Découvertes: Phase IV (1974), Conversation secrète (1974), Podium (2004), Total Recall (1990, revisionnage)

Phase IV: Le problème avec les réal aux longs métrages uniques, c’est que c’est tout ou rien. Ici on est plutôt dans le second cas, avec un visuel sublime digne de documentaires animaliers (Saul Bass est graphiste) mais un montage totalement aux fraises, sans lien entre les scènes, avec des personnages tellement désincarnés que les dialogues deviennent nanardesques… Dommage, l’idée de départ méritait mieux mais Phase IV se vautre dans les pires travers de la hard SF, à savoir privilégier son scénario au détriment du reste.

https://www.imdb.com/title/tt0070531/?ref_=fn_al_tt_1

Conversation secrète: Réalisé entre les deux premiers épisodes du Parrain, ce métrage, à l’instar de celui du dessus est tellement miné par des travers insupportables que l’on en oublierait presque que c’est le gros Francis à la réal…voire même le côté machination! Personnage principal aussi autiste qu’insupportable, rythme qui ne décollera que pour une fin (un peu) surprenante, avant d’en remettre une couche sur le côté parano et monomanies (on avait compris, Francis)! Un huis clos mental lourdingue qui influencera Blow Out d’un certain Brian et qui est, lui aussi, inspiré de Blow Up d’Antonioni!

https://www.imdb.com/title/tt0071360/?ref_=nv_sr_srsg_0

Podium: Découvert dans C’est arrivé près de chez vous puis Les Carnets de Monsieur Manatane, je dois confesser que Poelvoorde fait partie de mes acteurs favoris, avec un vrai potentiel dramatique. Il faut aussi reconnaître, mon petit Rémy, que le Monsieur s’est perdu dans diverses productions douteuses il y a quelques années (je vois conseille grandement l’excellente émission Home Cinéma de Fabrice Du Welz où Benoît revient sur sa carrière). Mais retour au sujet, Moix signe ici une comédie légère et bienvenue (mais jamais crétine) explorant le lien entre le sosie et son modèle, son rapport au monde et ses conséquences, avec Poelvoorde et Rouve à l’aise dans leurs personnages. Comme quoi, on peut tout à fait faire des comédies avec un minimum de fond!

https://www.imdb.com/title/tt0354836/?ref_=fn_al_tt_1

Total Recall: Une éternité que je n’avais pas vu celui ci! Adaptation d’une nouvelle de Philippe K.Dick, Total Recall, au delà de présenter les thématiques habituelles du hollandais (violence, ambiguité) est surtout marquant de par ses FX/décors réussis (qui ont plutôt bien vieillis) et sa thématique sur l’identité qui fait craindre un twist à chaque instant. Même si je n’aurai pas forcément choisir Scharzy pour le rôle principal (Ironside et Stone régalent suffisement pour compenser), la seule véritable ombre au tableau est son côté prévisible. Le scénario de ce côté là est par moments aussi original qu’un film d’action de série B. Dommage! Un film au propos social qui a eu son important dans l’univers SF futuriste/cyberpunk dans tous les cas (pas si fréquent au cinéma).

https://www.imdb.com/title/tt0100802/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: Le Temps du massacre (1966), Le Venin de la peur (1971)

Inutile de faire planer le suspense plus longtemps: oui, pour finir notre cycle zombies, je vous prépare un podcast sur le grand Lucio Fulci, réalisateur cher à mon coeur. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’italien a été productif au cours de sa longue carrière (1953-1991) et a touché à pas mal de styles: western, gialli, épouvante, fantastique, drame historique, policier, fantasy, comédie et j’en passe! Afin que le podcast ne soit pas aussi interminable que celui sur les slashers, on va donc découvrir ensemble ses films les plus majeurs, pour la plupart sortis entre le milieu des années 1960 et la fin des années 1970, un peu avant la quadrilogie des zombies qui nous intéresse donc (L’Enfer des zombies, Frayeurs, L’Au Delà, La Maison près du cimetière, même si le dernier louche plus du côté du slasher morbide). Sans trop fouiller le contexte de production de ces films mais ne serait ce que pour dégager des thématiques communes ou des gimmicks de mise en scène du romain barbu !

Le Temps du massacre: Et ça commence bien car il se trouve que je suis un grand amateur de western spaghetti (cycle à venir, j’annonce) et que…ma foi, Le Temps du massacre s’est sort vraiment très bien! Parce qu’entre nous, si Sergio Leone était vraiment le haut du panier, il y a beaucoup à boire et à manger dans cette niche (déjà touchée par le phénomène de l’ « exploitation » dans les 60’s), même chez Corbucci et Sollima! Il faut dire que si le scénario est assez convenu (un défaut récurrent dans ce style), les personnages sont un minimum fouillées (les héros comme les antagonistes), le rythme est au poil et les décors sont sublimes! On retrouve bien évidemment des acteurs habitués de la chose (Nero bien sûr mais aussi Hilton, Addobbati, Felleghy, Borgese, Runachagua,…) dont un Nino Castelnuovo (Les Parapluies de Cherbourg, Rocco et ses frères) dans un rôle de salaud absolument mémorable mais également des thématiques qui vont devenir chères au réal: la cruauté, la mort, le doute, le tout teinté d’un fatalisme typique! Car oui, le film porte bien son nom: du sang, des massacres, il y en a à la pelle! La mise en scène est déjà experte (Luci en est déjà à son 17e film), multipliant les types de plans et de techniques. La fin, elle, est absolument dantesque. La jolie musique est signée Lallo Gori, habitué du genre, des poliziotteschi et des thrillers. Le Temps du massacre vient donc rejoindre Colorado dans ma liste des seconds couteaux solides du western italien!

Pour aller plus loin, lire la critique de Psychovision (site que je vous recommande vivement): https://www.psychovision.net/films/critiques/fiche/757-temps-du-massacre-le

https://www.imdb.com/title/tt0061074/?ref_=nv_sr_srsg_0

Le Venin de la peur: Formant le quintet des giallis les plus connus du réalisateur avec Perversion Story (1969), La Longue nuit de l’exorcisme (1972), L’Emmurée vivante (1977) et L’Eventreur de New York (1982), Le Venin de la peur brille plus par quelques séquences (les hallucinations oniriques de Carol, sa poursuite par le hippie) que par son rythme, relativement en retrait (les scènes d’enquête proprement dites plombent pas mal le métrage). L’ambiance est à mi chemin entre Polanski, Hitchcock et De Palma, soit une bonne dose de paranoïa, d’érotisme, de doubles vies et de gore (Fulci échappera de peu à la prison pour sa scène de vivisection jugée réelle)! Les thématiques macabres et nihilistes sont bien présentes (on est en 1971 et la génération hippie en prend déjà pour son grade…la bourgeoisie aussi) et le jeu d’acteurs est solide. La mise en scène est excellente en revanche (dont ces fameux zooms et ces très gros plans sur les regards, typiques de l’italien) et son twist de fin vaut amplement le détour (méritant amplement un second visionnage, je ne vous en dis pas plus). Dans tous les cas, ce second giallo a le mérite de s’éloigner des canons du genre avec classe. A noter que c’est le légendaire Morricone à la musique.

Pour aller plus loin, autre superbe chronique de Psychovision: https://www.psychovision.net/films/critiques/fiche/805-venin-de-la-peur-le

https://www.imdb.com/title/tt0067361/?ref_=nv_sr_srsg_

Découvertes cultes: Alice, Sweet Alice (1976), Sleepaway Camp (1983)

Alice, Sweet Alice/Communion sanglante: Lorgnant au final plus vers le drame horrifique que le simple film d’horreur aux ingrédients slashers avant l’heure (masque et tenue distinctive, vue subjective), Alice explore les thématiques des traumas familiaux sur fond religieux (et du jusqu’au boutisme parental), à l’instar d’un Carrie (l’ambiance y est d’ailleurs très « De Palmesque » et Polanski n’est pas très loin), où le spectateur se prendra d’empathie pour le personnage principal. Le film souffre cependant d’un rythme aléatoire et le twist (pourtant bien trouvé) intervient beaucoup trop tôt dans le scénario. Dommage, Paula E. Sheppard (Alice), Alphonso DeNoble (Mr Alphonso, déjà vu dans Bloodsucking Freaks) et Mildred Clinton (Mme Tredoni, vu auparavant dans Serpico) s’en sortaient pourtant très bien. Original dans tous les cas!

https://www.imdb.com/title/tt0076150/?ref_=fn_al_tt_1

Sleepaway Camp/Massacre au camp d’été: Slasher à priori banal et classique (bien qu’il lorgne salement du côté du whodunit et du giallo) surfant sur la mode de la saga Vendredi 13, mais qui une fois lancé se révèle une petite pépite d’originalité (meurtres eux même, hors champs, très peu de sexualisation des personnages féminins), traitant de thèmes graves et matures à commencer par la pédocriminalité, le harcèlement et ses conséquences. Quand à la fin, elle figure parmi les meilleurs twists des slashers… Dommage que le jeu d’acteurs soit globalement assez décevant. A noter que l’excellente Felissa Rose (Angela) et Jonathan Tiersten (Ricky) reviendront incarner leurs personnages dans le quatrième et cinquième épisode de la saga. Et que les effets spéciaux sont signés Ed French (Amityville II, CHUD, Creepshow 2, Terminator 2, et j’en passe).

https://www.imdb.com/title/tt0086320/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: The Funhouse (1981), My Bloody Valentine (1981)

My Bloody Valentine: Slasher assez lambda (faute à des personnages ridicules…boogeyman compris, un jeu d’acteurs médiocre, une tension absente, la VF étant par ailleurs totalement aux fraises). Une intro malsaine à souhait vous avait vendu du rêve? C’est loupé! Seul l’univers minier reste original mais est au final bien mal exploité. Le gore jouissif vous permettra peut être de garder un oeil ouvert, qui sait… A noter que le montage original a été largement charcuté par la censure…

https://www.imdb.com/title/tt0082782/?ref_=fn_al_tt_2

The Funhouse/Massacres dans le train fantôme: Autre slasher sans grand intérêt, The Funhouse, quatrième film de Tobe Hooper, est un film tous public (plutôt qu’un véritable slasher) qui au début semble prendre son temps pour installer une ambiance, bénéficiant déjà d’un univers à fort potentiel (la fête foraine) pour en faire… bah rien, absolument rien. C’est mou, sans réel rebondissement, cousu de fil blanc, les personnages sont sans grand intérêt (à quoi sert le petit frère? on ne le saura jamais! pourquoi l’héroïne hurle sans raison? no sé, señor!), on a bien un clin d’oeil à Halloween et Psychose pour la forme mais, vraiment, il n’y a rien à sauver là dedans! Pas même la dose d’ironie que le réal trouve bon de rajouter à son insupportable métrage! La torture gratuite durera jusqu’au climax final, interminable et ridicule! Il faut dire que la final girl et le boogeyman sont déjà particulièrement empafés tous les deux, donc… Je m’étais déjà sacrément emmerdé devant Body Bags et Poltergeist (au point de couper les deux avant la fin) mais là c’est définitif, Hooper est vraiment l’exemple typique du réalisateur surcôté!

https://www.imdb.com/title/tt0082427/?ref_=fn_al_tt_1

Découvertes: The Prowler (1981), Evil Dead Trap (1988)

The Prowler: Le potentiel était là, hélas au lieu de partir totalement à contrepied des clichés du slasher, ce troisième film de Joseph Zito (à qui l’on doit déjà Abduction et Bloodrage et qui signera le volet final de la première quadrilogie des Vendredi 13) s’arrête en chemin… La faute à des personnages pas vraiment charismatiques et une tension très aléatoire. On retiendra donc surtout la mise en scène, un rythme lancinant plutôt efficace, quelques écarts sympa avec le genre (le film aurait pu tout aussi bien se passer totalement dans les années 1950) et un tueur ma foi assez original, aux intentions plutôt troubles (la logique dans ce film se rapprochant d’un onirisme à la Fulci, les musiques de Richard Einhorn, habitué du genre, soulignant la chose). A noter que l’on doit les effets gore à ce bon vieux Tom Savini!

https://www.imdb.com/title/tt0082951/

Evil Dead Trap: Slasher culte ne reniant pas ses spécificités japonaises (tendance à l’expérimentation, éléments démoniaco-fantastiques et clins d’oeil snuffs à la Satoru Hogura / Hideshi Hino) mais aux références un peu trop visibles (Evil Dead, Videodrome, la BO de Tomohiko Kura comme clin d’oeil évident aux gialli d’Argento et Fulci magnifiés par les Goblins et Fabio Frizzi), et souffrant d’une durée un poil abusive, Evil Dead Trap a forcément influencé les délires gores/sadiques d’un Takashi Miike et le torture porn. Et rien que pour tout ça, sa fin bisseuse à souhait et sa mise en scène soignée dans des décors abandonnés cauchemardesques, ce film de Toshiharu Ikeda (scénario de Takashi Ishii, bien connu des amateurs de gekiga/pinku eiga) mérite le coup d’oeil!

https://www.imdb.com/title/tt0167147/?ref_=fn_al_tt_1

Découvertes: Torso (1973), Abattoir 5 (1972), Irrémédiable (2020)

Torso: Si Black Christmas est le premier slasher, alors Torso est un de ses plus beaux précurseurs. Tueur cagoulé, gros plans sur l’arme du crime (et sur le gant du tueur, giallo oblige), filles réfugiés dans un endroit isolé, passage sur le trauma du tueur, personnes les plus sexués qui meurent en premier, grosse louche d’érotisme et de voyeurisme, vue subjective, meurtres gores, « final girl », le contrat est rempli! Avec en prime une superbe mise en scène (à moins que ça ne soit les décors) et un twist final pas daubé du tout (la fin est de toute façon un grand moment de torture psychologique)! C’est pas beau la vie?

https://www.imdb.com/title/tt0069920/?ref_=nv_sr_srsg_0

Abattoir 5: Adapté du roman de Kurt Vonnegut (lui même rescapé de Dresde), Abattoir 5 est un film dont la narration déconstruite raconte la vie de Billy Pilgrim, soldat américain rescapé de la Seconde Guerre Mondiale et plus particulièrement des bombardements de Dresde…qui a le pouvoir de voyager dans le temps (dans le passé comme dans l’avenir). Gros point noir, le (trop) bon fond du personnage principal (et l’aspect comique de certaines scènes) est vraiment un frein à la crédibilité de ce film, finalement assez vide et dont le seul véritable intérêt est de développer sur un aspect méconnu de la dernière guerre… Dommage!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27065.html

Irrémédiable: Achevant une trilogie entamée avec Open 24H, El Practicante est l’exemple type du thriller psychologique où tout est cousu de fil blanc et vaut surtout sur la performance de son acteur principal, Mario Casa, plutôt convaincant! La fin, tombant comme un cheveu sur la soupe, finisant d’achever l’impression de gâchis et d’incohérence. Signalons quand même la présence de Déborah François, actrice prometteuse mais clairement pas ici en grande forme…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=278142.html

Découvertes: The House on sorority row (1982), Carnage (1981), Jason le Mort-Vivant (1986)

Et on continue notre sélection slashers « méconnus », devenus finalement un podcast puis un cycle ah ah!

The House on sorority row: Globalement bien rythmé, gore à souhait, Sorority Row fait assurément partie du haut du panier des slashers 80’s, ménageant son suspense (je n’ai pas forcément vu venir le twist final, même si j’y ai pensé en début de film), dans la droite lignée de Black Christmas (comment ne pas y voir un joli clin d’oeil, entre la sororité et le rôle central du grenier?). Sans être à la hauteur de ses notables aînés, le métrage présente un boggeyman original, un scénario ingénieux et une unité de temps/de lieu habile, ce qui est déjà pas mal! Et les actrices, débutantes en majorité, s’en sortent honorablement!

Bonus: une bien belle chronique

https://www.imdb.com/title/tt0085694/?ref_=nv_sr_srsg_0

Carnage / The Burning: Autre slasher culte…finalement pas si mémorable que ça (malgré un bon dosage entre Vendredi 13 et Délivrance), vaut surtout pour son massacre aussi brutal que surprenant en milieu de film (où le boogeyman Cropsy élimine pas moins de cinq ados une main dans le slip) et…allez, son arme de prédilection, une cisaille à gazon (ça m’a pris 10 minutes pour me rappeller le terme exact). Disons même le clairement, malgré une intro façon Maniac, il est même très long à démarrer et frôle le répétitif. Notons aussi la présence de Jason Alexander (Seinfeld), Holly Hunter, Fisher Stevens et Tom Savini, décidemment partout (le bougre vient déjà d’enchaîner Vendredi 13, Maniac et The Prowler), au maquillage. Enfin, rassurez vous, c’est déjà 10 fois meilleur que le premier Vendredi 13, hein ah ah! Le thème principal est signé Rick Wakeman (Yes).

https://www.imdb.com/title/tt0082118/?ref_=nv_sr_srsg_0

Jason le Mort-Vivant (Vendredi 13 Part VI): Considéré par beaucoup comme le meilleur épisode de la franchise, ce sixième opus voit Jason rescuciter sous la forme d’un mort-vivant (le pépère étant mort dans le quatrième opus) et revenir faire le ménage autour du Crystal Lake de son enfance (qui n’est pas un jour mort noyé dans un lac, voyons?). L’ambiance et l’inventivité sont là. Le second degré est lui aussi omniprésent, ce qui est visiblement une nouveauté dans cette saga. Trop présent puisque cet aspect « fun » nuit pas mal au peu de tension déjà présente dans ce type de films (tant est qu’on puisse s’attacher à des personnages caricaturaux). Alors ça se laisse regarder distraitement, une main dans le bol de cahuètes… Je ne doute pas qu’il y a un public pour ça mais honnêtement ça me passe tellement au dessus que je commence à me demander comment cette franchise a pu traverser aussi aisément les décennies… On essayera tout de même le remake de 2009 prochainement. Comme quoi les à priori se révèlent parfois vrais…

https://www.imdb.com/title/tt0091080/?ref_=nv_sr_srsg_0

Cycle #4: Slashers

Cycle impromptu pour cette nouvelle année, ce quatrième cycle slashers sera l’occasion de découvrir une vingtaine de slashers dont les emblématiques The House on sorority row, Sleepaway Camp, The Prowler, Prom Night, My Bloody Valentine, The Burning, The Slumber Party Massacre, Evil Dead Trap, The Funhouse. Il y aura un peu de vintage avec Alice Sweet Alice, Torso et Peeping Tom, du néo-slasher avec All the Boys Love Mandy Lane, Jeepers Creepers, Haute Tension, The Strangers, Scream Girl et on profitera de l’occasion pour se refaire également Halloween 3, Freddy sort de la nuit et le premier Scream!

Et sans doute d’autres qui suivront! En espérant pas trop se coltiner du nanar quand même!

(en gras les articles déjà publiés)

Courte chronologie des slashers: influences/précurseurs, âge d’or, néo-slashers

Complément au podcast #5 dédié aux slashers (pour rappel, période dite « classique »: 1974–1993, « auto-centrée »: 1994–2000 et néo-slashers: 2000–2013)

Remontons aux origines…

Influences premières: « Whodunits » adaptés de Sherlock Holmes et Agatha Christie

« Horror thrillers » 60’s:  Psychose (60), Peeping Tom (60), Homicidal (61), Dementia 13 (63)…qui poseront également les bases des thrillers modernes

« Krimi » 60’s, adaptés des nouvelles d’Edgar Wallace

Citons également The Haunted house of horror (69), The House that screamed (69)

Giallos 70’s dont La Baie sanglante (71), Torso (73), Profondo Rosso (75)

Films d’exploitation 70’s (Grindhouse) et ses plus gros succès comme  L’Exorciste (73), Massacre à la tronçonneuse (74), La Colline a des yeux (77)

Splatters 60’s (Herschell Gordon Lewis): Blood Feast (63), 2000 Maniacs (64), The Wizard of gore (70)

Suivront And Soon the Darkness (70), Fright (71), Tower of Evil (72), Home for the Holidays (72), Silent Night, Bloody Night (72), Frightmare (74) mais surtout Black Christmas (74), premier slasher historique

Citons également Alice, Sweet Alice (76), The Town that dreaded sundown (76), The Redeemer: Son of Satan (78)

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est halloween01-1170x658-1.jpg

L’âge d’or: 1978-1984 (non exhaustif)

1978: Are You in the House AloneEyes of Laura MarsThe Toolbox murdersMeurtres au 43e étage, Halloween 

1979: When a stranger calls , Tourist trap , Driller Killer 

1980: Vendredi 13Prom NightTerror TrainSilent ScreamDon’t Answer the phoneDon’t Go in the houseManiac 

1981: SurvivanceMy Bloody ValentineThe FunhouseThe BurningHappy Birthday to meHell NightThe Prowler sans oublier les premières suites d’Halloween et de Vendredi 13

1982:  The Slumber Party MassacrePiecesAlone in the darkMadmanVisiting HoursNight Warning

1983: The House on sorority rowSleepaway CampThe Final Terror mais également la première suite de Psychose

1984: Les Griffes de la NuitSilent Night, Deadly NightSatan’s Blade

Le déclin

Dès 1985, c’est la crise, l’engouement du public n’est plus là, les producteurs ne suivent plus et la censure sévit toujours autant… Il faut dire que la ficelle a été utilisée jusqu’à la rupture.

Citons néanmoins April Fool’s day (86) Bloody Bird (87), The Stepfather (87), Maniac Cop (1988), Evil Dead Trap (88), Candyman (1992)

Le revival

Il est évidemment incarné par Scream (96) qui engendrera une vague de slashers partout dans le monde. Il présente un slasher plus « mature », de par son scénario, ses thématiques et ses personnages.

Citons aussi Souviens-toi l’été dernier (97), Urban Legend (98), Camp Blood (99), Destination Finale (2000),

Les néo slashers

Ces slashers « modernes » jouent et détournent les codes des slashers…et les mélangent à ceux d’autres genres, alors que le slasher tombera peu à peu dans l’oubli, au profit d’autres tendances horrifiques…

Citons en vrac: Jeepers Creepers (2001), Détour mortel (2003, tirant quand même sévèrement vers le survival), Haute Tension (2003), La Maison des 1000 Morts (2003), Hatchet (2006), Cold Prey (2006), Behind the Mask: The Rise of Leslie Vernon (2006), All the boys love Mandy Lane (2006), A l’intérieur (2007), Martyrs (2008), The Strangers (2008), You’re next (2011), La Cabane dans les bois (2011), Detention (2011), Scream Girl (2016), Happy Birthdead (2017)

Remakes/séries

Période de remakes des grands classiques des 70-80’s dès le Psychose de Gus Van Sant (98), suivront Black Christmas (2006, 2019), April Fool’s day (2008), When a stranger calls (2006), Prom Night (2008) Halloween (2007), My Bloody Valentine (2009), Vendredi 13 (2009), Sorority Row (2009), The Stepfather (2009), Les Griffes de la nuit (2010), Mother’s Day (2010), Silent Night 2012), Silent Night, Bloody Night: The Homecoming (2013)

Je n’ai pas évoqué les séries basées sur l’univers des slashers comme Bates Motel (2013) Scream (2015), Scream Queens (2015), Slasher (2016) (merci Lucy pour la remarque)

N’oublions pas non plus les satiriques La Cité de la peur (1994), Scary Movie (2000)

Découvertes: Capricorn One (1977), Klute (1971)

Capricorn One: Thriller au scénario ingénieux, porté par une brochette d’acteurs plus ou moins habitués à des seconds rôles mais qu’on connaît forcément (James Brolin, Telly Savalas et même…O.J. Simpson), Capricorn One est situé à la croisée du scandale du Watergate et des théories sur l’alunissage qui aurait été filmé en studio. Trois astronautes sont ainsi forcés de mettre en scène le succès d’une mission spatiale vers Mars, pour le profit de la NASA et la crédibilité du Président des USA, leurs familles étant prises en otage. Seulement un technicien de la NASA, puis son ami journaliste vont commencer à avoir eux aussi des doutes sur la véracité du projet spatial. Bien rythmé, diversifié côté décors, parsemé de second degré, le film mèle intelligemment les deux « histoires » (le sort des astronautes et l’enquête du journaliste) jusqu’à un survival plus « classique » en guise d’apothéose finale (un peu grossier, ce survival d’ailleurs). Assez osé pour l’époque vu les sujets abordés (pouvoir des images, intérêts politiques,…)! Une bonne surprise!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=36610.html

Klute: Enquêtant sur la disparition d’un homme à la supposée double vie, le détective privé John Klute (Donald Sutherland) n’a d’autre choix que de repartir à zéro et interroger Bree Daniels, une call-girl new yorkaise (Jane Fonda dans un rôle aussi inhabituel que détonnant) que le disparu aurait fréquenté. Voilà le pitch de départ pour ce formidable thriller qui vous entraînera dans les bas fonds de la Grande Pomme! La complémentarité entre ce Klute froid et incorruptible et Daniels alternant entre indépendance et vulnérabilité me rappelle les rapports complexes mais fascinants entre Blomkvist et Saladner dans la saga Millenium. La BO de Michael Small (qui collaborera maintes fois avec le réal) est mémorable. Et que dire de ce final glaçant en diable? En tout ça si vous n’êtes pas allergique aux thrillers au rythme lancinant, à la menace suggérée (plutôt que montrée), tenant magistralement le suspense sur la durée et n’ayant pas peur de développer ses personnages (finalement aussi voire plus importants que l’enquête elle même), avec une image classe et une ambiance paranoïaque à la De Palma (Pakula ayant commencé sa carrière en même temps que l’ami Brian), Klute est fait pour vous! Foncez!

Superbe critique du film

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=45028.html