Rappel: le podcast #19 est sorti!

Nouveau format court (encore?) sur le vif consacré à une poignée de séries et qui permet une rentrée tout en douceur, on revient aujourd’hui brièvement sur certaines raisons du succès de Kaamelott, la série d’Alexandre Astier (incarnant évidemment le rôle d’Arthur Pendragon dans celle ci) débutée en 2005 et qui a eu enfin droit à une transition cinématographique cet été!

Evoqués dans l’émission: Kaamelott (2005), Kaamelott Premier Volet (2021), Excalibur (1981, largement adapté des écrits de Thomas Malory), Caméra Café (2001)

Pour aller plus loin: 1 2

Plus de Twitter ou de Utip, vu le peu que ça sert. Par contre pas impossible que je mette ces podcasts sur Youtube un jour, on verra…
Ce podcast est diffusé sur iTunes,Spotify et Deezer

Genre #19: The Low Road – Kaamelott, une exception française ? Genre!

Nouveau format court (encore?) sur le vif consacré à une poignée de séries et qui permet une rentrée tout en douceur, on revient aujourd'hui brièvement sur certaines raisons du succès de Kaamelott, la série d'Alexandre Astier (incarnant évidemment le rôle d'Arthur Pendragon dans celle ci) débutée en 2005 et qui a eu enfin droit à une transition cinématographique cet été! Evoqués dans l'émission: Kaamelott (2005), Kaamelott Premier Volet (2021), Excalibur (1981, largement adapté des écrits de Thomas Malory), Caméra Café (2001) Pour aller plus loin: 1 2 Les articles et analyses reviennent bientôt sur https://genrepodcast.frPlus de Twitter ou de Utip, vu le peu que ça sert. Par contre pas impossible que je mette ces podcasts sur Youtube un jour, on verra…Ce podcast est diffusé sur iTunes,Spotify et Deezer
  1. Genre #19: The Low Road – Kaamelott, une exception française ?
  2. Genre #18: Film du mois de mai 2021 – Toutes les couleurs du vice (1972)
  3. Genre #17: Film du mois d'avril 2021 – Suspiria (2018)
  4. Genre #16: L'Envers du culte – Le Loup-Garou de Londres/ An American Werewolf in London (1981)
  5. Genre #15: L'Envers du culte – La Dernière Maison sur la Gauche (1972)

2020: films, séries, quel bilan?

Bon, on arrive à fin novembre, alors il serait peut être temps de faire le bilan films et séries de cette rocambolesque année 2020, qui aura pas mal perturbé nos habitudes de cinéphiles confirmés (cliquez sur les titres pour accéder aux trailers).

Pour commencer, 2020, c’est surtout The Lighthouse (oui, ok c’est sorti fin 2019 mais j’ai vu ça en 2020) de Robert Eggers qui vient détrôner directement dans ma petite DVDthèque The Call of Cthulhu (de la HP Lovecraft Historical Society, sorti en 2005) en terme d’excellent film d’épouvante à l’ancienne (amis d’expressionisme allemand, bonsoir!) largement inspiré par le maître de Providence. Et même si vous n’êtes pas un habitué de cet univers, il demeure un excellent huis clos fantastique et maladif mené par deux acteurs incroyables: Willem Dafoe et Robert Pattinson (qui ne cesse d’être honteusement boudé au fil des ans, le syndrôme Twilight, sans doute). Mais on reviendra très certainement sur ce film l’an prochain, donc patience! Eggers confirme en tout cas son statut de réal d’horreur/épouvante à suivre de près, après un The Witch solide (qu’il faudrait que je revois, d’ailleurs)… Bien plus enthousiasmant en tout cas que les films concepts chiantissimes de David Robert Mitchell ou encore l’ultra surestimé Jordan Peele (ça, c’est juste pour me faire des amis)…

Viennent ensuite les outsiders Drunk de Thomas Vinterberg (déjà chroniqué ici), The Gentlemen de Guy Ritchie et 1917 de Sam Mendes. Le second est une comédie d’action des très haute volée, au pitch intelligent , bien rythmée et évidemment bourrée d’humour grinçant qui fait mouche (et pourtant la comédie n’est pas un style que j’affectionne particulièrement). Le casting est au poil (Matthew McConaughey, Charlie Hunnam, Hugh Grant, Colin Farrel) et campe des personnages savoureux. Le retour de Guy Ritchie tant attendu? Quand à 1917, l’utilisation faite des plans séquences dans un contexte de guerre (notons que la Grande Guerre a été finalement peu portée à l’écran depuis les années 1970) donne des moments de tension magnifiques, qui manquaient finalement à un Dunquerke (pour rester dans les films de guerre récents), esthétiquement parfait mais souffrant de sacrés soucis de rythme! On pourra évidemment regretter un côté hollywoodien avéré (trop propre visuellement, pas assez réaliste), reproche attendu quand on s’attaque à un tel sujet mais l’efficacité et l’émotion sont tout de même au rendez vous le temps de cette mission périlleuse, ce qui est loin d’être le cas de tous les films de guerre sortis ces dernières années!

Les grandes déceptions de l’année sont évidemment, les reports l’an prochain de Dune, Conjuring 3 et Kaamelott, dont je me délectais à l’avance. Si je peux me démerder pour voir assez vite le dernier Noé (Lux Aeterna) ou le dernier Dupieux (Mandibules) par contre, ça serait cool car je suis très client de ces deux réal! Oui, il faut bien le reconnaître, c’est pas fou comme bilan mais 2020 n’a clairement pas été une année « normale », ni même une année où j’ai pu réellement me poser pour découvrir autant de films que voulu (malgré les confinements, votre hôte est bien occupé). Et comme les cinémas étaient fermés la plupart du temps, ça n’a fait que s’accentuer!

C’est même encore pire côté séries puisque la seule que j’ai continué à suivre cette année était The Boys (2019), plus par flemme de chercher autre chose (c’est pas comme si j’avais tout Twin Peaks, X-Files, Rome, Dark et Vikings à me refaire, Westworld et Berserk à finir, Mindhunter à découvrir et j’en passe). De toute façon, je ne suis pas très branché séries, l’exercice étant trop chronophage à mon goût et le choix trop fourni ces dernières décennies… The Boys donc, diffusé sur Amazon Prime, issu d’un comics de Garth Ennis, se laisse agréablement suivre, sans être un chef d’oeuvre (les ficelles sont parfois un peu grosses, les rebondissements prévisibles et on accuse des baisses de rythme tout au long des deux saisons actuelles). L’ironie avec laquelle est traitée le monde des super-héros (une thématique qui me gonfle puissamment, vous l’aurez bien compris, tellement elle est omniprésente ces dernières décennies) que combat notre troupe de losers bien humains, apporte pas mal de fraîcheur (même si visiblement le comics originel est bien plus trash). Certains personnages s’en sortent mieux que d’autres, le Protecteur en tête. Un cru acceptable quoi qu’il en soit, les soirs sans inspiration.

Outre The Boys, la première saison de la série d’anthologie Manhunt: Unabomber (2017) relatant la traque (s’étalant sur vingt ans) de Theodore « Unabomber » Kaczynski est LA bonne surprise de l’année. Même si la partie sur Jim Fitzgerald est majoritairement fictionnelle (il a joué un rôle mineur dans l’enquête et n’a jamais rencontré Unabomber), le portrait fait du célèbre terroriste technophobe est très ressemblant, pour m’être déjà penché sur son Manifeste par le passé (qui reste, vingt après sa publication, plus cohérent que 97% des niaiseries politiquement correctes des insupportables gauchistes de ce pays, ces prétendus anticapitalistes d’opérette) et l’enquête, aussi minutieuse qu’haletante, se révèle passionnante. Le ton et l’esthétique rappelleront évidemment Zodiac ou la série Mindhunter. Rajoutez à cela des personnages fouillés, terriblement humains (dans leurs moments de grâce comme dans leurs doutes les plus profonds), jamais manichéens et vous aurez une mini-série qui fait clairement partie de la crème des séries policières. Pour info, la deuxième saison (non visionnée) est centrée autour de l’affaire Richard Jewell (à laquelle Clint Eastwood a consacré un film…assez moyen cette année).

Autre claque en date: The Witcher (2019), qui, même sans connaître la saga littéraire originelle d’Andrzej Sapkowski et les opus vidéoludiques à l’époque, m’a bluffé en proposant un univers d’heroic-fantasy cohérent et assez conforme à ma représentation de la chose, le tout porté par des acteurs convaincants et malgré un budget limité! La série se permettant même de monter en intensité au fil des épisodes! On attend la suite avec impatience en tout cas!

Côté dégringolade, la cinquième saison de Black Mirror (2011) est venu confirmer l’agonie interminable d’une des meilleures séries SF depuis son rachat par Netflix (encore que la 3e saison offrait son lot de bons moments). C’est simple, je n’ai même pas osé entamer l’épisode final avec Miley Cyrus tellement le sentiment de trahison sous des litres de guimauve (un comble quand on se présente comme étant une des rares anthologies dystopiques du monde des séries) était présent… Quand je dis, que les séries, c’est comme les blagues, bien souvent les plus courtes sont les meilleures!

Question redécouvertes « vintage », je retiens surtout The Strangers (2016) et Akira (1988) à l’occasion de sa sortie en 4K, qui m’ont mis chacun une grosse mandale…même si je prends de de plus en plus mon pied à aller voir des thrillers coréens (The Chaser m’avait déjà bien marqué et Parasite est clairement pour moi un des thrillers les plus subtils jamais réalisés) et des animes « adultes » soigneusement sélectionnés (malgré mon désamour certain pour tout ce qui se rapproche des univers enfantins/adolescents). Dans les revisionnages, Vidéodrome (1983) est venu confirmer qu’il s’agissait sans doute de mon Cronenberg favori (malgré la concurrence rude de La Mouche, Dead Zone ou A History of violence). Le reste, vous le connaissez déjà…si vous suivez régulièrement ce blog!

Rendez vous l’an prochain avec j’espère un contexte moins orwellien…et un bilan bien plus fourni!