Découvertes: Capricorn One (1977), Klute (1971)

Capricorn One: Thriller au scénario ingénieux, porté par une brochette d’acteurs plus ou moins habitués à des seconds rôles mais qu’on connaît forcément (James Brolin, Telly Savalas et même…O.J. Simpson), Capricorn One est situé à la croisée du scandale du Watergate et des théories sur l’alunissage qui aurait été filmé en studio. Trois astronautes sont ainsi forcés de mettre en scène le succès d’une mission spatiale vers Mars, pour le profit de la NASA et la crédibilité du Président des USA, leurs familles étant prises en otage. Seulement un technicien de la NASA, puis son ami journaliste vont commencer à avoir eux aussi des doutes sur la véracité du projet spatial. Bien rythmé, diversifié côté décors, parsemé de second degré, le film mèle intelligemment les deux « histoires » (le sort des astronautes et l’enquête du journaliste) jusqu’à un survival plus « classique » en guise d’apothéose finale (un peu grossier, ce survival d’ailleurs). Assez osé pour l’époque vu les sujets abordés (pouvoir des images, intérêts politiques,…)! Une bonne surprise!

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Klute: Enquêtant sur la disparition d’un homme à la supposée double vie, le détective privé John Klute (Donald Sutherland) n’a d’autre choix que de repartir à zéro et interroger Bree Daniels, une call-girl new yorkaise (Jane Fonda dans un rôle aussi inhabituel que détonnant) que le disparu aurait fréquenté. Voilà le pitch de départ pour ce formidable thriller qui vous entraînera dans les bas fonds de la Grande Pomme! La complémentarité entre ce Klute froid et incorruptible et Daniels alternant entre indépendance et vulnérabilité me rappelle les rapports complexes mais fascinants entre Blomkvist et Saladner dans la saga Millenium. La BO de Michael Small (qui collaborera maintes fois avec le réal) est mémorable. Et que dire de ce final glaçant en diable? En tout ça si vous n’êtes pas allergique aux thrillers au rythme lancinant, à la menace suggérée (plutôt que montrée), tenant magistralement le suspense sur la durée et n’ayant pas peur de développer ses personnages (finalement aussi voire plus importants que l’enquête elle même), avec une image classe et une ambiance paranoïaque à la De Palma (Pakula ayant commencé sa carrière en même temps que l’ami Brian), Klute est fait pour vous! Foncez!

Superbe critique du film

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=45028.html

Découvertes: Le Mort-vivant (1974), Vaudou (1943)

Le Mort-vivant: Je vous en ai parlé lors du troisième podcast consacré à I, Zombie, alors il était temps de voir enfin la bête! Sorti la même année que Black Christmas du même réal (connu pour faire partie des tout premiers slashers), Le Mort-vivant (Dead of night ou Deathdream outre Atlantique) est un drame fantastique/horrifique solide comme les 70’s en proposaient (au pif Dead Zone, Carrie,…). Anticipant complètement la vague de films sur les traumas du Vietnam en faisant revenir à la vie un soldat, ce film s’avère être une jolie variation sur la thématique zombie, au final plus sociale que réellement horrifique. En quête perpétuelle de sang pour pallier à sa dégradation physique, Andy va se retrouver au coeur d’une enquête policière et fera au passage exploser les tensions familiales latentes. Richard Backus est parfait dans le rôle du revenant (il ne fera qu’un seul film derrière) mais, contrairement à Mark (de I, Zombie), aucune empathie n’est réellement possible envers son personnage, marqué par la guerre jusque dans sa psyché mais au comportement dépourvu de toute trace d’humanité (certains y verront une revanche du soldat mort au combat envers une Amérique peu soucieuse du sort des ses enfants). Quelques ombres au tableau: un rythme globalement assez lent, Lynn Carlin dans un rôle irritant (voire incompréhensible par moments) et une thématique post Vietnam malheureusement pas assez fouillée malgré son potentiel. Fun fact: il s’agit du premier film sur lequel a officié Tom Savini comme maquilleur (et on peut dire que c’est déjà très bon).

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=96196.html

Vaudou/I Walked with a zombie: Il m’aura fallu entamer ce cycle zombie pour voir enfin mon premier film de Jacques Tourneur. Et clairement, j’aurais pu m’en passer aisément, tellement Vaudou est un film qui tient plus de la curiosité vintage que du classique, la faute à un scénario banal (une jeune infirmière est envoyée sur une île proche d’Haïti soigner une femme atteinte d’un mal étrange…rajoutez à cela de grosses ficelles, comme l’amour impossible et la rivalité fraternelle qui tombent comme des cheveux sur la soupe), des personnages trop archétypaux et surtout l’absence d’élements fantastiques/épouvante ou même de tensions qui annihilent la révélation finale. Alors, oui, le visuel magnifique (esthétique N&B, décors, gros travail sur les lumières, mise en scène soignée) sauve un peu les meubles mais le mal est fait. Heureusement, le métrage est court et ne se transforme donc pas en supplice interminable. Il est aussi et surtout un des premiers films d’épouvante (aheum!) des années 1930/1940 à revenir aux sources du zombie: la culture vaudou (ce que fera aussi plus tard Lucio Fulci avec son Zombi 2 ou Wes Craven avec L’Emprise des ténèbres) qui permettrait de redonner la vie à des personnes décédées afin de prendre le contrôle de leur esprit…ici traitée de manière fort inintéressante, tout comme l’histoire coloniale bien évacuée du récit (et qui aurait pu mettre un peu d’enjeu dans le merdier). La suggestion a décidement ses limites…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=943.html

Découvertes: Primer (2004), Starbuck (2011)

Primer: Certains films vous laissent parfois avec un telle impression d’incompréhension que vous vous demandez s’il frise au final le génie…ou le foutage de gueule. Primer est de ceux là. Primer, c’est l’histoire de deux collègues de travail qui passent tout leur temps libre à travailler sur une machine à remonter le temps…sauf que…bah sauf que rien de plus ne vous sera révélé lors du premier visionnage, volontairement. Les personnages ne sont pas fouillés, les dialogues sont cryptiques tout comme l’enchaînement des scènes, la phase de construction de la machine n’est pas particulièrement prenante, même les histoires de doubles ne provoquent pas de situations particulièrement bouleversantes pour nos héros (façon polie de dire qu’il ne se passe pas grand chose). Résultat: on ne rentre jamais dans le récit. Non, en fait, ce qui sauve les meubles sur ce Primer est la sensation de regarder un véritable OVNI sur la relativité du temps que l’on voudrait à tout prix élucider (comme les protagonistes)…et sa photographie, sobre et belle à la fois. Alors certes, on est en plein cycle hard SF, mais il y a des limites! Le film durant à peine plus d’une heure, je conseillerai quand même de le visionner pour se faire une idée. Au suivant!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=58126.html

A ne visionner qu’après avoir vu le film, bien entendu!

Starbuck: Ca faisait un moment que j’avais cette comédie québécoise sur ma liste…et ma foi, bien m’en a pris! Partant d’un postulat de base loufoque (un quarantenaire à la dèche apprend que sa compagne attend un enfant de lui…mais qu’il est également le père biologique de 533 enfants via dons de sperme), portée par un Patrick Huard résolument attachant, cette comédie dramatique fait mouche, entre galerie de personnages hauts en couleurs et réflexions sur la parentalité/ce qu’est être adulte. Sans être la comédie de la décennie, un film qui fait du bien, doté d’une grande humanité et beaucoup plus profonde qu’elle le laisse entrevoir!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182935.html

Petit changement à propos des cycles!

De la même manière qu’on va continuer à mixer les genres sur ce blog et dans les podcasts, on va aussi réduire de moitié le nombre de films au programme de chaque cycle (soit une dizaine à chaque fois), déjà parce que ça n’apporte pas grand chose de qualitatif au niveau des analyses, ça m’évitera de me disperser dans des filmos diverses et variées pour compenser la « lassitude », ça facilitera la rotation des cycles, ce qui est quand même plus intéressant pour les auditeurs/lecteurs et puis…ça libèrera quelques soirées de mon côté, hein, soyons honnête ah ah! On teste, on teste, mais on va bien arriver à la trouver cette formule idéale!

J’en profite aussi pour vous signaler que le podcast approche gentiment mais sûrement des 10 000 vues tout support de diffusion confondues et je vous remercie pour ce genre de nouvelles qui fait extrêment plaisir, motive à bloc pour un podcast qui n’a même pas deux mois! Restez attentif et n’hésitez pas à commenter/liker (c’est important pour le référencement) dès que vous le pourrez car le troisième épisode ne saurait tarder!

Découvertes: Le Fugitif (1993), Snake Eyes (1998)

Le Fugitif: Alors, ma foi, pas grand chose à dire sur ce film mêlant assez habilement thriller et action, adapté d’une série des sixties (dont le concept sera repris dans les 2000 puis 2020), hormis la performance de ses deux acteurs principaux Harrison Ford/Tommy Lee Jones et un rythme général assez bien mené le long de ses deux heures dans un Chicago bien gris, tant la tension n’a pas fonctionné sur moi. Est ce le scénario cliché (un médecin accusé scandaleusement à tort du meutre de sa femme faute de preuves…et donc condamné à mort pour homicide, un marshal zèlé qui mène ses troupes à la baguette entre deux donuts arrosés de café, SPOILER un ami qui se révèle être un traître, la découverte d’un complot de grande ampleur aux 2/3 du film et j’en passe SPOILER), les marshals constamment à la traîne sur un fugitif décidemment trop malin pour eux que ça en devient un gimmick ridicule, le film même qui a mal vieilli, la mise en scène finalement peu mémorable, le côté parfois poussif du scénario qui pousse même le vice à clôre le film sur une fin ultra convenue, le film qui se casse la gueule question crédibilité passée la première heure ou…tout ça à la fois? Je ne saurais trop dire. Et là, c’est à ce moment de votre chronique que vous vous demandez « mékeskilafédotr cet Andrew Davis au fait? » « …ah ouais des films de seconde zone avec Norris, Seagall et Schwarzy… » « je peux publier ma critique la conscience tranquille du coup ». Au moins, on passe pas trop un sale moment (toujours conclure sur du positif).

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=8257.html

Snake Eyes: Sympathique thriller de Brian de Palma que j’avais oublié dans sa filmo, Snake Eyes est campé par deux acteurs solides, Nicolas Cage et Gary Sinise (qui a tout de même signé dans de bons films avant d’être un acteur de série). L’histoire tourne autour d’une enquête par deux vieilles connaissances après l’asssassinat d’un secrétaire d’état en plein match de boxe. Ce huit-clos propose pas mal de jolies choses: l’opposition entre le flic local et le colonel carrièriste, de jolis plans ingénieux (plan séquence d’intro, puis façon point de vue ou encore en contre plongée), un plot twist au milieu du film qui permet à la fois de dérouler l’intrigue et de l’expliquer sans trop de lourdeurs via quelques flashbacks bien sentis. C’est plutôt bien rythmé et les thématiques phares du réal sont bien là! Son plus gros défaut est qu’il n’évite pas les écueils du genre: ses personnages principaux en font trop (surtout Sinise…il faut dire que Cage, c’est un peu sa marque de fabrique et on l’aime pour ça ah ah), la fin est clichée à souhait et le côté verbeux/humoristique peut lasser au bout d’un moment. Sans ça et avec un budget plus conséquent, le film aurait pu être un vrai petit bijou!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=19439.html

Redécouverte: Le Massacre des morts-vivants (1974)

Réalisé par Jorge Grau, réal espagnol passé quasiment sous les radars (et qui a également signé Cérémonie Sanglante sur la comtesse Bathory), ce film, petit joyeu de l’horreur vintage que vous trouverez peut être plus facilement sous les titres Let sleeping corpses lie ou The Living dead at Manchester morgue, a sans doute connu un seconde souffle grâce à l’interview cinématographique de Jus Oborn, guitariste et leader d’Electric Wizard, excellent groupe de stoner doom réputé pour son visuel et thématiques très bis (et qui samplera d’ailleurs une scène du film). En tout cas, c’est par ce biais là que j’ai découvert le métrage, qui offre de bien belles qualités…

Pour ce film figurant parmi les tout premiers films de zombies modernes européens (hispano-italien ici), Grau se paye le luxe de s’offrir un postulat écologique et anti-technologique (là aussi une première): ici les villes modernes réflètent le progrès dans toute sa laideur et ce sont bien des machines à ultra-sons (censées exterminer insectes et autres parasites des récoltes) qui provoquent le réveil des carcasses inhumées. Le couple de héros, hippies citadins parachutés dans la campagne anglaise par la force des choses, traités comme des malpropres par des autorités zèlées et bornées, va être confronté aux créatures et ne compter que sur eux même pour leur propre survie. Un film crépusculaire et contestataire à bien des niveaux donc (rappelons que le film sort dans les dernières années du régime franquiste), avec un vrai propos et une pointe d’humour, n’hésitant pas à prendre son temps pour poser ses ambiances (à l’instar de la lenteur de ses zombies), soigner sa photographie pour sublimer les décors, avant de tout exploser dans un dernier tiers gore et noir à souhait que Romero et Fulci auraient forcément validé (on retrouve d’ailleurs un certain Giannetto De Rossi aux effets spéciaux). Pour finir, inutile de préciser que Le Massacre réussit tout cela malgré son petit budget…comme c’est le cas d’un certain nombre de films d’exploitation de l’époque!

Comme quoi, certains métrages ne méritent vraiment pas le sort qui leur a été réservé… Si avec ça, j’arrive pas à vous vendre le film, je me la coupe et je la mange facecam, ok?

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=226894.html

https://www.arte.tv/sites/olivierpere/2015/11/26/le-massacre-des-morts-vivants-de-jorge-grau/ http://mondocine.net/le-massacre-des-morts-vivants-critique/ https://www.psychovision.net/films/critiques/fiche/2098-massacre-des-morts-vivants-le

Cycle #2 et #3: La hard SF & les films de complots

Non, parce que bon, camper pendant plusieurs mois sur une seule thématique, en fait, c’est chiant (autant pour vous que pour moi), on va repenser la chose! Puisque « Genre! » parle aussi de SF et de thrillers, on va aussi se lancer parallèlement dans deux autres cycles jusqu’au printemps: un sur la hard SF, l’autre sur les « conspiracy thrillers » (thrillers basés sur la thématique du complot). Les thématiques vont donc se croiser, dans les podcasts et les articles, pour éviter une certaine monotonie et tenter de faire le tour de la question! Et comme il y a pas mal de classiques que je n’ai pas vu dans ces deux catégories, la rétrospective risque d’être fort intéressante! A bientôt!

Cycle hard SF: nous comblerons les lacunes en classiques avec Marooned, Le Mystère Andromède, Silent Running, 2010 L’Année du premier contact, Phase IV, Abattoir 5, mais également des films plus récents comme Primer, The Man from Earth, Europa Report, on analysera évidemment les oeuvres maitresses que sont 2001 Odyssée de l’espace, Interstellar et Moon,…

Cycle complots: là aussi beaucoup de classiques avec JFK, Ennemi d’état, Capricorn one, Les Hommes du président, Complots (bah oui!), Marathon man, Les Trois jours du Condor, Les Pleins pouvoirs, Conversation secrète, Le Fugitif, Klute, La Firme mais aussi du plus récent avec Snake Eyes, Raisons d’état, El Reino, on se permettra un ptit encart Hitchcock (bah oui quand même) et on se posera la question de l’influence et l’héritage qu’a laissé la série X-Files dans les films et séries modernes! On risque de déborder sur les « thrillers politiques » mais c’est le jeu, ma pauv’ dame!

(en gras les articles déjà publiés)

Redécouverte: La saga des Templiers (1971-1975) d’Amando de Ossorio

Réalisateur hélas totalement méconnu du grand public et parfois même par celui du cinéma d’exploitation, l’espagnol Amando de Ossorio (1918-2001) a entre autres signé une sympathique saga sur les morts-vivants dans les années 1970. Pour le reste de sa filmographie, on a l’impression d’être chez Jess Franco (avec qui il se partagera d’ailleurs les mêmes acteurs): « films de vampires, traitant le sujet de la possession, quelques comédies, westerns et films érotiques ». Quoiqu’il en soit, dès 1969, Ossorio se consacre surtout à la thématique horrifique. Quatre films sont donc consacrés à la figure de l’horreur qui nous intéresse cet automne, plus connus sous l’appellation « la Tétralogie des Templiers »: La Révolte des morts-vivants/Tombs of the Blind Dead (1971), Le Retour des morts-vivants/Return of the Blind Dead (1973), Le Monde des morts-vivants/The Ghost Galleon (1974) et enfin La Chevauchée des morts-vivants/Night of the Seagulls (1975).

Tout d’abord, notez que le « Templier » est bien éloigné du zombie classique: ici on a affaire à un squelette portant l’appart du chevalier templier, aveugle, exerçant sur les hommes un fort potentiel de terreur, se déplaçant lentement et chevauchant parfois un cheval mort squelettique. Son péché mignon? Il se nourrit de sang humain et à un léger penchant pour les jeunes femmes dévêtues! C’est d’ailleurs bien sur ce seul point qu’une comparaison restera possible!

Si de mémoire le troisième opus est franchement affreux (disons le clairement, la principale différence entre les trois premiers films est l’environnement où l’action prend place: un village en ruines dans le premier, un village parfaitement habité dans le second, un bâteau fantôme dans le troisième), le quatrième possède une ambiance mémorable, coincée entre celles gothiques de la Hammer (donzelles dénudées incluses) et celles plus mystiques de Lovecraft.

Car oui, c’est bien dans leur maison en bord de mer que le couple de héros va se retrouver agressé par les Templiers, revenant tous les sept ans réclamer au village sept vierges à offrir en sacrifice à un obscur dieu aquatique (ça ne vous rappelle rien?). Et encore oui, contrairemement à ses aînés, La Chevauchée est, dans sa majeure partie, un huit-clos horrifique! D’ailleurs disons le, je suis clairement à contre-courant sur le sujet, puisque beaucoup boudent cet opus, pourtant plein de jolies trouvailles. Enfin, quand je vois que le deuxième film (sorte de remake du premier…qui n’apporte rien au bousin) est mieux noté que le premier (où les impressionnants Templiers sortant de leur tombe rappelleront immédiatement L’Enfer des zombies de Fulci, sans parler des décors glauques à souhait, pour n’en citer que deux points forts), on peut se questionner sur la pertinence de certains avis (voire même si ces gens l’ont regardé avant de le critiquer, si j’en crois les rares avis en français que j’ai pu trouver ça et là)… Cet opus final venant finalement conclure la saga sur une note positive, au lien de définitivement l’enfoncer. Cette tétralogie souffrant au final bien plus d’avoir voulu se maintenir coûte que coûte sur la durée (au détriment de l’originalité du premier film, donc) que d’une baisse d’inspiration et un manque de savoir-faire de son créateur.

Je m’arrêterai là pour ne pas trop en dire et donc vous gâcher le plaisir de la découverte, mais si vous n’êtes pas réfractaire au cinéma d’exploitation (donc, on le rappelle pour les cancres qui n’écoutent rien au fond: aux acteurs moyens, au budget à la ramasse qui se ressent dans les effets spéciaux et la logique du scénario, aux thématiques volontairement outracières, notamment en matière de sexe et violence), allez découvrir d’urgence le premier et surtout dernier opus (La Révolte des morts-vivants et La Chevauchée des morts-vivants donc) et vous m’en direz des nouvelles! Je vous invite d’ailleurs fortement à (re)découvrir le cinéma bis espagnol, moins connu que celui de Bava, Fulci et Argento mais qui pourtant mérite amplement le détour! On en reparle de toute façon très vite avec un certain Jorge Grau!

https://www.imdb.com/title/tt0067500/?ref_=nm_flmg_wr_1 / https://www.imdb.com/title/tt0073461/?ref_=nv_sr_srsg_0

http://www.horreur.com/?q=nid-1712/amando-de-ossorio

http://bis.cinemaland.net/html/movies/blind-dead4.htm

http://www.toxiccrypt.fr/?p=3135

http://www.chaosreign.fr/la-revolte-des-morts-vivants-amando-de-ossorio-1971/

https://savoirsenprisme.files.wordpress.com/2014/04/6-levagueresse.pdf

http://www.sueursfroides.fr/critique/la-revolte-des-morts-vivants-454

Découvertes: Les Raisins de la mort (1978), Le Retour des morts-vivants (1985), La Nuit des morts-vivants (1990)

Les Raisins de la mort: Premier film de Jean Rollin pour votre hôte (hé oui!…d’ailleurs vous le sentez le cycle à venir?) et si je ne me trompe pas c’est aussi la première apparition de notre Brigitte Lahaie nationale dans la filmographie de Rollin (et son premier rôle dans le cinéma traditionnel tout court). Hé bien… pour une première c’est mi figue mi raisin, mes amis! Le scénario trop classique (même si le postulat de départ et le cadre rural sont bien appréciables), le rythme bancal et surtout le mauvais jeu d’acteurs (à ce niveau là c’est même un cas d’école tellement tout le monde joue mal) plombent clairement le métrage (un des premiers films français sur cette thématique). Et ni le gore et l’érotisme gratuits, ni les superbes paysages (Larzac), ni l’ambiance particulière (à mi chemin entre la désolation de ses villages en pierre abandonnés et un certain surréalisme que ne renierait pas un certain cinéma bis italien), ni le côté nanardesque dû aux maquillages fauchés ne viendra faire rebasculer la balance. C’est même avec impatience que j’ai regardé ma montre avant cette fin pour le moins surprenante… Rollin souhaitait visiblement proposer quelque chose de novateur avec ce film (n’appréciant ni le gore ni les films de zombies), c’est un faux départ, hélas!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=18863.html

Le Retour des morts-vivants: De la série lancée par Dan O’Bannon (cinq films à ce jour), je n’avais vu que le troisième réalisé par Brian Yuzna en 1993. Hormis le minois de Melinda Clarke, j’ai un souvenir d’un film bis plutôt fun et plaisant à regarder! Il était donc temps de voir ce premier film de 1985! Honnêtement, j’ai passé un très bon moment, entre les très bonnes idées du scénario, la bande originale aux petits oignons (entre autres les Cramps, Roky Erickson, les Damned,…), des personnages 80’s hauts en couleurs comme l’embaumeur Ernie Kaltenbrunner (la bande de punks aurait mérité cependant un meilleur traitement, malgré Linnea Quigley qui donne tout ah ah), une fin cynique à souhait…bref du très bon bis comme on l’aime, qui a bien traversé les décennies et qui ne franchit pas la ligne du nanar !

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=74798.html

La Nuit des morts-vivants: Le saviez vous? « À la suite d’une erreur d’enregistrement de droit d’auteur, le film original de 1968 est entré dans le domaine public. L’équipe du tournage n’ayant pas gagné d’argent, Romero décida de tourner un remake pour combler ce manque à gagner, en essayant de garder la même équipe. »

En plus d’être un film référentiel, le premier film de Romero a tout pour me plaire: huit-clos, personnages un minimum fouillés, une sacrée ambiance en grande partie dûe au format utilisé, un bon twist de fin,… Autant dire que le remake de Tom Savini, cet homme à tout faire et collaborateur proche de tonton Georges, relève un sacré défi, même avec tonton himself au scénar! Et ma foi, ils s’en tirent bien, les cons! Car au delà de tout le respect et l’amour pour son aîné qui se ressentent à chaque seconde (même si à mon avis, ce genre de choses tient surtout à la compréhension de l’oeuvre), Savini se permet dans ce remake colorisé des variations bien senties sur des ressorts secondaires du scénario (en les modernisant parfois) et le caractère des personnages (incarnés par une jolie brochette de gueules connues du genre: Todd, Towles, Moseley): on a donc droit à un Ben moins sûr de lui et un Barbara beaucoup plus badass…même si pour le coup, on pouvait difficilement faire pire que l’original (Harry Cooper, lui, est toujours aussi détestable, rassurez vous). Les acteurs se débrouillent bien, l’ambiance est aussi austère que dans le film de 1968 et les maquillages sont au poil (notons une quasi absence de gore)! Je reste cependant sur ma faim concernant la tension peu présente au long des scènes (le remake se penchant plus sur la confrontation Ben/Harry que celle entre le groupe et les créatures) et le dénouement, cynique à souhait (tout droit sortie du Zombie de Romero) mais sans doute dispensable! Une très belle surprise en tout cas, que je n’aurais sans doute jamais vu sans ce cycle!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=32995.html

Cycle #1: Films de zombies

Pour inaugurer ce podcast et ce blog, j’ai choisi, sans trop d’originalité je l’avoue, de commencer par la figure emblématique actuelle du zombie. Je vous explique brièvement le concept: tous les deux mois, on part sur un cycle thématique dont parleront à la fois les articles de ce blog et les émissions à venir, l’occasion de (re)découvrir classiques et films favoris et surtout de partager ça avec vous!

Au menu donc de ce mois d’octobre et novembre 2020, on comblera des lacunes question classiques avec Le Jour des morts vivants, Vaudou, Dead of night, Le Retour des morts vivants, La Nuit des morts vivants (le remake de Savini), Les Raisins de la mort, en passant par Black Sheep et quelques autres comédies horrifiques, on parlera des chefs d’oeuvre/réalisateurs méconnus que sont Dellamorte Dellamore, Le Massacre des morts vivants, I Zombie, Amando de Ossorio, Lucio Fulci,… (en gras les articles déjà publiés)

Bref, on a du pain sur la planche, les amis et on risque très certainement de déborder de la deadline! A très bientôt!