Revisionnage: Lost Highway (1997)

David Lynch faisant partie du cercle (très) fermé des réalisateurs qui m’ont inspiré, n’ayant quasi aucun souvenir de ce film vu à l’époque sur une VHS défectueuse, il était grand temps de se replonger dans Lost Highway…

Alors, aucun souvenir, le mot est quand même faible, disons que j’avais encore en tête une atmosphère bien poisseuse hérité des films noirs (ce qu’est Lost Highway, avec son visuel moderne et vintage à la fois, son scénario « cliché » à base d’amour impossible, de femme fatale, avec une touche Twin Peaks en plus, forcément), une BO aux petits oignons (entre autres Billy Corgan, David Bowie, Marilyn Manson, Brian Eno, Rammstein, Lou Reed, This Mortal Coil, excusez du peu), et un film assez accessible dans la filmographie de Lynch (tout en conservant certaines de ses thématiques fétiches). Mais alors, honnêtement, vu ce que j’ai découvert avec ce second visionnage, je peux dire que j’étais juste passé à côté du scénario. Bon il faut dire aussi que j’ai eu la sale manie de découvrir la filmo de Lynch dans le désordre, ça n’aide pas des masses pour se faire une idée d’un réal… Sale jeune que j’étais!

Alors pour faire simple et parce que je n’ai pas trop envie de trop vous spoiler le film, Lost Highway commence comme une histoire d’homicide étrange qui va en croiser une autre…jusqu’à la révélation finale, qui achèvera la boucle narrative. Il est bien évidemment ici question de désir, de jalousie mais aussi et surtout de doubles, de troubles d’identité, de narration alternative tout en restant relativement compréhensible, ce qui n’est pas le cas de tous les films de Lynch (ce qui, à mon avis, lui a pas mal desservi). Disons que l’étrangeté y est bien dosée et les clins d’oeil entre les deux histoires suffisament nombreux, ce qui fait de Lost Highway une bonne porte d’entrée vers l’univers lynchéen avant le chef d’oeuvre qu’est Mulholland Drive (avec lequel ce film partage beaucoup de points communs). C’est à mon sens le véritable tour de force de ce film! Autrement, les rôles principaux sont bien campés (Pullman, Blake, Loggia, putain, quelle classe!), il y a une floppée d’acteurs connus dans les seconds, Patricia Arquette, elle, crève littéralement l’écran. Le film est bien rythmé, bien filmé et tient en haleine le spectateur sur plus de 2 heures. Que demander de plus?

J’ai pris beaucoup de plaisir à revoir ce classique, en tout cas…et j’espère que cela sera aussi le cas pour vous!

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