Old Horror Week (3/4): Le Commando des morts-vivants (1977), Opera (1987)

Il serait temps de torcher notre Old Horror Week sinon ça va devenir mensuel ces conneries, non?

Le Commando des morts-vivants/Shock Waves: Horreur marine en plein jour, surfant sur le mythe de l’ésotérisme SS, variation sur la thématique zombie (ici les créatures peuvent survivre sous l’eau), l’île maudite et le vaisseau fantôme, ce Shock Waves déborde d’idées originales mais mal exploitées à mon goût! La faute certainement au budget de 150 000 dollars (même si les FX sont réussis) . Le rythme général et les acteurs (Caradine senior, Brooke Adams et Peter Cushing pour les plus connus) contrebalancent largement le problème. Le métrage se permet même de détourner les codes de l’horreur avec un hôte finalement bien plus accueillant qu’il en a l’air! Il est clair que niveau ambiance, on est plus proche du film d’aventure que de l’épouvante pure, sorte de Zombi 2 sans le craspect! Etonnant!

https://www.imdb.com/title/tt0076704/?ref_=nv_sr_srsg_0

Opera/Terreur à l’opéra: Souvent considéré comme le dernier chef d’oeuvre d’Argento, il est vrai que le pitch d’Opera a tout pour plaire: de l’opéra (non, tu déconnes?), un théâtre splendide (le Teatro Regio de Parme), Shakespeare, du giallo, un soupçon de Fantôme de l’opéra, qui dit mieux? Le souci est que Dario semble avoir dit beaucoup de choses en deux décennies et neuf films… Le rythme et la cohérence globale accusent le coup, les rebondissements (sauf la fin) sont assez prévisibles, le jeu d’acteurs n’est pas toujours très juste et la BO est parfois aux fraises (avec pourtant Eno et Simonetti aux commandes) quand elle propose du moderne. Heureusement le métrage se rattrape grâce à de belles idées de mises en scène (et un hommage sympa aux Oiseaux en prime), de la violence graphique et le whodunit tient en haleine jusqu’à la fin! Mitigé!

https://www.imdb.com/title/tt0093677/?ref_=nv_sr_srsg_7

Old Horror Week: Tourist Trap (1979), Réincarnations (1981) (2/4)

Tourist Trap: Parmi les vieilleries aux concepts forts et dérangeants (malgré un côté slasher avéré) ayant émergés dans la brèche ouverte par Texas Chainsaw Massacre, Tourist Trap a fait date, malgré son côté série B et un budget riquiqui (350 000 dollars, soit à peine plus qu’Halloween). Hélas jouer sur la peur que peut inspirer des mannequins de cire réalistes et un tueur psychopate (Norman Bates ayant décidemment imposé sa patte aux 70’s) capable de les animer par télékinésie (un pouvoir jamais vraiment expliqué d’ailleurs), se déguisant d’ailleurs lui même en un des leurs ne permet pas au film de sortir de la masse sur la longueur, faute à un rythme assez inégal et un twist bien prévisible. Dommage, le début du métrage creepy à souhait et un minimum original en prime, ça donnait envie d’y croire! A noter qu’on reverra le réal dans Puppet Master.

https://www.imdb.com/title/tt0080040/?ref_=nv_sr_srsg_0

Réincarnations: Toujours dans la veine des séries B ayant eu leur petit succès, Réincarnations/Dead & Buried de Gary Sherman (Poltergeist 3) est plutôt bien côté. A raison car question rythme et scènes macabres montrées frontalement, ça vaut le coup d’oeil! En plus il y a Robert Englund et pas mal de belles coïncidences qui laissent à penser que ce film a potentiellement inspiré Craven pour Les Griffes de la Nuit (le surnom « Freddy » de la première victime brûlée vive par les habitants d’un petit village entre autres dont… parmi eux ce bon vieux Robert). Question twists, ça tient la route même si on a vu plus original. Et puis l’ambiance de l’enquête sur fond de sorcellerie/conspiration dans un petit village qui rappellera tour à tour des classiques comme Twin Peaks, Le Locataire, Vaudou (car oui Réincarnation est bien une variation originale sur la figure du mort-vivant), The Wicker Man…on va pas se le cacher, ça fait toujours plaisir! De belles idées, de bons acteurs et de jolis maquillages (Stan Witson entre autres) à retenir en tout cas! Notons que c’est Dan O’Bannon (faut il encore le présenter?) et Ronald Shusett (son compère sur Alien, Total Recall) au scénario, autant dire de sacrés arguments de vente!

https://www.imdb.com/title/tt0082242/?ref_=nv_sr_srsg_0

Old Horror Week: Le Blob (1988), Vendredi 13, Chapitre Final (1984) (1/4)

Remake très énervé du déjà solide Danger Planétaire (avec Steve McQueen), Le Blob est un petit joyau de comédie SF/horreur des années 80. Les effets spéciaux et maquillages sont excellents (même si les incrustations commencent à vieillir, forcément), dignes du body horror le plus assumé (façon The Thing, La Mouche, Society) avec un soupçon de Body Snatchers (premier du nom). L’humour fait mouche sans être too much ni verser dans les clichés absolus (on est encore loin du teenage horror). Par exemple, Chuck Russell (Les Griffes de la Nuit 3, The Mask, Le Roi Scorpion) n’hésite pas à faire mourir des personnages importants et totalement innocents dès le début du film, c’est dire si le métrage possède quand même sa patte propre. La créature, à l’instar des boogeymen des slashers isolent les protagonistes (dont se soucient bien peu leurs parents) en s’en prenant en priorité aux figures d’autorité. Inventif, efficace, cela fait longtemps que ce film me faisait de l’oeil mais je n’aurais jamais pensé qu’il versait à ce point là dans le jusqu’au boutisme tout en jouant avec les codes du genre (que Russell a parfiatement digéré). Le casting est porté par Kevin Dillon (The Doors) et Shawnee Smith (saga Saw), rempli de rôles secondaires que vous avez sûrement déjà vu quelque part (Jeffrey DeMunn, Candy Clark, Jack Nance,…). Oh et c’est Darabond au scénario (plusieurs passages rappellent d’ailleurs The Mist), ceci expliquant sans doute cela! Un film bien rythmé qui crie son amour et sa nostalgie des films bis des années 50/60, putain ça fait du bien!

https://www.imdb.com/title/tt0094761/?ref_=fn_al_tt_1

Vendredi 13, Chapitre Final: Apparement le meilleur film des la première quadrilogie (avec un second degré modéré donc), ce Chapitre Final condense toujours autant le pire des clichés de l’horreur 80’s pour moi: meurtres répétitifs et express sans montée de tension préalable, personnages incohérents, insupportables, obsédés par le sexe et débiles à souhait (autant dire que celui de Tommy Jarvis -qu’i reviendra dans les deux opus suivants- sort du lot), scénario prévisible comme pas deux,… Quand Carpenter débarrassait son premier Halloween de toute logique humaine pour suggérer que The Shape était une pure incarnation du mal (logique fantastique), toute la saga Vendredi 13 semble s’en servir pour pallier à la maigre qualité de ses synopsis (pourquoi Jason attend d’être dans un caisson mortuaire pour revenir à la vie, nous ne le saurons jamais)… Ridicule et minable à la fois. On voit d’ailleurs bien peu Jason dans cet opus (plus brutal certes mais toujours aussi inintéressant quand on cherche un divertissement horrifique qui essaye de se renouveller un minimum) malgré une introduction pleine de flashbacks des épisodes précédents et un départ sur les chapeaux de roues qui laissaient supposer un slasher honnête. Il n’en est rien. On sauvera juste la mise en scène de Joseph Zito (The Prowler, rappelez vous), la photo de João Fernandes et les décors superbes de Shelton H. Bishop. Je ne vais pas tarder à penser que Vendredi 13 est la saga la plus injustement acclamée du cinéma d’horreur… Et que c’est sans doute à cause de ce genre de films et de la logique financière qui leur permet de voir le jour que les amateurs d’horreur se tapent des réputations merdiques… A noter aussi que Tom Savini est revenu aux maquillages!

https://www.imdb.com/title/tt0087298/?ref_=nv_sr_srsg_0