Découverte littéraire: « L’Echo des suppliciés » (Joël Houssin, 1985)

On finit notre découverte des romans les plus emblématiques de la collection « Gore » avec un des romans réputés les plus riches en dégueulasseries de la collection.

« L’Echo des suppliciés » de Joël Houssin (plus connu du grand public pour sa série littéraire du Dobermann) est un excellent roman qui se lit d’une traite, très rythmé, avec beaucoup de personnages et des sévices « médiévaux » qui sont franchement à la limite du soutenable (pour vous donner un ordre d’idée, « Blood Sex » est franchement gentil à côté). Si on devait comparer ça à quelques films, on est entre Braindead pour le gore à tous les étages, la quadrilogie des zombies de Fulci pour le contexte fantastique et A Serbian Film pour…l’inventivité du reste, façon Sade sous amphètes. Ne choisissez pas ce roman pour le sexe car il est quasi absent du récit. Le cadre de l’action (une station de sports d’hiver) est franchement bien choisie et la fin permet de donner un peu de profondeur à ce choix. Un bouquin en tout cas fidèle à sa réputation!

Les chroniques littéraires suivantes seront consacrées aux magistraux magistral K. Dick et Clive Barker.

Bonus: https://www.avoir-alire.com/gore-dissection-d-une-collection-de-david-didelot

Chronique littéraire: « Bruit crissant du rasoir sur les os » (Corsélien, 1988)

On continue notre exploration de la mythique collection « Gore » avec le numéro 61 signé par un autre auteur mythique: Pascal « Corsélien » Marignac (qui comme Nécrorian signera une poignée d’autres romans pour la collection de Fleuve Noir).

Encore une fois le récit est très bon (pour la faire courte, un médecin de campagne se retrouve au coeur d’une série de meurtres à connotation religieuse), le suspense monte crescendo et se permet même quelques retournements de situation bienvenus sur le climax final. Le style est excellent, caustique, non dénué d’humour, avec un phrasé parfois assez « oral ». L’aspect glauque est bien présent, bien plus que le sexe en tout cas, avec un résultat assez proche du giallo (pour l’aspect « jeu de pistes »)! Ce livre remportera d’ailleurs un prix à Avoriaz en 1988. Non assurément, je préfère la patte de Corsélien que celle de Nécrorian, plus générique.

En bonus deux petites listes de Sens Critique sur le sujet: https://www.senscritique.com/liste/Les_romans_les_plus_hardgores_de_la_collection_Gore/1226689

https://www.senscritique.com/liste/Les_romans_parus_dans_la_collection_Gore_Fleuve_Noir_Vaugira/976494#page-1/

En rappellant que certaines collections plus récentes, notamment Trash et Karnage, se sont posées légitimement comme héritières de la collection « Gore »…

Chronique littéraire: « Blood Sex » (Charles Nécrorian, 1985)

Entrée dans la collection mythique « Gore » du Fleuve Noir qui traumatisa toute une génération de 1985 à 1990 (et à laquelle David Didelot consacrera un bouquin -chez les génialissimes Artus qui proposent entre autres des ouvrages sur Mattei, Franco ou D’Amato- ainsi qu’une petite sélection en vidéo) avec ce mythique « Blood Sex » de René-Charles « Nécrorian » Ray souvent cité parmi les meilleurs méfaits de cette collection (118 romans tout de même).

Et ma foi, le titre n’est pas mensonger pour ce récit bien rythmé jumelant deux histoires inspirées (on pensera forcément à The Texas Chainsaw Massacre) et dont l’hémoglobine et le stupre sont les piliers! Ca se lit vite car le suspense est efficace, les sévices m’ont parfois bien retournés le bide et le clin d’oeil de fin est franchement bien trouvé! On continuera donc avec grand plaisir la découverte de quelques autres titres phares de la collection!