torture psychologique)! C’est pas beau la vie?

https://www.imdb.com/title/tt0069920/?ref_=nv_sr_srsg_0

Abattoir 5: Adapté du roman de Kurt Vonnegut (lui même rescapé de Dresde), Abattoir 5 est un film dont la narration déconstruite raconte la vie de Billy Pilgrim, soldat américain rescapé de la Seconde Guerre Mondiale et plus particulièrement des bombardements de Dresde…qui a le pouvoir de voyager dans le temps (dans le passé comme dans l’avenir). Gros point noir, le (trop) bon fond du personnage principal (et l’aspect comique de certaines scènes) est vraiment un frein à la crédibilité de ce film, finalement assez vide et dont le seul véritable intérêt est de développer sur un aspect méconnu de la dernière guerre… Dommage!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27065.html

Irrémédiable: Achevant une trilogie entamée avec Open 24H, El Practicante est l’exemple type du thriller psychologique où tout est cousu de fil blanc et vaut surtout sur la performance de son acteur principal, Mario Casa, plutôt convaincant! La fin, tombant comme un cheveu sur la soupe, finisant d’achever l’impression de gâchis et d’incohérence. Signalons quand même la présence de Déborah François, actrice prometteuse mais clairement pas ici en grande forme…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=278142.html

Courte chronologie des slashers: influences/précurseurs, âge d’or, néo-slashers

Complément au podcast #5 dédié aux slashers (pour rappel, période dite « classique »: 1974–1993, « auto-centrée »: 1994–2000 et néo-slashers: 2000–2013)

Remontons aux origines…

Influences premières: « Whodunits » adaptés de Sherlock Holmes et Agatha Christie

« Horror thrillers » 60’s:  Psychose (60), Peeping Tom (60), Homicidal (61), Dementia 13 (63)…qui poseront également les bases des thrillers modernes

« Krimi » 60’s, adaptés des nouvelles d’Edgar Wallace

Citons également The Haunted house of horror (69), The House that screamed (69)

Giallos 70’s dont La Baie sanglante (71), Torso (73), Profondo Rosso (75)

Films d’exploitation 70’s (Grindhouse) et ses plus gros succès comme  L’Exorciste (73), Massacre à la tronçonneuse (74), La Colline a des yeux (77)

Splatters 60’s (Herschell Gordon Lewis): Blood Feast (63), 2000 Maniacs (64), The Wizard of gore (70)

Suivront And Soon the Darkness (70), Fright (71), Tower of Evil (72), Home for the Holidays (72), Silent Night, Bloody Night (72), Frightmare (74) mais surtout Black Christmas (74), premier slasher historique

Citons également Alice, Sweet Alice (76), The Town that dreaded sundown (76), The Redeemer: Son of Satan (78)

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L’âge d’or: 1978-1984 (non exhaustif)

1978: Are You in the House AloneEyes of Laura MarsThe Toolbox murdersMeurtres au 43e étage, Halloween 

1979: When a stranger calls , Tourist trap , Driller Killer 

1980: Vendredi 13Prom NightTerror TrainSilent ScreamDon’t Answer the phoneDon’t Go in the houseManiac 

1981: SurvivanceMy Bloody ValentineThe FunhouseThe BurningHappy Birthday to meHell NightThe Prowler sans oublier les premières suites d’Halloween et de Vendredi 13

1982:  The Slumber Party MassacrePiecesAlone in the darkMadmanVisiting HoursNight Warning

1983: The House on sorority rowSleepaway CampThe Final Terror mais également la première suite de Psychose

1984: Les Griffes de la NuitSilent Night, Deadly NightSatan’s Blade

Le déclin

Dès 1985, c’est la crise, l’engouement du public n’est plus là, les producteurs ne suivent plus et la censure sévit toujours autant… Il faut dire que la ficelle a été utilisée jusqu’à la rupture.

Citons néanmoins April Fool’s day (86) Bloody Bird (87), The Stepfather (87), Maniac Cop (1988), Evil Dead Trap (88), Candyman (1992)

Le revival

Il est évidemment incarné par Scream (96) qui engendrera une vague de slashers partout dans le monde. Il présente un slasher plus « mature », de par son scénario, ses thématiques et ses personnages.

Citons aussi Souviens-toi l’été dernier (97), Urban Legend (98), Camp Blood (99), Destination Finale (2000),

Les néo slashers

Ces slashers « modernes » jouent et détournent les codes des slashers…et les mélangent à ceux d’autres genres, alors que le slasher tombera peu à peu dans l’oubli, au profit d’autres tendances horrifiques…

Citons en vrac: Jeepers Creepers (2001), Détour mortel (2003, tirant quand même sévèrement vers le survival), Haute Tension (2003), La Maison des 1000 Morts (2003), Hatchet (2006), Cold Prey (2006), Behind the Mask: The Rise of Leslie Vernon (2006), All the boys love Mandy Lane (2006), A l’intérieur (2007), Martyrs (2008), The Strangers (2008), You’re next (2011), La Cabane dans les bois (2011), Detention (2011), Scream Girl (2016), Happy Birthdead (2017)

Remakes/séries

Période de remakes des grands classiques des 70-80’s dès le Psychose de Gus Van Sant (98), suivront Black Christmas (2006, 2019), April Fool’s day (2008), When a stranger calls (2006), Prom Night (2008) Halloween (2007), My Bloody Valentine (2009), Vendredi 13 (2009), Sorority Row (2009), The Stepfather (2009), Les Griffes de la nuit (2010), Mother’s Day (2010), Silent Night 2012), Silent Night, Bloody Night: The Homecoming (2013)

Je n’ai pas évoqué les séries basées sur l’univers des slashers comme Bates Motel (2013) Scream (2015), Scream Queens (2015), Slasher (2016) (merci Lucy pour la remarque)

N’oublions pas non plus les satiriques La Cité de la peur (1994), Scary Movie (2000)

Découvertes: Capricorn One (1977), Klute (1971)

Capricorn One: Thriller au scénario ingénieux, porté par une brochette d’acteurs plus ou moins habitués à des seconds rôles mais qu’on connaît forcément (James Brolin, Telly Savalas et même…O.J. Simpson), Capricorn One est situé à la croisée du scandale du Watergate et des théories sur l’alunissage qui aurait été filmé en studio. Trois astronautes sont ainsi forcés de mettre en scène le succès d’une mission spatiale vers Mars, pour le profit de la NASA et la crédibilité du Président des USA, leurs familles étant prises en otage. Seulement un technicien de la NASA, puis son ami journaliste vont commencer à avoir eux aussi des doutes sur la véracité du projet spatial. Bien rythmé, diversifié côté décors, parsemé de second degré, le film mèle intelligemment les deux « histoires » (le sort des astronautes et l’enquête du journaliste) jusqu’à un survival plus « classique » en guise d’apothéose finale (un peu grossier, ce survival d’ailleurs). Assez osé pour l’époque vu les sujets abordés (pouvoir des images, intérêts politiques,…)! Une bonne surprise!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=36610.html

Klute: Enquêtant sur la disparition d’un homme à la supposée double vie, le détective privé John Klute (Donald Sutherland) n’a d’autre choix que de repartir à zéro et interroger Bree Daniels, une call-girl new yorkaise (Jane Fonda dans un rôle aussi inhabituel que détonnant) que le disparu aurait fréquenté. Voilà le pitch de départ pour ce formidable thriller qui vous entraînera dans les bas fonds de la Grande Pomme! La complémentarité entre ce Klute froid et incorruptible et Daniels alternant entre indépendance et vulnérabilité me rappelle les rapports complexes mais fascinants entre Blomkvist et Saladner dans la saga Millenium. La BO de Michael Small (qui collaborera maintes fois avec le réal) est mémorable. Et que dire de ce final glaçant en diable? En tout ça si vous n’êtes pas allergique aux thrillers au rythme lancinant, à la menace suggérée (plutôt que montrée), tenant magistralement le suspense sur la durée et n’ayant pas peur de développer ses personnages (finalement aussi voire plus importants que l’enquête elle même), avec une image classe et une ambiance paranoïaque à la De Palma (Pakula ayant commencé sa carrière en même temps que l’ami Brian), Klute est fait pour vous! Foncez!

Superbe critique du film

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=45028.html

Découvertes express: Alice (1988), Le Survivant (1971)

Bon, c’est décidé, hors films cultes et cycles thématiques, les découvertes se feront majoritairement en mode « express ». C’est largement plus pratique.

Alice: Très bonne surprise que ce « Alice » tchèque, à l’univers tout aussi fascinant, créatif que subtilement macabre. Mélange de prises de vues classiques et d’animation (marionnettes en stop motion), le rendu est fluide et l’univers totalement surréaliste, procurant au film une originalité certaine! Je ne vous spoilerai pas plus cette énième adaptation du roman de Lewis Carroll mais je ne conseille pas ce genre de métrage à des enfants en bas âge (à moins que vous ne vouliez les traumatiser durablement -j’ai encore des souvenirs du Vietnam quand je pense à Téléchat alors que j’ai découvert ça à 20 ans passés, donc – mais aussi parce que sans musique et avec peu de dialogues, pas sûr que cela soit très accrocheur pour eux). Une jolie pépite d’onirisme, de second degré et de folie visuelle dans tous les cas! Notez que Jan Švankmajer, le réal, a passablement influencé Tim Burton et Terry Gilliam. Oui, rien que ça! On tentera Faust, Les Conspirateurs du plaisir, Otesánek ou d’autres réalisations du monsieur avec grand plaisir en tout cas!

https://www.imdb.com/title/tt0095715/?ref_=nv_sr_srsg_0

Le Survivant/The Omega man: Je l’avais évoqué dans le dernier podcast, Le Survivant est donc la seconde adaptation du Richard Matheson, plus proche de celle de 2007 par de multiples aspects (métropole vide, personnage principal ayant une formation scientifique,…) que du huit clos « psychologique » avec Vincent Price. Malheureusement bâclé et plombé d’invraisemblances/de trop grosses ficelles, on est aussi plus proche de la série Z que de la dystopie/post apo inventif. Le choix de donner pas mal d’humanité aux membres de la Famille est intéressant mais bien mal utilisé également. Une déception, clairement, loin du monument Soleil Vert où on retrouvera Charlton Heston deux ans plus tard.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=10519.html

Découvertes: Le Mort-vivant (1974), Vaudou (1943)

Le Mort-vivant: Je vous en ai parlé lors du troisième podcast consacré à I, Zombie, alors il était temps de voir enfin la bête! Sorti la même année que Black Christmas du même réal (connu pour faire partie des tout premiers slashers), Le Mort-vivant (Dead of night ou Deathdream outre Atlantique) est un drame fantastique/horrifique solide comme les 70’s en proposaient (au pif Dead Zone, Carrie,…). Anticipant complètement la vague de films sur les traumas du Vietnam en faisant revenir à la vie un soldat, ce film s’avère être une jolie variation sur la thématique zombie, au final plus sociale que réellement horrifique. En quête perpétuelle de sang pour pallier à sa dégradation physique, Andy va se retrouver au coeur d’une enquête policière et fera au passage exploser les tensions familiales latentes. Richard Backus est parfait dans le rôle du revenant (il ne fera qu’un seul film derrière) mais, contrairement à Mark (de I, Zombie), aucune empathie n’est réellement possible envers son personnage, marqué par la guerre jusque dans sa psyché mais au comportement dépourvu de toute trace d’humanité (certains y verront une revanche du soldat mort au combat envers une Amérique peu soucieuse du sort des ses enfants). Quelques ombres au tableau: un rythme globalement assez lent, Lynn Carlin dans un rôle irritant (voire incompréhensible par moments) et une thématique post Vietnam malheureusement pas assez fouillée malgré son potentiel. Fun fact: il s’agit du premier film sur lequel a officié Tom Savini comme maquilleur (et on peut dire que c’est déjà très bon).

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=96196.html

Vaudou/I Walked with a zombie: Il m’aura fallu entamer ce cycle zombie pour voir enfin mon premier film de Jacques Tourneur. Et clairement, j’aurais pu m’en passer aisément, tellement Vaudou est un film qui tient plus de la curiosité vintage que du classique, la faute à un scénario banal (une jeune infirmière est envoyée sur une île proche d’Haïti soigner une femme atteinte d’un mal étrange…rajoutez à cela de grosses ficelles, comme l’amour impossible et la rivalité fraternelle qui tombent comme des cheveux sur la soupe), des personnages trop archétypaux et surtout l’absence d’élements fantastiques/épouvante ou même de tensions qui annihilent la révélation finale. Alors, oui, le visuel magnifique (esthétique N&B, décors, gros travail sur les lumières, mise en scène soignée) sauve un peu les meubles mais le mal est fait. Heureusement, le métrage est court et ne se transforme donc pas en supplice interminable. Il est aussi et surtout un des premiers films d’épouvante (aheum!) des années 1930/1940 à revenir aux sources du zombie: la culture vaudou (ce que fera aussi plus tard Lucio Fulci avec son Zombi 2 ou Wes Craven avec L’Emprise des ténèbres) qui permettrait de redonner la vie à des personnes décédées afin de prendre le contrôle de leur esprit…ici traitée de manière fort inintéressante, tout comme l’histoire coloniale bien évacuée du récit (et qui aurait pu mettre un peu d’enjeu dans le merdier). La suggestion a décidement ses limites…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=943.html