Découvertes: Robowar (1988), Un espion ordinaire (2020), A Map to the stars (2014)

Robowar: On retente un métrage de l’infâme Bruno Mattei (crédité une nouvelle fois comme Vincent Dawn) avec ce Robowar des familles. Si celui ci s’avère à première vue plus regardable et mieux réalisé que Virus Cannibale (il faut le dire vite), on s’aperçoit bien vite qu’il ne s’agit que d’une synthèse putassière et improbable de Predator, Commando et Terminator (pas vraiment le genre de films passés inaperçus dans les 80’s) avec…les moyens du bord et les acteurs qui vont avec (mention spéciale au sosie de Chuck Norris). Et si les réal italiens de l’époque savaient agrémenter leur manque d’originalité par quelques spécialités du crû ou quelques trouvailles, Mattei, lui, se contente une nouvelle fois du strict minimum, allant jusqu’à totalement foirer le look de sa « créature » (et je parle pas de sa voix synthétique) ou reprendre des scènes plan pour plan (on aprle quand même du roi des stock-shots). Alors oui, c’est relativement bien rythmé pour qui ne connaîtrait pas les films cités plus haut, sans doute hilarant pour les fans de nanars carabinés mais d’une platitude catastrophique pour les autres. Encore une fois, la vie est bien trop courte pour s’infliger ce genre de série Z sans intérêt. Je ne suis décidement pas le public, comme dirait l’autre.

https://www.imdb.com/title/tt0096000/?ref_=nv_sr_srsg_0

T’as peur hein? Dis le que t’as peur, enculé!

Un espion ordinaire: Rentrons directement dans le vif du sujet: l’énorme défaut de ce film est d’avoir privilégié son visuel/ambiances (réussies) aux personnages/scénario. Nous sommes pourtant devant un film d’espionnage, au moment où le monde était suspendu entre deux super-puissances mondiales se menaçant par frappe nucléaire interposée et putain, à aucun moment je n’ai senti les héros en danger et je me suis même demandé à la moitié du film si le scénariste était capable d’écrire le moindre rebondissement avant la fin tellement les mécanismes semblaient gros et éculés. Le second degré permanent plombe un peu plus la crédibilité des personnages et la profondeur dramatique forcément au rabais. Les multiples scènes « familiales » ne servent pas le propos et entâchent même l’intrigue. Alors oui, les acteurs principaux (Benedict Cumberbatch, Merab Ninidze) portent le film mais c’est trop peu à se mettre sous la dent. On suppose que le réal (Dominic Cooke, un habitué du théâtre) voulait casser un peu les codes mais au final, on aurait préféré moins audacieux et plus crédible… En résumé, un film « vintage » inspiré d’histoire vraie mais synthétique à souhait et (au passage) réécrivant largement l’Histoire des fois que le public serait un peu trop con pour se perdre dans quelques nuances…

https://www.imdb.com/title/tt8368512/?ref_=fn_al_tt_1

Maps to the stars: Cosmopolis (dont Maps n’est franchement pas très éloigné thématiquement) étant sans l’ombre d’un doute ma pire expérience en salles (vous savez ce genre de films où vous vous demandez ce qui vous retient de partir en plein milieu), j’ai bien traîné pour découvrir le dernier Cronenberg en date! Et…ma foi, celui ci est assez intéressant! Bien sûr, c’est à des années lumières du Cronenberg d’antan et de sa body horror frontale mais Maps poursuit finalement l’évolution logique de son cinéma depuis M.Butterfly/Crash. L’ « horreur » cérébrale c’est bien aussi, de temps en temps! Ce film c’est évidemment une chronique du microcosme hollywoodien et de ceux qui le font vivre, avec le lot de saloperies qui vont avec: névroses, traumas, excès, mesquineries, relations d’intérêt,… Son jumeau Cosmopolis proposait, à sa…façon, un regard acéré sur nos sociétés modernes, dont l’humanité semble de plus en plus absente quand elle n’est pas purement broyée. Ici c’est le cocon familial qui trinque sévère! A ce petit jeu là, le casting s’en sort bien (Moore et Wasikowska en tête). Le centre du récit, lui, est constitué de deux histoires qui s’entrecroisent au travers d’un truculent personnage jusqu’à la tragédie finale où on arrivera à y voir un peu plus clair. Et c’est particulièrement sur cet aspect que le canadien se montre le plus intéressant: dans le jeu de pistes, les sous-entendus, les répercussions temporelles, le symbolisme,… Le tout teinté de fantastique et d’humour absurde à la Lynch (période Mulholland Drive, forcément). Mieux rythmé, moins verbeux que son prédécesseur, Maps peut dérouter mais il ne laisse pas le spectateur en chemin. Si la mise en scène est devenue propre, c’est n’est qu’en apparence et c’est pour mieux mettre à nu les monstres du quotidien. Point d’individu qui mute et menace la société (encore que) mais une société en mutation qui finit par créer ses propres freaks, qui par manque d’alternative, finissent fatalement par se vampiriser entre eux. Je sais que le métrage a rebuté pas mal de monde lors de sa sortie (pour les raisons citées plus haut mais aussi pour certains FX immondes et une énumération de clichés) mais ça se regarde largement, même si on a bien évidemment conscience qu’on aura pas droit à grand chose de novateur!

https://www.imdb.com/title/tt2172584/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: Peeping Tom (1960), Mandibules (2020), Bloody Bird (1987), Carnival of Souls (1962), The Nest (2013)

Peeping Tom/Le Voyeur: Film matriciel s’il en est, offrant entre autres des vues subjectives du plus bel effet, on comprend aisément pourquoi et comment Peeping Tom a inspiré des films de psycho-killers tous plus malsains les uns que les autres: gialli, slashers, snuff movies! Souvent comparé à son jumeau Psychose (qui aura l’avantage d’une meilleure mise en scène -encore que- mais surtout d’un réalisateur plus renommé), le film de Michael Powell va pourtant plus loin dans ses thématiques, notamment en rentrant totalement dans la psyché de son antihéros et en l’humanisant via sa relation impossible avec sa voisine Helen Stephens (Anna Massey que l’on retrouvera dans Frenzy), ce qui donne un côté drame shakespearien bienvenue. Obsédé (voire dépendant) par le « pouvoir » des caméras (d’où un côté « méta » sur le cinéma, qu’on retrouvera chez Antonioni, De Palma ou Haneke), s’adonnant à des délires de grandeur, miné par des traumas enfantins, les tueries de Mark Lewis (superbe Karlheinz Böhm) ne peuvent que mal finir mais le métrage réussit à nous tenir en haleine tout d’un long, jusqu’au magnifique climax final. Le film, original, brillant, dense et qui mérite amplement d’être (re)découvert, fera couler beaucoup d’encre à sa sortie et sera distribué quasi clandestinement les premiers temps, précipitant la fin de carrière de son réalisateur. Profondément injuste.

https://www.imdb.com/title/tt0054167/?ref_=fn_al_tt_1

Mandibules: Première séance de 2021 pour votre hôte et l’occasion de voir si Dupieux persévère dans la « normalisation » de son univers, entamée avec Au Poste! et Le Daim (qui sont tout à fait corrects). Hé bien c’est le cas, Mandibules est un film à l’esthétique lèchée (tourné dans le Var, de souvenir), parsemé de quelques fulgurances absurdes mais qui reste bien trop sage pour les amateurs de ses anciens films (dont je suis). Les acteurs s’en sortent bien (il faut dire que Grégoire Ludig et David Marsais sont dans leur élément) mais au vu de certains potentiels (je pense à Bruno Lochet par exemple) et du pitch de départ, il y avait certainement matière à donner une autre ampleur à ce film. Pour être plus précis, on a parfois plus l’impression de regarder un métrage du Palmashow qui traîne en longueur qu’un film de Dupieux. Après, on ne va pas se mentir: retrouver le chemin des salles obscures après plus de six mois est un plaisir, alors on ne va pas trop en tenir rigueur à Dupieux mais on attend de pied ferme Incroyable mais vrai, son prochain métrage prévu pour la fin de l’année, avec Alain Chabat et Léa Drucker.

https://www.imdb.com/title/tt10375106/?ref_=nv_sr_srsg_0

Bloody Bird/Stage Fright: Soavi ayant signé l’excellent Dellamorte Dellamore (chronique à venir d’ailleurs), j’étais plutôt enthousiaste à l’idée de découvrir ce slasher/giallo de la fin des 80’s. Grand mal m’en a pris parce qu’à part une succession de clichés tellement grotesque que j’ai dû arrêter le visionnage pour vérifier si ce n’était pas une parodie assumée, c’est vraiment l’impression de gâchis qui surnage. Pourtant vu le sujet et l’apparence du tueur, il y avait un certain potentiel… On sauvera juste la BO de Simon Boswell (Phenomena, Demons 2, Santa Sangre et j’en passe). En espérant que Sanctuaire et La Secte ne soient pas du même acabit!

https://www.imdb.com/title/tt0092576/?ref_=fn_al_tt_1

Tu as peur? Hein, dis le que tu as peur! Regarde comme je saute haut!

Carnival of Souls/Le Carnaval des Âmes: Mon premier rapport avec Carnival était un vieux doccumentaire sur le cinéma de genre diffusé sur Arte pour Halloween (on devait être dans les années 1990) suivi du film de Herk Harvey (qui joue le « revenant » principal dans ce film) où certaines images sont restées gravées en mémoire (dont certains passages de Phantasm et je ne sais quel opus d’Hellraiser). Mais trop jeune pour ce genre de film tout en ambiances, je n’ai jamais réussi à passer le cap. Jusqu’à aujourd’hui! Et ma foi, c’est plutôt une bonne surprise, à classer dans les films à petit budget, bien rythmé, qui propose de vrais moments de bravoure, à l’instar de Messiah Of Evil (qu’il serait grand temps que je retente). Unique rescapée d’un accident de la route, la protagoniste (incarnée par Candace Hilligoss, qui porte totalement le film sur ses épaules) se met à avoir des visions impliquant un homme à l’aspect livide et un grand bâtiment abandonné, près d’un lac. Le noir & blanc est superbe, certains plans très inspirés et le propos est assez avant gardiste (rôle de femme forte, flou entre réalité et visions, malédiction dont on ne peut se défaire, motifs récurrents,…). Même si le final est prévisible aujourd’hui, le traitement des « revenants », à la lisière entre spectres et zombies modernes (qui, comme dit dans le dernier PIFFFcast, sont plus proches des goules qu’autre chose) est original et donne du sens au scénario. En le regardant, on pense tour à tour à Shining, Eraserhead, La Nuit des morts vivants. Hélas ni Hilligoss ni Harvey (dont c’est le seul long métrage) ne feront une grande carrière par la suite, le film faisant un bide lors de sa sortie, comme beaucoup de films au statut passé culte avec le temps. Un film qui sait proposer de vrais instants de poésie sans jamais cesser d’être inquiétant (on fleurte d’ailleurs avec le thriller psychologique), quoi qu’il en soit!

Pour aller plus loin (eng)!

https://www.imdb.com/title/tt0055830/?ref_=nv_sr_srsg_0

The Nest: Court métrage (en plan séquence) représentatif de l’évolution du réalisateur, The Nest présente un body horror suggéré, verbeux, là où les anciens Cronenberg montraient l’horreur frontalement (sans pour autant négliger leur portée symbolique et leurs réflexions sur les sociétés humaines). L’intérêt de The Nest résidant aussi dans la potentielle inversion des rapports de force entre les deux personnages. Alors oui, ça marche sur une courte durée mais ça donne aussi des trucs très moches, comme Cosmopolis!

https://www.imdb.com/title/tt3831484/?ref_=fn_tt_tt_12

Découvertes: Virus Cannibale (1980), Les Nuits de Dracula (1970), Chromosome 3 (1979)

Bonjour, nous interrompons temporairement cette longue liste de relais de podcasts produits en quantité industrielle pour vous signalez qu’au delà d’être un podcast qui se perd dans 10 000 formats, Genre ! est avant tout un blog de critiques de de films (bis ou pas) vus…entre deux podcasts, justement! :p

Virus Cannibale: On entre (enfin) dans le territoire du Z avéré avec ce film emblématique de Bruno « Vincent Dawn » Mattei (que beaucoup connaissent sans doute grâce à Nanarland mais qui reste surtout un incontournable du cinéma d’exploitation européen, à côté des Franco, D’Amato, Rollin, Fulci et autres Lenzi), sorte de patchwork de film d’action, d’exploitation cannibale et d’énième variation de films de zombies, soit tout ce qui faisait vendre à l’époque. Ce film donne salement l’impression de ne pas savoir où il va et même si l’ambiance moite typique des deux derniers sous genres « à l’italienne » est bien présent, le côté « au rabais » des maquillages, des costumes, du script (un summum d’incohérence), des acteurs (même les gosses réussissent à jouer mal) et même de la mise en scène (même si c’est bien elle qui s’en sort le mieux en définitive, il faut dire que Mattei a une longue carrière de monteur derrière lui) rend le tout vraiment indigeste pour aller jusqu’au bout, même pour un amateur d’exploitation européenne! Effet évidemment amplifié par les emprunts à gauche à droite (des morceaux des Goblins aux stock shots pas du tout raccords avec le lieu de l’action). Personnellement, j’ai toujours distingué les bons nanars (involontaires le plus souvent) et les mauvais. Et je déteste la sensation de perdre mon temps devant un film, même si le nawak est présent. Je vous laisse deviner dans quelle catégorie je range ce métrage… On tentera quand même Les Rats de Manhattan ou un ptit Shocking Dark des familles à l’avenir (vu la filmo foisonnante du Monsieur, on a l’embarras du choix) mais j’ai comme un doute, quand on sait à quel point certains ont pondu des chefs d’oeuvres bis avec un peu de bonne volonté…

Bonus: Mattei, on préfère quand c’est David Didelot qui en parle (Vidéotopsie)!

https://www.imdb.com/title/tt0082559/?ref_=nv_sr_srsg_0

On est vraiment sur de l’actor studio, Monique!

Les Nuits de Dracula/Nachts, wenn Dracula erwacht: Comme dit dans le dernier podcast, il était quand même temps d’entamer la découverte de la filmo de Jess Franco (173 films qui s’étendent de 1959 à 2013, quand même, respect!), en tant qu’amateur d’exploit européenne qui se respecte! Et bien…à part être un des rares films de vampires à respecter le récit originel de Bram Stoker (Londres étant tout de même remplacé par Budapest), ce métrage est décidement trop mal rythmé et dénué de tension (j’omets volontairement le jeu d’acteurs et les animaux en toc vu que c’est le jeu avec l’exploit’). La présence d’un Christopher Lee moustachu rajeunissant à vue d’oeil et d’un inquiétant Klaus Kinski mutique (apparaissant ici contre son gré) n’y feront rien, ce qui est dommage, car son style épuré, baroque et certains plans extérieurs n’étaient pas si inintéressants! L’érotisme est peu présent, ce qui est quand même un comble pour un film de Franco! On retentera tout de même avec Succubus ou L’Horrible Dr Orloff! Signalons que 1970 correspond à l’année de disparition de sa muse Soledad Miranda (qui joue ici le rôle de Lucy Westenra), le début du lent déclin qualitatif de son cinéma mais également qu’on retrouve un certain Bruno Mattei au montage!

https://www.imdb.com/title/tt0065569/?ref_=fn_al_tt_1

Chromosome 3/The Brood: Rare vieux classique du canadien que je n’avais pas encore vu (enfin, plus exactement retenté), The Brood s’avère un excellent Cronenberg, drame horrifique teinté d’un fond social très intéressant quasi cathartique (le réalisateur venait alors de divorcer de sa première épouse, membre d’une secte refusant la psychiatrie et se voit contrait de lui arracher leur fille) et continue la piste de sa fascination pour l’horreur corporelle déjà bien entamé avec Rage deux ans avant. L’ambiance glauque caractéristique des premiers Cronenberg est bien présente malgré le budget (1,5 millions), certains plans font déjà mouche et le fond ouvre déjà à beaucoup d’interprétations: le « créateur » dépassé par les pouvoirs de sa « créature », les familles séparées se livrant des guerres ouvertes via l’infuence/le discours qu’ils infligent à leurs enfants, les liens entre psyché et corps, la mémoire génétique, etc. Seules véritables ombres au tableau: certains seconds rôles assez moyens (Cindy Hinds en tête) et un script un peu répétitif à la longue. le début d’une belle période faste pour Cronenberg, qui nous régalera pendant presque vingt ans jusqu’à ce Existenz en demie teinte… Commencera alors une seconde période pour le réalisateur, plus verbeuse et analytique mais hélas assurément moins passionnante!

https://www.imdb.com/title/tt0078908/?ref_=nv_sr_srsg_0

Puisqu’on parlait de slashers il y a peu, signalons tout de même la série de vidéos de Close Up sur le sujet ainsi que l’anthologie dispo chez les amis de Mad Movies!

Semaine spéciale « L’Envers du Culte »! (5/7) Podcast #14

Du sexe, de la violence et pas mal de cauchemars éveillés, c’est Videodrome, le chef d’oeuvre de David Cronenberg (1983) au menu de L’Envers du culte aujourd’hui! And long live the new flesh!

Pour aller plus loin, un podcast anglophone, comme d’habitude!

Sans oublier la traditionnelle analyse du film!

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Fond sonore: « Detox » (Karl Casey @ White Bat Audio)

Genre #19: The Low Road – Kaamelott, une exception française ? Genre!

Nouveau format court (encore?) sur le vif consacré à une poignée de séries et qui permet une rentrée tout en douceur, on revient aujourd'hui brièvement sur certaines raisons du succès de Kaamelott, la série d'Alexandre Astier (incarnant évidemment le rôle d'Arthur Pendragon dans celle ci) débutée en 2005 et qui a eu enfin droit à une transition cinématographique cet été! Evoqués dans l'émission: Kaamelott (2005), Kaamelott Premier Volet (2021), Excalibur (1981, largement adapté des écrits de Thomas Malory), Caméra Café (2001) Pour aller plus loin: 1 2 Les articles et analyses reviennent bientôt sur https://genrepodcast.frPlus de Twitter ou de Utip, vu le peu que ça sert. Par contre pas impossible que je mette ces podcasts sur Youtube un jour, on verra…Ce podcast est diffusé sur iTunes,Spotify et Deezer
  1. Genre #19: The Low Road – Kaamelott, une exception française ?
  2. Genre #18: Film du mois de mai 2021 – Toutes les couleurs du vice (1972)
  3. Genre #17: Film du mois d'avril 2021 – Suspiria (2018)
  4. Genre #16: L'Envers du culte – Le Loup-Garou de Londres/ An American Werewolf in London (1981)
  5. Genre #15: L'Envers du culte – La Dernière Maison sur la Gauche (1972)