Films de l’été 2021: Freddy sort de la nuit (1994), The French Connection (1971), Top Secret! (1984), Deranged (1974)

Parce que c’est décidemment une manie ici d’être en retard sur tout et qu’on va privilégier les cycles thématiques pour les prochains podcasts, les films de l’été 2021 se feront sous la forme texte! Le tout sans trop spoiler s’il vous plaît!

Film du mois de juin: Freddy sort de la nuit

Dernier opus de la saga Les Griffes de la nuit (on oubliera le remake passable de 2010), Freddy sort de la nuit/Wes Craven’s New Nightmare est un sympathique métrage méta sur le slasher, son boggeyman, le rapport entre le créateur et son oeuvre,… Niveau frissons c’est franchement radin c’est sûr mais le retour d’une partie du casting de l’oeuvre originale (Englund, Langekamp, Saxon) et des acteurs majeurs de la saga chez New Line (Craven, Shaye, Risher) jouant leur propre rôle (les films dans les films/casser le quatrième mur étant un peu le dada de Craven à l’époque, comme avec Scream 3) apportent à ce film une fraîcheur inédite! Même si l’on peut regretter que ce côté méta ne soit pas suffisamment exploité jusqu’au bout! Autres défauts: Miko Hughes (Dylan) est juste insupportable et le rythme ne laisse pas vraiment le spectateur respirer! Jouant avec les strates de réalité (un bon moyen de rendre le spectateur parano), inventif et visuellement réussi, cet opus, même s’il est bancal sur plusieurs points, conclue honorablement la saga dix ans après le premier film (et un paquet de navets) en nous faisant une vraie proposition cette fois ci! On en attendait pas moins de Craven…qui signera Scream dans la foulée ! Comme quoi, quoi qu’on pense de cet opus, il aura eu une certaine utilité!

https://www.imdb.com/title/tt0111686/?ref_=nv_sr_srsg_0

Une petite critique par Tortillapolis!

Film du mois de juillet: The French Connexion

N’ayant finalement vu que L’Exorciste (que je ne porte pas dans mon coeur) de Mr Friedkin, il était grand temps de voir le mythique French Connection! Mise en scène ingénieuse et nerveuse héritée du documentaire (particulièrement efficace dans les scènes de poursuites), ambiances new-yorkaises crades à souhait (dope à tous les coins de rue, flics en roue libre totale, bâtiments désaffectés,…), policiers désabusés magistralement interprétés par Gene Hackman et Roy Scheider, enquête aux allures de descente aux enfers…on comprend facilement pourquoi le film a fait date! Le tout évidemment inspiré du réseau du même nom mais aussi du roman de Robin Moore! Sachant que je porte un culte à Taxi Driver pour un univers tout aussi poisseux, quelle claque j’ai pris! Alors, allez voir ou revoir ce chef d’oeuvre nom de Dieu!

https://www.imdb.com/title/tt0067116/?ref_=nv_sr_srsg_0

Pour aller plus loin, making of du film & interviewes!

Film d’août: Top Secret!

Autant je peux être exigeant en humour ricain, autant dès qu’il y a de l’absurde, je suis carrément client. Mais pour autant, peu de films me restent en tête dans ce créneau… C’est désormais chose faite avec ce métrage (honteusement méconnu) des Zucker-Abrahams-Zucker, sorti après Y a-t-il un pilote dans l’avion ? et la série Police Squad, bien rythmé, inventif à souhait et très drôle (sans être lourd) avec le tout jeune Val Kilmer dans le rôle principal, parodiant les films d’espionnage (sur fond de Seconde Guerre Mondiale) autant que les comédies musicales des sixties (c’est Kilmer qui interprète réellement les chansons). Côté caméos on est servi: Peter Cushing, Omar Sharif et Michael Gough sont de la partie! Je vous laisse la totale découverte pour le reste!

https://www.imdb.com/title/tt0088286/?ref_=nv_sr_srsg_0

On remercie Le Fossoyeur pour la découverte!

Film de septembre: Deranged

Si 1974 reste en tête comme étant l’année de sortie de Massacre à la tronçonneuse, un autre film moins connu fait fort dans le glauque et l’immoral, tout autant inspiré par les méfaits d’Ed Gein! Totalement porté par l’interprétation magistrale et complexe de Roberts Blossom (proche d’un Joe Spinell dans Maniac, on rentre ici réellement dans la tête d’Ezra Cobb), Deranged va largement plus loin dans le malsain à mon goût (même si non exempt de traits d’humour) mais souffre hélas des défauts d’une production typée téléfilm, du « marketing » des seventies (le côté documentaire est juste lourd) et de facilités scénaristiques (la fin relativement improbable)… Si vous aimez les rapports mère-fils « fusionnels » à la Psychose et les repas de famille « sereins » à la Texas Chainsaw, ne cherchez plus, c’est ce film qu’il vous faut!

https://www.imdb.com/title/tt0071408/?ref_=nv_sr_srsg_0

Pour aller plus loin, chronique par Horreur Critique (abonnez vous à sa chaîne, boudiou!)

Old Horror Week (3/4): Le Commando des morts-vivants (1977), Opera (1987)

Il serait temps de torcher notre Old Horror Week sinon ça va devenir mensuel ces conneries, non?

Le Commando des morts-vivants/Shock Waves: Horreur marine en plein jour, surfant sur le mythe de l’ésotérisme SS, variation sur la thématique zombie (ici les créatures peuvent survivre sous l’eau), l’île maudite et le vaisseau fantôme, ce Shock Waves déborde d’idées originales mais mal exploitées à mon goût! La faute certainement au budget de 150 000 dollars (même si les FX sont réussis) . Le rythme général et les acteurs (Caradine senior, Brooke Adams et Peter Cushing pour les plus connus) contrebalancent largement le problème. Le métrage se permet même de détourner les codes de l’horreur avec un hôte finalement bien plus accueillant qu’il en a l’air! Il est clair que niveau ambiance, on est plus proche du film d’aventure que de l’épouvante pure, sorte de Zombi 2 sans le craspect! Etonnant!

https://www.imdb.com/title/tt0076704/?ref_=nv_sr_srsg_0

Opera/Terreur à l’opéra: Souvent considéré comme le dernier chef d’oeuvre d’Argento, il est vrai que le pitch d’Opera a tout pour plaire: de l’opéra (non, tu déconnes?), un théâtre splendide (le Teatro Regio de Parme), Shakespeare, du giallo, un soupçon de Fantôme de l’opéra, qui dit mieux? Le souci est que Dario semble avoir dit beaucoup de choses en deux décennies et neuf films… Le rythme et la cohérence globale accusent le coup, les rebondissements (sauf la fin) sont assez prévisibles, le jeu d’acteurs n’est pas toujours très juste et la BO est parfois aux fraises (avec pourtant Eno et Simonetti aux commandes) quand elle propose du moderne. Heureusement le métrage se rattrape grâce à de belles idées de mises en scène (et un hommage sympa aux Oiseaux en prime), de la violence graphique et le whodunit tient en haleine jusqu’à la fin! Mitigé!

https://www.imdb.com/title/tt0093677/?ref_=nv_sr_srsg_7

Old Horror Week: Tourist Trap (1979), Réincarnations (1981) (2/4)

Tourist Trap: Parmi les vieilleries aux concepts forts et dérangeants (malgré un côté slasher avéré) ayant émergés dans la brèche ouverte par Texas Chainsaw Massacre, Tourist Trap a fait date, malgré son côté série B et un budget riquiqui (350 000 dollars, soit à peine plus qu’Halloween). Hélas jouer sur la peur que peut inspirer des mannequins de cire réalistes et un tueur psychopate (Norman Bates ayant décidemment imposé sa patte aux 70’s) capable de les animer par télékinésie (un pouvoir jamais vraiment expliqué d’ailleurs), se déguisant d’ailleurs lui même en un des leurs ne permet pas au film de sortir de la masse sur la longueur, faute à un rythme assez inégal et un twist bien prévisible. Dommage, le début du métrage creepy à souhait et un minimum original en prime, ça donnait envie d’y croire! A noter qu’on reverra le réal dans Puppet Master.

https://www.imdb.com/title/tt0080040/?ref_=nv_sr_srsg_0

Réincarnations: Toujours dans la veine des séries B ayant eu leur petit succès, Réincarnations/Dead & Buried de Gary Sherman (Poltergeist 3) est plutôt bien côté. A raison car question rythme et scènes macabres montrées frontalement, ça vaut le coup d’oeil! En plus il y a Robert Englund et pas mal de belles coïncidences qui laissent à penser que ce film a potentiellement inspiré Craven pour Les Griffes de la Nuit (le surnom « Freddy » de la première victime brûlée vive par les habitants d’un petit village entre autres dont… parmi eux ce bon vieux Robert). Question twists, ça tient la route même si on a vu plus original. Et puis l’ambiance de l’enquête sur fond de sorcellerie/conspiration dans un petit village qui rappellera tour à tour des classiques comme Twin Peaks, Le Locataire, Vaudou (car oui Réincarnation est bien une variation originale sur la figure du mort-vivant), The Wicker Man…on va pas se le cacher, ça fait toujours plaisir! De belles idées, de bons acteurs et de jolis maquillages (Stan Witson entre autres) à retenir en tout cas! Notons que c’est Dan O’Bannon (faut il encore le présenter?) et Ronald Shusett (son compère sur Alien, Total Recall) au scénario, autant dire de sacrés arguments de vente!

https://www.imdb.com/title/tt0082242/?ref_=nv_sr_srsg_0

Old Horror Week: Le Blob (1988), Vendredi 13, Chapitre Final (1984) (1/4)

Remake très énervé du déjà solide Danger Planétaire (avec Steve McQueen), Le Blob est un petit joyau de comédie SF/horreur des années 80. Les effets spéciaux et maquillages sont excellents (même si les incrustations commencent à vieillir, forcément), dignes du body horror le plus assumé (façon The Thing, La Mouche, Society) avec un soupçon de Body Snatchers (premier du nom). L’humour fait mouche sans être too much ni verser dans les clichés absolus (on est encore loin du teenage horror). Par exemple, Chuck Russell (Les Griffes de la Nuit 3, The Mask, Le Roi Scorpion) n’hésite pas à faire mourir des personnages importants et totalement innocents dès le début du film, c’est dire si le métrage possède quand même sa patte propre. La créature, à l’instar des boogeymen des slashers isolent les protagonistes (dont se soucient bien peu leurs parents) en s’en prenant en priorité aux figures d’autorité. Inventif, efficace, cela fait longtemps que ce film me faisait de l’oeil mais je n’aurais jamais pensé qu’il versait à ce point là dans le jusqu’au boutisme tout en jouant avec les codes du genre (que Russell a parfiatement digéré). Le casting est porté par Kevin Dillon (The Doors) et Shawnee Smith (saga Saw), rempli de rôles secondaires que vous avez sûrement déjà vu quelque part (Jeffrey DeMunn, Candy Clark, Jack Nance,…). Oh et c’est Darabond au scénario (plusieurs passages rappellent d’ailleurs The Mist), ceci expliquant sans doute cela! Un film bien rythmé qui crie son amour et sa nostalgie des films bis des années 50/60, putain ça fait du bien!

https://www.imdb.com/title/tt0094761/?ref_=fn_al_tt_1

Vendredi 13, Chapitre Final: Apparement le meilleur film des la première quadrilogie (avec un second degré modéré donc), ce Chapitre Final condense toujours autant le pire des clichés de l’horreur 80’s pour moi: meurtres répétitifs et express sans montée de tension préalable, personnages incohérents, insupportables, obsédés par le sexe et débiles à souhait (autant dire que celui de Tommy Jarvis -qu’i reviendra dans les deux opus suivants- sort du lot), scénario prévisible comme pas deux,… Quand Carpenter débarrassait son premier Halloween de toute logique humaine pour suggérer que The Shape était une pure incarnation du mal (logique fantastique), toute la saga Vendredi 13 semble s’en servir pour pallier à la maigre qualité de ses synopsis (pourquoi Jason attend d’être dans un caisson mortuaire pour revenir à la vie, nous ne le saurons jamais)… Ridicule et minable à la fois. On voit d’ailleurs bien peu Jason dans cet opus (plus brutal certes mais toujours aussi inintéressant quand on cherche un divertissement horrifique qui essaye de se renouveller un minimum) malgré une introduction pleine de flashbacks des épisodes précédents et un départ sur les chapeaux de roues qui laissaient supposer un slasher honnête. Il n’en est rien. On sauvera juste la mise en scène de Joseph Zito (The Prowler, rappelez vous), la photo de João Fernandes et les décors superbes de Shelton H. Bishop. Je ne vais pas tarder à penser que Vendredi 13 est la saga la plus injustement acclamée du cinéma d’horreur… Et que c’est sans doute à cause de ce genre de films et de la logique financière qui leur permet de voir le jour que les amateurs d’horreur se tapent des réputations merdiques… A noter aussi que Tom Savini est revenu aux maquillages!

https://www.imdb.com/title/tt0087298/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: The House on sorority row (1982), Carnage (1981), Jason le Mort-Vivant (1986)

Et on continue notre sélection slashers « méconnus », devenus finalement un podcast puis un cycle ah ah!

The House on sorority row: Globalement bien rythmé, gore à souhait, Sorority Row fait assurément partie du haut du panier des slashers 80’s, ménageant son suspense (je n’ai pas forcément vu venir le twist final, même si j’y ai pensé en début de film), dans la droite lignée de Black Christmas (comment ne pas y voir un joli clin d’oeil, entre la sororité et le rôle central du grenier?). Sans être à la hauteur de ses notables aînés, le métrage présente un boggeyman original, un scénario ingénieux et une unité de temps/de lieu habile, ce qui est déjà pas mal! Et les actrices, débutantes en majorité, s’en sortent honorablement!

Bonus: une bien belle chronique

https://www.imdb.com/title/tt0085694/?ref_=nv_sr_srsg_0

Carnage / The Burning: Autre slasher culte…finalement pas si mémorable que ça (malgré un bon dosage entre Vendredi 13 et Délivrance), vaut surtout pour son massacre aussi brutal que surprenant en milieu de film (où le boogeyman Cropsy élimine pas moins de cinq ados une main dans le slip) et…allez, son arme de prédilection, une cisaille à gazon (ça m’a pris 10 minutes pour me rappeller le terme exact). Disons même le clairement, malgré une intro façon Maniac, il est même très long à démarrer et frôle le répétitif. Notons aussi la présence de Jason Alexander (Seinfeld), Holly Hunter, Fisher Stevens et Tom Savini, décidemment partout (le bougre vient déjà d’enchaîner Vendredi 13, Maniac et The Prowler), au maquillage. Enfin, rassurez vous, c’est déjà 10 fois meilleur que le premier Vendredi 13, hein ah ah! Le thème principal est signé Rick Wakeman (Yes).

https://www.imdb.com/title/tt0082118/?ref_=nv_sr_srsg_0

Jason le Mort-Vivant (Vendredi 13 Part VI): Considéré par beaucoup comme le meilleur épisode de la franchise, ce sixième opus voit Jason rescuciter sous la forme d’un mort-vivant (le pépère étant mort dans le quatrième opus) et revenir faire le ménage autour du Crystal Lake de son enfance (qui n’est pas un jour mort noyé dans un lac, voyons?). L’ambiance et l’inventivité sont là. Le second degré est lui aussi omniprésent, ce qui est visiblement une nouveauté dans cette saga. Trop présent puisque cet aspect « fun » nuit pas mal au peu de tension déjà présente dans ce type de films (tant est qu’on puisse s’attacher à des personnages caricaturaux). Alors ça se laisse regarder distraitement, une main dans le bol de cahuètes… Je ne doute pas qu’il y a un public pour ça mais honnêtement ça me passe tellement au dessus que je commence à me demander comment cette franchise a pu traverser aussi aisément les décennies… On essayera tout de même le remake de 2009 prochainement. Comme quoi les à priori se révèlent parfois vrais…

https://www.imdb.com/title/tt0091080/?ref_=nv_sr_srsg_0

Après un temps interminable, le podcast #5 est finalement sorti!

Pour cette première de l’an 2021, on se penche (longuement, la passion a parlé) sur le genre slashers, emblème de l’horreur des années 1980! Joli prétexte pour revisionner les films originels des sagas cultes Halloween, Vendredi 13, Les Griffes de la Nuit et disséquer ce genre, codifié à l’extrême mais également parfois vecteur d’ambiances uniques!

Films cités dans l’émission: Psychose (1960), Peeping Tom (1960), Homicidal (1961), Dementia 13 (1963), La Baie sanglante (1971), Torso (1973)), Profondo Rosso (1975), L’Exorciste (1973), Massacre à la tronçonneuse (1974), The Hills Have Eyes (1977), Black Christmas (1974), Are You in the House Alone (1978), Eyes of Laura Mars (1978), The Toolbox Murders (1978), Halloween (1978), When a Stranger Calls (1979), Tourist Trap (1979), Driller Killer (1979), Vendredi 13 (1980), Prom Night (1980), Terror Train (1980), Silent Scream (1980), Don’t Answer the phone (1980), Don’t Go in the house (1980), Maniac (1980), Survivance (1981), My Bloody Valentine (1981), The Funhouse (1981), The Burning (1981), Happy Birthday to me (1981), Hell Night (1981), The Prowler (1981), The Slumber Party Massacre (1982), Pieces (1982), Alone in the dark (1982), Madman (1982), Visiting Hours (1982), Night Warning (1982), The House on sorority row (1983), Sleepaway Camp (1983), The Final Terror (1983), Les Griffes de la Nuit (1984), Silent Night, Deadly Night (1984), Satan’s Blade (1984), Maniac Cop (1988), Candyman (1992), Scream (1996), Souviens-toi l’été dernier (1997), Urban Legend (1998), Destination Finale (2000), Jeepers Creepers (2001), Détour mortel (2003), Haute Tension (2003), La Maison des 1000 Morts (2003), Hatchet (2006), Cold Prey (2006), All the boys love Mandy Lane (2006), A l’intérieur (2007), Martyrs (2008), The Strangers (2008), You’re next (2011), La Cabane dans les bois (2011), Detention (2011), Scream Girl (2016), Happy Birthdead (2017), Scary Movie (2000), La Cité de la peur (1994), Meurtres au 43e étage (1978), Halloween II (1981), Halloween III (1983), Halloween (2007), Halloween (2018), Les Griffes du Cauchemar (1987), Freddy sort de la nuit (1994)

Historique du slasher sur le blog (chronologie inspirée par cet article et celui ci )
Liste de franchises
Plus en détail
Un ptit top 50 ?
Analyse du genre slasher
Analyse d’Halloween (1978)
Rétrospective Vendredi 13
Rétrospective Les Griffes de la Nuit par le PIFFF cast

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Fond sonore: « Ghosts in the wind » (Citizen X0)
Musique d’outro: « Commencement » (GosT)

Découvertes/Revisionnage: Maniac Cop (1988), Halloween II (1981), Halloween (2018), Vendredi 13 (1980)

Petite thématique slashers cette seconde semaine de janvier 2021, l’occasion de compléter mes lacunes sur le sujet et de dépoussiérer quelques bobines. Pour l’anecdote, les slashers 80’s correspondent à ma découverte de l’horreur/épouvante au début des années collège. Les franchises Halloween puis Les Griffes de la Nuit (malgré une nette préférence pour cette dernière) sont donc de sacrées madeleines de Proust pour votre hôte, sans que je sois un grand friand de slashers, bien au contraire.

Maniac Cop: Partant d’un postulat prometteur (la figure d’autorité devenant la menace, distillant de fait un climat paranoïaque dans les bas fonds de New York proches d’un Maniac du même réal) mais plombé par un classicisme navrant et un mélange bancal d’action et de slasher au rabais, l’intrigue de ce premier Maniac Cop ne s’étoffe au final que dans sa toute dernière partie (celle qui explique l’histoire de Matt Cordell). Un peu tard, donc, malgré la présence de Bruce Campbell dans les rôles principaux. A noter que Refn et Hyams préparent une série sur l’univers de la trilogie…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=33263.html

Halloween II: Premier slasher vu ado, premier film d’horreur vu en VHS tout court (j’hésitais à vous faire un bonus « souvenirs de vidéo-club » durant ces fêtes, ça n’est que partie remise), étant le genre de tordu aimant bien terminer les franchises par les films originels (Halloween sera une sévère déception, pour le coup), ce second opus m’avait passablement marqué par sa claustrophobie haletante. S’il me restait quelques souvenirs plus de vingt ans en arrière, c’était ceux de Laurie Strode se faisant inlassablement poursuivre par The Shape dans un hôpital glauque… Au final, cela correspond à la toute dernière partie du film, Halloween II prenant son temps (un peu trop par moments, gâchant ainsi la tension de certaines scènes) pour distiller la peur, nous épargnant l’ennuyeux enchaînement de mises à mort au profit de mises en scène plutôt ingénieuses, la première partie relatant le parcours de Myers (plus fourbe dans ce métrage) jusqu’à l’hôpital où est soignée Strode (c’est cet opus que l’on apprend que Myers est son frère). Suite directe de l’original (l’action se passe d’ailleurs la même nuit que les évènements du premier) avec une atmosphère assez similaire (Big John est à la prod et au montage, au désepoir de Rosenthal), il confirme que bien que mal aimé (il est vrai que Lee Curtis n’est pas trop présente à l’écran), cet Halloween II est surtout plein de qualités et sous estimé.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=8.html

Halloween: Très intéressé par ce dernier Halloween en date, à l’esprit assez proche de l’original (le remake de Rob Zombie étant efficace mais peu mémorable avec le recul), celui s’avère effectivement une bonne surprise. Visuellement magnifique, bien rythmé, avec moultes clins d’oeil aux deux premiers opus, il prend le parti de faire suite à l’original, avec une Laurie Strode, rescapée vengeresse salement badass (Sarah Connor?) et The Shape, maléfique à souhait. On déplorera juste une fin expédiée un peu à ma va vite. A noter que Gordon Green prépare deux suites prévues pour 2021 et 2022.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=238622.html

Vendredi 13: Il se trouve que votre serviteur n’a jamais vu un seul film de la saga Vendredi 13, le côté clichesque de la chose m’en a toujours tenu éloigné. Et…j’aurais dû patienter encore quelques années, voire quelques décennies, tellement j’ai détesté ce que j’ai vu. Enchaînement de morts sans aucune tension (mention spéciale à la daronne Voorhees qui crache sa Valda en moins d’une minute), mauvais acteurs, personnages débiles, final pas crédible, film trop long, bref une accumulation de clichés dignes d’une parodie d’horreur avant l’heure, voilà comment m’est apparu ce Vendredi 13 originel. Le cadre forestier est très mal exploité. Seul le (faux) twist final mérite le coup d’oeil, c’est dire! Ca promet pour le futur cycle « slashers »…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=505.html