Découvertes express et revisionnage: la trilogie Batman de Christopher Nolan (Batman Begins, The Dark Knight, The Dark Knight Rises)

Toujours aussi peu de temps à consacrer à ce blog mais ma foi, on s’accroche! Petit plaisir de printemps avec une des (très) rares franchises de super-héros qui me parlent, en attendant la chronique de The Batman (2022) !

Batman Begins (2005): Malgré le casting cinq étoiles (Bale, Neeson, le tiercé gagnant Caine/Freeman/Oldman, Holmes, Hauer, Murphy,…) et un univers aussi lèché visuellement que dramatiquement sombre/épique (merci les décors anglais et la musique d’Hans Zimmer), ce premier opus ne parvient pas à masquer un certain nombre de faiblesses (romance bidon, film globalement pauvre en vilains, perso peu fouillés, facilités scénaristiques, tout ça me rappelle le gros point noir des James Bond) et de petites baisses de rythmes que l’on mettra sur le compte du scénario (co-écrit avec David S. Goyer à qui l’on doit ceux de Blade, Dark City et The Crow: La Cité des Anges, autant dire pas un petit joueur question univers ténébreux) qui s’attache à redéfinir toute la mythologie du Chevalier Noir (notamment ses liens avec Ra’s al Ghul) à partir de ses origines… Mais ne boudons pas notre plaisir, c’est au moins aussi mémorable que le diptyque de Tim Burton et ça permet d’oublier les horreurs signées Schumacher, ce qui n’est pas rien!

https://www.imdb.com/title/tt0372784/?ref_=nv_sr_srsg_0

The Dark Knight (2008, revisionnage): Bien qu’il soit sensiblement meilleur dans mes souvenirs, The Dark Knight marque évidemment les esprits pour la prestation mémorable du duo de vilains incarnés par Heath Ledger (dont ce sera hélas le dernier rôle)/Aaron Eckhart (au point d’éclipser totalement notre homme chauve-souris), son scénario bien ficellé et une tonalité nihiliste jamais vu dans un film de super-héros (et si comme moi vous préférez ce ton adulte, jetez vous sur des univers comme ceux de Sin City, The Crow, Robocop, Watchmen, Blade, Constantine, Spawn, The Punisher,…). Par contre, on se demande vraiment comment la fadasse Maggie Gyllenhaal a pu être embauchée sur le projet (elle réussit à faire pire que Holmes, c’est pas rien!)… Clairement l’opus le plus solide et le plus osé du reboot de Nolan (il faut dire qu’ici les personnages sont développés et le montage maîtrisé), alors inutile d’en dire plus!

https://www.imdb.com/title/tt0468569/?ref_=nv_sr_srsg_0

The Dark Knight Rises (2012): Episode final qui, une fois de plus, malgré son casting impressionnant (les excellents Hardy et Hathaway qui auraient mérité un meilleur traitement de leurs personnages, Cotillard, Temple, Gordon-Levitt,…) et de bons twists, sombre dans de fâcheuses invraisemblances scénaristiques (inutile de les citer, elles sont légion) qui tendent à contrebalancer le reste… Ca reste plus haletant que Batman Begins mais, à l’image de beaucoup trop de films de Nolan, cela prouve surtout que trop miser sur un concept et le visuel (surtout avec ce Gotham là plus proche de Manhattan que de Chicago) ne suffisent pas pour clouer le spectateur à son siège pendant plus de deux heures! Il n’en reste pas moins que Christopher Nolan achève ici ce qui se fait de mieux dans les sagas de super-héros qui ne confondent pas blockbusters taillés pour les salles et divertissements débiles (coucou le MCU et ses fanboys insupportables!).

https://www.imdb.com/title/tt1345836/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes express: Coherence (2013), Vampires en toute intimité (2014), Massacre à la tronçonneuse (2003)

Coherence: Sorte de Primer sans le côté too much, thriller intimiste et intelligent nappé d’une bonne dose de hard SF, Coherence réussit à insuffler une ambiance paranoïaque et anxiogène avec peu de moyens (budget de 50 000 dollars) mais un synopsis simple et percutant (un groupe d’amis de longue date se retrouve pour un repas alors qu’une comète passant dans le coin est potentiellement à l’origine d’une panne électrique générale). Introduisant la théorie du chat de Schrödinger et donc la présence d’univers parallèles/doubles comme son successeur plus connu, montrant peu de choses mais suggérant beaucoup (on est pas pris inutilement par la main comme dans Tenet donc), ce quasi huis clos dissèque également la question des relations sociales, des microcosmes face à un danger inconnu. Une bien belle découverte sur des sujets quantiques suggérée par Intercut (qui a bien grandi depuis et que je ne vous recommanderai jamais assez)!

https://www.imdb.com/title/tt2866360/?ref_=fn_al_tt_1

Vampires en toute intimité: Mockumentaire très drôle (je n’ai pas le souvenir d’avoir autant reniflé devant un film depuis un bon bout de temps) de/avec Taika Waititi sur un clan de vampires vivant en collocation, Vampires en toute intimité vaut assurément le coup d’oeil. Vraiment bien dosé, si les moments de malaise succulents de The Office, C’est arrivé près de chez vous ou d’un bon vieux Borat des familles, que les équipes de losers magnifiques vous parlent, jetez vous y dessus sans hésiter! A noter que la VF du film (visiblement controversée) est assurée par Astier, Salomone, Testot, Nicolas et Bruno et qu’il existe une série du même nom sur le même univers (dont Waititi est d’ailleurs producteur).

https://www.imdb.com/title/tt3416742/?ref_=nv_sr_srsg_0

Massacre à la tronçonneuse (remake/reboot): Remake que je voulais voir depuis longtemps au vu de sa réputation et qui se laisse agréablement regarder, ce cinquième opus de la saga maudite (une de plus!) prend évidemment des libertés avec le modèle originel tout en conservant son côté glauque et poisseux qui faisait tout son sel (même si on est ici dans une frontalité assez assumée façon Aja avec La Colline a des yeux). On évite donc une repompe génante et inutile de la scène du repas (exemple pris au hasard) puisque Marcus Nispel semble avoir compris l’essence même de TCM et prend bien son temps pour installer ses personnages, ses ambiances et surtout son visuel. Cela fait vraiment plaisir, tellement cet amour du détail et du travail bien fait sans tomber dans le fan service reste bien rare dans le cinéma de genre actuel! Leatherface (campé ici par Andrew Bryniarski, qu’on retrouvera dans l’opus suivant trois ans plus tard, préquelle du film ici chroniqué) est très réussi, les acteurs s’en sortent globalement bien et on retrouve avec plaisir quelques tronches plus ou moins connues: Biel, Leerhsen, Lee Ermey, Tucker, Vogel,… On se fera donc le remake de Vendredi 13 du même monsieur avec un certain intérêt maintenant (de toute façon il ne peut pas être plus nullissime que l’original)!

https://www.imdb.com/title/tt0324216/?ref_=nv_sr_srsg_5

Vous reprendrez bien un peu de sévices? (Saga Hellraiser 1-5)

Et si on se faisait un bout de saga culte (et…désastreuse, comme toutes les franchises horrifiques) pour fêter le retour des parutions sur ce blog, mmh?

Revisionnages:

Hellraiser, Le Pacte (1987): Vous connaissez sans doute l’histoire, inutile de revenir dessus: dans les 80’s, Clive Barker obtient l’opportunité de réaliser l’adaptation d’une de ses propres nouvelles: The Hellbound Heart, publiée un an plus tôt. Il faut dire aussi que Stephen King lui même avait l’écrivain anglais à la bonne! Et putain, c’est clairement une réussite sur tous les plans: visuel, inventivité, mise en scène…et même en terme de scénario. Ce qui marque lors du premier visionnage, c’est évidemment une vision totalement novatrice et moderne dans sa façon d’aborder l’horreur au cinéma, comment l’Enfer lui même peut s’immiscer dans notre quotidien. Abordant avec brio le duo si casse-gueule sexe/horreur, le métrage réussit le pari de rendre l’univers sado-masochiste et morbide des Cénobites si fascinant. Evidemment les effets spéciaux de Bob Keen y sont pour beaucoup mais pour une première réalisation, Barker s’en sort honorablement et propose un métrage qui va même plus loin que ses thématiques principales. Doug Bradley y campe un Pinhead glaçant, rôle qu’il reprendra dans les sept prochains films de la saga (où son personnage deviendra un prétexte à des suites de plus en plus improbables). Après ce revisionnage, il est clair que le métrage a bien vieilli, reste toujours aussi corrosif, malsain et dérangeant. Non dénué d’humour, il nous propose un quasi huis clos qui prend le temps de développer ses personnages, notamment féminins (mention spéciale à Clare Higgins qui se démarque clairement du lot), ce qui lui permet de gommer sans mal ses quelques incohérences. Un classique incontournable auquel on a déjà consacré un podcast, rappelez vous!

On rappelle aussi que le grand Alt236 y a consacré une vidéo entière!

https://www.imdb.com/title/tt0093177/?ref_=nv_sr_srsg_0

Hellraiser 2 , Hellbound (1988): Suite direct du premier film, dans lequel on retrouve avec joie Ashley « Kirsty » Laurence, Clare « Julia » Higgins, Sean » Frank » Chapman (dans un rôle mineur) et bien sûr Doug « Pinhead » Bradley, Hellbound est surtout connue pour être l’opus le plus acceptable de la floppée…de navets que va générer le succès du Pacte… « Les Ecorchés » a en effet le mérite de nous proposer une vision originale et réussie du monde des Cénobites (très inspirée des travaux de M.C. Escher)…ainsi que de leur dieu Léviathan! L’action dans un hôpital psychiatrique où personne ne prend Kirsty au sérieux fera immédiatement penser à Dream Warriors, le troisième opus des Griffes de la Nuit (et accessoirement l’un des plus solides), la transformation de Channard suinte les influences body horror de Cronenberg! Un métrage dans la continuité pure du premier, qui vient étoffer la mythologie cauchemardo-religieuse de la saga donc mais qui essaye aussi par moments de prendre une direction différente. Mais…et c’est là où le bât blesse, une suite assez décevante après revisionnage, au vu de sa conclusion expédiée, de sa structure narrative plus classique (et assez incohérente par moments) qui sent pas mal la repompe paresseuse à divers égards (le « retour » de Julia, les différents flashbacks lourdingues,…)! Pour preuve, je n’avais quasi aucun souvenir de ce film et il est certain que le niveau de kitsch est bien plus présent que chez son aîné… Vous êtes avertis!

https://www.imdb.com/title/tt0095294/?ref_=nv_sr_srsg_5

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Découvertes

Hellraiser 3, Hell on Earth (1992): Troisième opus et….c’est déjà le début de la fin. On a à faire ici à un métrage d’horreur tombant dans tous les travers des 80/90’s: personnages clichés et mal joués (autant dire inintéressants), cénobites plus ridicules que malsains, Pinhead trouve le moyen de parvenir dans notre monde et se prend pour Freddy Krueger (parce que…pourquoi pas?)…faisant du même coup basculer le métrage dans le slasher de bas étage,… On sauvera bien volontiers l’aspect inventif et décomplexé, une certaine continuité avec le deuxième film, la volonté de donner un background à Pinhead mais c’est hélas bien peu pour pouvoir vous recommander ce film, qui semble totalement abandonné au bon vouloir des producteurs, détruisant du même coup toute la subtilité de l’univers (pas vraiment manichéen) créé par Barker…

https://www.imdb.com/title/tt0104409/?ref_=tt_sims_tt_i_2

Hellraiser 4, Bloodline (1996): On continue sans perdre de temps avec cette suite construite sur trois échelles de temps différentes…mais qui n’aura finalement d’intérêt que pour sa première partie (les origines du premier cube créé au XVIIIe siècle) et le personnage d’Angélique (Valentina Vargas). Autrement ça reste un joli foutoir (voire un plagiat pour la partie dans l’espace, coucou Terminator, Alien, Event Horizon, Jason X,…) assez ennuyant à regarder. Vu le contexte de réalisation du film, c’était prévisible mais bon… Notez que c’est le dernier opus a être sorti en salles et a faire l’effort de continuer tant bien que mal la mythologie entamée dès le premier opus (Barker ne s’impliquera d’ailleurs plus dans les prochaines suites, préférant se consacrer aux comics du même univers).

https://www.imdb.com/title/tt0116514/?ref_=tt_sims_tt_i_2

Hellraiser 5, Inferno (2000): Enfin une suite qui a quelque chose d’original à proposer! Bon, d’accord, c’est extrêmement maladroit (à l’image d’une certaine scène WTF avec des cowboys karatékas), l’acteur principal (Craig Sheffer) est à la ramasse comme jamais et la mise en scène reste plutôt standard. Mais merde, on est vraiment proche du sublime L’Echelle de Jacob (le talent d’écriture en moins puisque Peter Atkins, scénariste sur la saga depuis Hellbound a choisi de claquer la porte) question horreur psychologique et univers poisseux, les Cénobites se rapprochent enfin des originels, après deux films plus que moyens, c’est pas rien tout ça! Hélas la trame principale de cette enquête demeure trop éloignée de la mythologie originelle pour valider définitivement l’ensemble, comme Pinhead qui apparait finalement bien peu à l’écran!

https://www.imdb.com/title/tt0229440/?ref_=tt_sims_tt_i_3

Alors inutile de dire qu’il vaut mieux grandement éviter les films suivants vu la qualité des scénarios et du jeu d’acteurs de derniers films chroniqués plus haut, même si le dixième épisode (Judgement, sorti en 2018) a visiblement son lot de défenseurs… Les meilleurs franchises d’horreur sont définitivement les plus courtes!

En vous recommandant les précieuses vidéos de Ratelrock sur le sujet (qui a aussi fait un excellent travail sur Massacre à la tronçonneuse): https://www.youtube.com/watch?v=QyzaRNRUVeg&list=PL7MHX26OItb9sOg6Z3adgjMtNoAe7Gxo5

Découverte: Sex Addict (2008)

Oui, Sex Addict/Bad Biology fait depuis longtemps partie de mes interminables listes de films à voir. Alors, simple curiosité ou film qui se tient?

Réalisé par Frank Henenlotter (à qui l’on doit Basket Case, Elmer le remue-méninges et Frankenhooker) et proposant un pitch délirant que n’aurait pas renié les production Troma (soit la rencontre de deux jeunes personnes à la libido exacerbée, une femme aux sept clitoris et un homme au phallus doté de conscience), le film se tient plutôt bien jusqu’à sa conclusion (dès que le réal se décide à montrer frontalement le phallus, au final), franchement poussive et sans grand intérêt (désolé Jelena Jensen!). Pour le reste, ça se suit plutôt bien, ça fourmille de bonnes idées ça et là (en terme de scénario, de mise en scène)… Et surtout, malgré un côté trash (surtout dans les dialogues) et comique, Sex Addict montre une facette plutôt glauque de l’addcition sexuelle (bien mieux que l’ennuyeux Shame, je trouve), même si ça ne le fera pas rester dans les mémoires!

Bref, Sex Addict est une curiosité décomplexée et honnête mais qui, malgré de bonnes idées, s’avère assez dispensable…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=138708.html

Découvertes express: Les Moissons du ciel (1978), Messiah of Evil (1973), Bug (2006)

Les Moissons du Ciel: On se lance enfin à la découverte approfondie de Terrence Mallick avec son second métrage qui imposera la patte du réal comme une des plus singulières du Nouvel Hollywood: rythme contemplatif, voix off omniprésente, narration laissant une large part aux images plus qu’au dialogues/scénario. Les plans sont tout bonnement ultimes, de ceux tournés pendant l’heure bleue aux superbes plans d’incendie de fin, en passant par des gros plans et des paysages au rendu quasi documentaire. Les choix musicaux aidant vraiment ces images à voler la vedette aux acteurs (certains sont même devenus des hymnes cinématographiques pour certains). Car oui, on ne va pas se mentir, l’histoire du triangle amoureux, même s’il est mené par des acteurs solides (Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard) et malgré le côté historique réussie sur l’Amérique rurale, son évolution forcée vers la modernité, est finalement assez vaseux et bien secondaire. Le final, dramatique à souhait, rattrape heureusement cet aspect là. Côté thématiques, on laissera tout ça à votre appréciation: liberté, errance, condition sociale, révolution industrielle, punition divine,… Un film à la beauté imparfaite mais unique, quoi qu’il en soit!

https://www.imdb.com/title/tt0077405/?ref_=nv_sr_srsg_0

Messiah of Evil: Entamé il y a des années, il était temps de ré-essayer celui ci! Il faut dire que le rythme du métrage rebute pas mal le spectateur non aguerri! Et finalement, on découvre un film avant gardiste et unique en bien des points! Côté points forts, l’ambiance cauchemardesque/lovecraftienne à souhait (façon Le Cauchemar d’Innsmouth), la variation moderne sur la thématique zombie (ou plutôt goule/vampire) des années avant Zombie/Down Of The Dead et évidemment les décors inquiétants comme jamais/jeux de lumière (Mario Bava n’est jamais loin). Côté plombs dans l’aile: le rythme sous laxatif donc, les personnages aux réactions lunaires (en particulier le trouple) et l’OST quelquefois à la ramasse. Un film fatalement inégal certes mais qui reste une véritable expérience, tout en suggestions, avec des passages hallucinés, bref de l’épouvante vintage dans le sens noble du terme!

https://www.imdb.com/title/tt0071396/?ref_=nv_sr_srsg_0

Bug: Totalement saucé par The French Connection, je me suis avalé un autre film de Friedkin dans la foulée. Récent, tant qu’à faire. Bien mal m’en a pris car ce Bug, même s’il présente des idées intéressantes (notamment ce cadre rural crade à souhait, son côté huis clos et un quasi body-horror somme toute très simple mais efficace), est excessif en tout. Dans son traitement de la conspiration, dans le surjeu constant de la folie/paranoïa, dans son scénario tiré par les cheveux, dans ses personnage caricaturaux aux comporetements improbables,… C’est simple, si ce film était sorti maintenant, on pourrait tout à fait croire qu’il s’agit de l’oeuvre de pro-vax (ou autres crétins de compétition) sur la situation actuelle, confondant les pires spécimens conspirationnistes 5G/qui votent RN/obsédés par les reptiliens/qui les empêchent de retrouver laviedavant en tuant volontairement des vieux (ou autre lieu commun médiatique) avec ceux qui se posent légitimement des questions sur le monde de plus en plus infâme qui les entourent… Ce manque total de nuance sort évidemment le spectateur du film! Bref, un film globalement ridicule et malaisant…

https://www.imdb.com/title/tt0470705/?ref_=nv_sr_srsg_6

Rétro James Bond (1/5): James Bond 007 contre Dr. No (1962), Bons baisers de Russie (1963), 007 Spectre (2015), Mourir peut attendre (2021)

Comme dit sur Twitter, étant un amateur de la saga James Bond depuis un bail et à l’occasion de la sortie du dernier volet (et la fin de lère Daniel Craig), je me suis dit qu’une rétrospective de la saga entière ici serait de bon ton! Un podcast sera d’ailleurs certainement au menu pour parler des meilleurs opus! L’occasion pour moi de découvrir avec vous durant cet automne/hiver les films avec Timoty Dalton que je ne connais pas du tout! Pour l’occasion, un barême sur quatre sera appliqué à chaque opus! (0: à éviter, 1: décevant, 2: moyen, 3: bon 4: mémorable)

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A titre d’info, trois films ne sont pas comptés dans la saga officielle (25 films à ce jour): Casino Royale (1954), Casino Royale (parodie, 1967), Jamais plus jamais (1983, remake d’Opération Tonnerre)

Romans d’Ian Flemming ayant été adaptés au cinéma (soir l’extrême majorité): Casino Royale, Vivre et laisser mourir, Moonraker, Les Diamants sont éternels, Bons baisers de Russie, James Bond contre Dr. No, Goldfinger, Opération Tonnerre, Au Service secret de sa Majesté, On ne vit que deux fois, L’Homme au pistolet d’or

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James Bond 007 contre Dr. No (1/25): Difficile de parler de ce premier opus sans parler de la perfection de Sean Connery dans le rôle du plus célèbre agent secret! Classe, charisme, séduction (aspect peu développé dans celui ci), flegme, macho, débrouillard, malin, redoutable quand il s’agit d’éliminer un ennemi, qui aurait pu mieux incarner James Bond à l’époque? Ursula Andress est elle parfaite en première James Bond Girl, jolie, sobre, fragile mais pas trop (même s’il est vrai que son personnage ne sert pas l’intrigue). Les codes sont déjà là: thème musical, costard impeccable, MI6 et Miss Moneypenny, l’organisation SPECTRE, complots, traquenards, assassinats, poursuites en voiture (l’Aston Martin n’arrivera que dans Goldfinger), punchlines, paysages exotiques… tout est déjà là ou presque (les vrais gadgets n’arriveront eux que plus tard, ce qui confère à l’opus un réalisme appréciable). C’est Terrence Young qui est à la réalisation et signera deux autres opus dans les sixties. Le film, même s’il a forcément vieilli et qu’on sent par moments que ça se cherche pas mal entre action, aventures et espionnage, se révèle diablement efficace et montre suffisamment de plans extérieurs de la Jamaïque pour être dépaysant en prime. Ses rares défauts restent finalement un méchant totalement anecdotique (qui arrive très tard dans le film, comme Honey Rider) et ses quelques longueurs. Certains pourraient le trouver cheap mais le budget n’est « que » d’un million de dollars (contre 34 millions pour Moonraker ou 250 millions pour Mourir peut attendre…). Quoiqu’il en soit un mythe est né!

Note: 3,5/4

https://www.imdb.com/title/tt0055928/?ref_=nv_sr_srsg_1

Bons baisers de Russie (2/25): Toujours réalisé par Young, ce second métrage assoit définitivement les codes de la saga, avec un côté espionnage plus affirmé (pour preuve le clin d’oeil sympa à La Mort aux trousses). Plus de gadgets improbables conçus par Q, plus de fausses morts en intro, plus de punchlines, une meilleure image/mise en scène, des décors plus fastes (Turquie, Italie), plus de présence féminine, plus de MI6 et de SPECTRE à l’écran avec cette fois ci un méchant plus charismatique (Robert Shaw), un générique post-gun barrel digne d’intérêt (il faudra attendre le prochain pour le « theme song »), des clins d’oeil à l’opus précédent (Eunice Gayson revenant pour l’occasion)… Bref, on n’a pas tellement le temps de s’ennuyer! Quelques regrets sur ce film cependant: une James Bond Girl pas vraiment mémorable dans son rôle d’amoureuse transie parce que…bah par facilité scénaristique, tiens (Daniela Bianchi) et un scénario moins passionnant à mon goût (peut être parce qu’il reste très marqué par la Guerre Froide donc fatalement daté). Mais ça reste solide pour un James Bond!

Note: 3/4

https://www.imdb.com/title/tt0057076/?ref_=nv_sr_srsg_0

007 Spectre (24/25): J’ai vu celui ci après Mourir peut attendre, histoire de rattraper les films avec Daniel Craig que j’avais loupé (soit les trois derniers, quand même) et de mieux comprendre la romance entre Bond et Swann. Mais cette fois ci le naufrage est complet: la réalisation est plate passée les premières vingt minutes plutôt efficaces (Sam Mendes nous a habitué à tellement mieux), les personnages et les rebondissements semblent être pilotés par un stagiaire schizophrène tellement ça empeste le réchauffé, l’hésitation voire même le je m’en foutisme (à l’instar de ce Bond soit disant mature mais qui semble crever d’envie de faire du Connery), la romance entre les deux personnages principaux sort de nulle part (la facilité avec laquelle Bellucci cède aux avances de Bond est tout aussi ridicule, rassurez vous) et j’en passe. Bref, rien ne va malgré l’énorme enjeu qui se trame (le MI6 mis plus ou moins en coupe règlée), même pas les décors qui semblent totalement ternes. Quand on pense au pognon lâché pour ce genre de production en comparaison avec le produit final, ça énerve un peu, m’voyez? Reste quelques fulgurances: Christopher Waltz en chef du SPECTRE vicieux à souhait qui ne démérite pas, Léa Seydoux en personnage à fort potentiel…gâché. Sur 2h30, ça ne pèse pas bien lourd! Spectre, exemple typique de jolie coquille vide!

Note: 0/4

https://www.imdb.com/title/tt2379713/?ref_=nv_sr_srsg_0

Mourir peut attendre (25/25): Le visionnage de ce dernier James Bond m’a laissé mitigé. Déjà parce que j’ai été assez débile pour me spoil la fin comme un porc et puis…parce que le scénario ne sert vraiment pas le propos! La liaison entre Swann et Bond est clairement l’aspect le plus intéressant de ce 25e film et mis à côté d’histoires de virus volé et de conflits entre organisations secrètes vues et revues, on aurait clairement aimé voir plus le tandem à l’écran (mais bon on comprend, les gens sont là pour voir un James Bond). Beaucoup de personnages ne sont là que pour la figuration ou un rôle de faire-valoir, par manque de charisme ou lacune d’écriture (les fadasses Safin et Nomi en tête sans oublier l’insupportable Obruchev) alors que certains auraient mérité plus de temps de présence (Blofeld, Paloma, Leiter). Le trio Craig/Seydoux (très touchante ici)/Fiennes porte clairement le film sur leurs épaules ici. Donc voilà, si on met de côté les défauts « hérités » de Spectre (scénario fouillis, rebondissements et fin faciles, personnages inutiles), la relecture « moderne »…pour ne pas dire progressiste du mythe qui semble toucher tous les films actuels (finalité qui tombe à l’eau d’ailleurs et c’est tant mieux) et qu’on se concentre sur les superbes paysages (Norvège, Jamaïque, Italie), les scènes d’action efficaces et la romance tragique du film, Mourir peut attendre se laisse regarder (mais peut être aussi parce que c’était la première fois que je revenais dans mon petit cinéma local préféré depuis 2020). A voir qui succèdera à Craig dans la peau de l’agent 007 (pas trop de pathos dans ce final nul d’ailleurs, ce qui est toujours appréciable). Je ne vous cache pas que l’aspect plus ténébreux et humain incarné par le britannique avait quand même ma préférence (même si Connery est intouchable), d’autant plus que son évolution en cinq films était notable, notamment dans cet opus. Ah oui c’est Zimmer à la BO mais perso, je n’y ai même pas porté attention! Il faut dire qu’il est littéralement partout le Hans!

Note: 2/4

https://www.imdb.com/title/tt2382320/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: La Troisième Mère (2007), Possessor (2020), Dune (2021)

La Troisième Mère/Mother of Tears: Clôturant la trilogie des gialli fantastiques initiée par Suspiria, Mother of Tears se révèle être un gigantesque nanar en puissance, avec une réalisation digne de téléfilm où le surjeu et l’absence de charisme est omniprésent (faudrait peut être veiller à arrêter de nous infliger ta fille à tout prix aussi, Dario). Ah oui, j’oubliais, le scénario est tellement cousu de fil blanc et bordélique à la fois que j’ai même pas pu arriver au bout. Où est l’ambiance onirique et le visuel d’un Suspiria ou d’un Inferno par exemple? Etait on réellement obligé de clôre avec cette parodie de giallo cheapos (à l’image de ses sorcières vulgaires à souhait)? Je savais que la fin de carrière de Dario Argento était naze mais là on est clairement en dessous du supportable…

https://www.imdb.com/title/tt0804507/?ref_=nv_sr_srsg_0

Même en cadrant réduit, on dirait un « cortège » de militants LFI dans une manif avec de vrais enjeux populaires

Possessor: Je ne sais pas ce qui m’a le plus dérangé dans ce second film de Brandon Cronenberg (fils de David, oui). L’ambiance froide et une trop grande proximité thématique (à savoir ici un concept liant nouvelles technologies et corps humains, parasites et hôtes, à mi chemin entre Inception, Existenz et Black Mirror, avec paranoïa et traumas en prime) avec celles de son géniteur? Le rythme, bien trop lent par moments? Le scénario un peu flou qui perd le spectateur plus que de raison? Le propos faiblard et timoré du métrage alors que Papounet et ses réflexions avant gardistes sur l’humain et la modernité rendaient n’importe quelle histoire fascinante à explorer? Le tout reste quand même intéressant, grâce à une mise en scène, un montage et des effets spéciaux plus que corrects, avec un surplus de violence qui manque cruellement à Cronenberg senior sur ses derniers films. Possessor est avant tout une expérience sensorielle (c’est ce qu’on souhaite quand on prononce le nom Cronenberg, non?), à mi chemin entre SF, thriller et horreur mais manque quand même fatalement de personnalité!

https://www.imdb.com/title/tt5918982/?ref_=nv_sr_srsg_0

Dune: Après nous avoir fait mariner pendant près d’un an, Dune se révèle t il un bon blockbuster? Villeneuve a t il réussi à s’approprier un pan mythique de la SF comme il l’avait fait avec Blade Runner 2049? Oui, mille fois oui! Visuellement la claque est magistrale (en même temps c’est Villeneuve), magnifiée par la BO d’Hans Zimmer (quoi que criarde par moments). Dépaysant, prenant, bien rythmé, si tous les blockbusters pouvaient en faire autant, on verrait sans doute d’un autre oeil la standardisation du cinéma actuel à la sauce MCU/Star Wars! Le tout avec un choix audacieux d’acteurs relativement peu (Chalamet, Zendaya) ou moyennement connus (Ferguson, Isaac) tandis que les « stars » sont relayés aux seconds rôles (Momoa, Bardem, Skarsgård, Brolin, Rampling,…). Alors, oui, on pourra toujours pinailler que même si Villeneuve est un adepte du roman originel et que cela se ressent par moments, le film manque un poil de personnalité: un désert finalement peu hostile aux protagonistes (qui auraient mérité un peu plus d’approfondissement), un manichéisme prononcé et une dimension spirituelle et politique peu présente (délaissée au profit d’une future romance et d’un lourd propos sur le destin) mais ne boudons pas notre plaisir, vu l’exercice casse-gueule que c’était! N’ayant vu que l’incroyable Jodorowsky’s Dune et ne connaissant pas plus que ça le bouquin de Herbert, je n’irai pas plus loin dans l’analyse! RDV donc dès 2022 pour le second volet!

Pour aller plus loin

https://www.imdb.com/title/tt1160419/?ref_=nm_flmg_dr_5

Découvertes: Phase IV (1974), Conversation secrète (1974), Podium (2004), Total Recall (1990, revisionnage)

Phase IV: Le problème avec les réal aux longs métrages uniques, c’est que c’est tout ou rien. Ici on est plutôt dans le second cas, avec un visuel sublime digne de documentaires animaliers (Saul Bass est graphiste) mais un montage totalement aux fraises, sans lien entre les scènes, avec des personnages tellement désincarnés que les dialogues deviennent nanardesques… Dommage, l’idée de départ méritait mieux mais Phase IV se vautre dans les pires travers de la hard SF, à savoir privilégier son scénario au détriment du reste.

https://www.imdb.com/title/tt0070531/?ref_=fn_al_tt_1

Conversation secrète: Réalisé entre les deux premiers épisodes du Parrain, ce métrage, à l’instar de celui du dessus est tellement miné par des travers insupportables que l’on en oublierait presque que c’est le gros Francis à la réal…voire même le côté machination! Personnage principal aussi autiste qu’insupportable, rythme qui ne décollera que pour une fin (un peu) surprenante, avant d’en remettre une couche sur le côté parano et monomanies (on avait compris, Francis)! Un huis clos mental lourdingue qui influencera Blow Out d’un certain Brian et qui est, lui aussi, inspiré de Blow Up d’Antonioni!

https://www.imdb.com/title/tt0071360/?ref_=nv_sr_srsg_0

Podium: Découvert dans C’est arrivé près de chez vous puis Les Carnets de Monsieur Manatane, je dois confesser que Poelvoorde fait partie de mes acteurs favoris, avec un vrai potentiel dramatique. Il faut aussi reconnaître, mon petit Rémy, que le Monsieur s’est perdu dans diverses productions douteuses il y a quelques années (je vois conseille grandement l’excellente émission Home Cinéma de Fabrice Du Welz où Benoît revient sur sa carrière). Mais retour au sujet, Moix signe ici une comédie légère et bienvenue (mais jamais crétine) explorant le lien entre le sosie et son modèle, son rapport au monde et ses conséquences, avec Poelvoorde et Rouve à l’aise dans leurs personnages. Comme quoi, on peut tout à fait faire des comédies avec un minimum de fond!

https://www.imdb.com/title/tt0354836/?ref_=fn_al_tt_1

Total Recall: Une éternité que je n’avais pas vu celui ci! Adaptation d’une nouvelle de Philippe K.Dick, Total Recall, au delà de présenter les thématiques habituelles du hollandais (violence, ambiguité) est surtout marquant de par ses FX/décors réussis (qui ont plutôt bien vieillis) et sa thématique sur l’identité qui fait craindre un twist à chaque instant. Même si je n’aurai pas forcément choisir Scharzy pour le rôle principal (Ironside et Stone régalent suffisement pour compenser), la seule véritable ombre au tableau est son côté prévisible. Le scénario de ce côté là est par moments aussi original qu’un film d’action de série B. Dommage! Un film au propos social qui a eu son important dans l’univers SF futuriste/cyberpunk dans tous les cas (pas si fréquent au cinéma).

https://www.imdb.com/title/tt0100802/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: Horribilis (2006), Hidden (1987)

Une petite soirée « possession » ce soir pour changer? Allez, viens, il y a aura des cahuètes!

Horribilis: Enième variation sur le body horror et la « possession » extraterrestre, à mi chemin entre Society, From Beyond (chef d’oeuvre de Stuart Gordon que je vous recommande vivement) et Frissons, avec une distribution pas dégueu d’acteurs habituellement cantonnés aux rôles secondaires (Nathan Fillion, Elizabeth Banks, Michael Rooker, Gregg Henry, Jenna Fischer et j’en passe), Horribilis ne s’en tire pas si mal en proposant un honnête film bis bien rythmé, inventif, aux effets spéciaux réussis, au second degré qui se joue des clichés du genre et aux clins d’oeil appréciables (The Toxic Avenger, Les Griffes de la Nuit,…). Il faut dire que James Gunn (dont c’est la première réal) est un enfant de la Troma (il a commencé dans Tromeo & Juliet) et a signé (entre autres) le scénario d’un des rares remakes d’horreur valables (en l’occurrence, Dawn of the Dead) …et ça, c’est un gage de qualité pour votre hôte!

https://www.imdb.com/title/tt0439815/?ref_=fn_al_tt_1

Hidden: Hidden, justement, c’est un peu tout le contraire: le film n’est pas spécialement novateur (une poursuite interminable entre deux policiers et une entité extraterrestre qui prend possession d’hôtes humains) et fait bailler très vite. On sent bien que le prétexte SF est là pour combler un manque d’inventivité du scénario, c’est cousu de fil blanc, ça cabotine à mort (perso, j’ai toujours trouvé Kyle MacLachlan insupportable en dehors de Twin Peaks), bref, à oublier très vite! On préférera de loin Invasion Los Angeles, sorti un an après, même s’il est foutraque!

https://www.imdb.com/title/tt0093185/?ref_=fn_al_tt_3

Découvertes express: Tetsuo (1989), La Forteresse noire (1983), Body Melt (1993), Teeth (2008), Taxidermie (2003)

Tetsuo: Pure claque esthétique, Tetsuo est surtout un métrage cyberpunk totalement possédé et déjanté, avec moultes expérimentations qu’il serait difficile de résumer ici. Même s’il est un poil trop long, le second degré, la musique (Chū Ishikawa) et les FX hallucinés tiennent en haleine. Je me suis demandé dans quelle mesure il n’aurait pas inspiré un certain Edward aux mains d’argent. Impressionnant et avant gardiste au vu du petit budget de ce premier film de Tsukamoto. Petite vidéo du Coin du Bis pour en savoir plus.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=10615.html

La Forteresse noire: Nanar kitsch et summum de naiseries politiquement correctes (me rappellant le soporifique Le Labyrinthe de Pan), ce second film de Michael Mann ne vaut que pour son esthétique et sa réalisation. Alors oui, le tournage a visiblement été infernal, mais même la musique de Tangerine Dream est totalement utilisée hors de propos. Il faut le faire quand même! Enfin, ça vient surtout me confirmer que le fantastique, c’est clairement pas ma came.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=31120.html

Body Melt: Premier (et dernier ?) film de Philip Brophy, rappellant forcément pèle mèle Bad Taste, Society ou Street Trash, ce film bis est clairement une pépite à conseiller à tous les amateurs de body-horror! Inventif et fougueux, doté de personnages hauts en couleurs, ce Body Melt est une belle surprise, visiblement encore méconnue, même s’il n’est pas épargné par les défauts reprochés au genre!

https://www.imdb.com/title/tt0106450/?ref_=fn_al_tt_1

Teeth: Film que je voulais voir depuis longtemps (il faut dire que le concept envoie du bois), ne sachant pas trop à quoi m’attendre, ce Teeth s’avère être une correcte comédie noire (et non pas un pur teen movie, comme on aurait pu le croire, ouf), se permettant même un final doublement glauque. Bon équilibre entre gore et fable adolescente (au féminisme subtil qui ferait passer Under the skin pour un nanar en puissance), Teeth est aussi une allégorie sur l’hypocrisie de la société américaine et surtout une révélation: Jess Weixler, qui porte totalement le film.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=125928.html

Taxidermie: Film hongrois revenant pas mal chez les amateurs de genre, Taxidermie est une bonne surprise, à la fois par son esthétique (assez proche d’un Jeunet) et son côté cru/dérangeant (mais rien d’insoutenable non plus). Seulement, je trouve personnellement qu’à part le dernier segment, il est un peu frileux à exploiter pleinement ses thématiques…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=54149.html