Découvertes/Revisionnage: Maniac Cop (1988), Halloween II (1981), Halloween (2018), Vendredi 13 (1980)

Petite thématique slashers cette seconde semaine de janvier 2021, l’occasion de compléter mes lacunes sur le sujet et de dépoussiérer quelques bobines. Pour l’anecdote, les slashers 80’s correspondent à ma découverte de l’horreur/épouvante au début des années collège. Les franchises Halloween puis Les Griffes de la Nuit (malgré une nette préférence pour cette dernière) sont donc de sacrées madeleines de Proust pour votre hôte, sans que je sois un grand friand de slashers, bien au contraire.

Maniac Cop: Partant d’un postulat prometteur (la figure d’autorité devenant la menace, distillant de fait un climat paranoïaque dans les bas fonds de New York proches d’un Maniac du même réal) mais plombé par un classicisme navrant et un mélange bancal d’action et de slasher au rabais, l’intrigue de ce premier Maniac Cop ne s’étoffe au final que dans sa toute dernière partie (celle qui explique l’histoire de Matt Cordell). Un peu tard, donc, malgré la présence de Bruce Campbell dans les rôles principaux. A noter que Refn et Hyams préparent une série sur l’univers de la trilogie…

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Halloween II: Premier slasher vu ado, premier film d’horreur vu en VHS tout court (j’hésitais à vous faire un bonus « souvenirs de vidéo-club » durant ces fêtes, ça n’est que partie remise), étant le genre de tordu aimant bien terminer les franchises par les films originels (Halloween sera une sévère déception, pour le coup), ce second opus m’avait passablement marqué par sa claustrophobie haletante. S’il me restait quelques souvenirs plus de vingt ans en arrière, c’était ceux de Laurie Strode se faisant inlassablement poursuivre par The Shape dans un hôpital glauque… Au final, cela correspond à la toute dernière partie du film, Halloween II prenant son temps (un peu trop par moments, gâchant ainsi la tension de certaines scènes) pour distiller la peur, nous épargnant l’ennuyeux enchaînement de mises à mort au profit de mises en scène plutôt ingénieuses, la première partie relatant le parcours de Myers (plus fourbe dans ce métrage) jusqu’à l’hôpital où est soignée Strode (c’est cet opus que l’on apprend que Myers est son frère). Suite directe de l’original (l’action se passe d’ailleurs la même nuit que les évènements du premier) avec une atmosphère assez similaire (Big John est à la prod et au montage, au désepoir de Rosenthal), il confirme que bien que mal aimé (il est vrai que Lee Curtis n’est pas trop présente à l’écran), cet Halloween II est surtout plein de qualités et sous estimé.

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Halloween: Très intéressé par ce dernier Halloween en date, à l’esprit assez proche de l’original (le remake de Rob Zombie étant efficace mais peu mémorable avec le recul), celui s’avère effectivement une bonne surprise. Visuellement magnifique, bien rythmé, avec moultes clins d’oeil aux deux premiers opus, il prend le parti de faire suite à l’original, avec une Laurie Strode, rescapée vengeresse salement badass (Sarah Connor?) et The Shape, maléfique à souhait. On déplorera juste une fin expédiée un peu à ma va vite. A noter que Gordon Green prépare deux suites prévues pour 2021 et 2022.

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Vendredi 13: Il se trouve que votre serviteur n’a jamais vu un seul film de la saga Vendredi 13, le côté clichesque de la chose m’en a toujours tenu éloigné. Et…j’aurais dû patienter encore quelques années, voire quelques décennies, tellement j’ai détesté ce que j’ai vu. Enchaînement de morts sans aucune tension (mention spéciale à la daronne Voorhees qui crache sa Valda en moins d’une minute), mauvais acteurs, personnages débiles, final pas crédible, film trop long, bref une accumulation de clichés dignes d’une parodie d’horreur avant l’heure, voilà comment m’est apparu ce Vendredi 13 originel. Le cadre forestier est très mal exploité. Seul le (faux) twist final mérite le coup d’oeil, c’est dire! Ca promet pour le futur cycle « slashers »…

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Revisionnage: Lost Highway (1997)

David Lynch faisant partie du cercle (très) fermé des réalisateurs qui m’ont inspiré, n’ayant quasi aucun souvenir de ce film vu à l’époque sur une VHS défectueuse, il était grand temps de se replonger dans Lost Highway…

Alors, aucun souvenir, le mot est quand même faible, disons que j’avais encore en tête une atmosphère bien poisseuse hérité des films noirs (ce qu’est Lost Highway, avec son visuel moderne et vintage à la fois, son scénario « cliché » à base d’amour impossible, de femme fatale, avec une touche Twin Peaks en plus, forcément), une BO aux petits oignons (entre autres Billy Corgan, David Bowie, Marilyn Manson, Brian Eno, Rammstein, Lou Reed, This Mortal Coil, excusez du peu), et un film assez accessible dans la filmographie de Lynch (tout en conservant certaines de ses thématiques fétiches). Mais alors, honnêtement, vu ce que j’ai découvert avec ce second visionnage, je peux dire que j’étais juste passé à côté du scénario. Bon il faut dire aussi que j’ai eu la sale manie de découvrir la filmo de Lynch dans le désordre, ça n’aide pas des masses pour se faire une idée d’un réal… Sale jeune que j’étais!

Alors pour faire simple et parce que je n’ai pas trop envie de trop vous spoiler le film, Lost Highway commence comme une histoire d’homicide étrange qui va en croiser une autre…jusqu’à la révélation finale, qui achèvera la boucle narrative. Il est bien évidemment ici question de désir, de jalousie mais aussi et surtout de doubles, de troubles d’identité, de narration alternative tout en restant relativement compréhensible, ce qui n’est pas le cas de tous les films de Lynch (ce qui, à mon avis, lui a pas mal desservi). Disons que l’étrangeté y est bien dosée et les clins d’oeil entre les deux histoires suffisament nombreux, ce qui fait de Lost Highway une bonne porte d’entrée vers l’univers lynchéen avant le chef d’oeuvre qu’est Mulholland Drive (avec lequel ce film partage beaucoup de points communs). C’est à mon sens le véritable tour de force de ce film! Autrement, les rôles principaux sont bien campés (Pullman, Blake, Loggia, putain, quelle classe!), il y a une floppée d’acteurs connus dans les seconds, Patricia Arquette, elle, crève littéralement l’écran. Le film est bien rythmé, bien filmé et tient en haleine le spectateur sur plus de 2 heures. Que demander de plus?

J’ai pris beaucoup de plaisir à revoir ce classique, en tout cas…et j’espère que cela sera aussi le cas pour vous!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=15682.html