Découvertes: Kaamelott Premier Volet (2021), Malignant (2021)

Et on reprend doucement les publications sur le blog, mon ptit Jean Mi (pour des raisons que je vous expliquerai dans le prochain podcast mais évidemment liées à la dérive liberticide de notre ex-beau pays et un été franchement peu chargé en visionnages)! D’ailleurs j’en profite pour vous annoncer que maintenant que j’ai fait sauter le Twitter et le Utip du podcast, on va vraiment sortir des podcasts et des articles quand l’envie s’en fera sentir et plus pour donner une certaine régularité à la chose.

Kaamelott Premier Volet: Grand fan de Kaamelott devant l’éternel (voir podcast #19), l’attente a été interminable concernant ce « Premier Volet », projet longtemps retardé pour conflits de droits avec CALT (producteur de la série), puis annoncé fin 2020 avant d’être reporté pour cause de crise sanitaire. Bref, ça commençait à sentir l’arlésienne à plein nez… Mais ce fut un réel plaisir de retrouver l’univers, les personnages et l’humour d’Alexandre Astier sur grand écran après…douze ans. N’ayant pas d’attentes autres que celles-ci, j’y ai globalement retrouvé mon compte, la beauté des décors/ costumes et la balance tragi-comique présents dans les livres V et VI en prime, ces dernières saisons offrant donc une transition parfaite vers l’adaptation de l’univers arthurien au cinéma. Les références et clins d’oeil aux épisodes passés sont nombreux mais globalement bien dosés pour ne pas sombrer dans le fan service complet. Le casting se révèle toujours aussi efficace (avec quelques nouvelles têtes au passage, dont les enfants d’Astier himself et des guests musicaux) et les musiques (signées Astier, toujours) plutôt inspirées. Ce film peut donc se révéler une belle porte d’entrée pour les novices, d’autant plus que son univers nous happe assez vite. Le synopsis est lui relativement classique, Astier n’ayant pas survendu la chose. On attend tout de même un peu mieux de ce côté là pour les deux films suivants! Du côté des rares déceptions, certains personnages absents comme Simon Astier/ »Yvain » (il a fallu faire un choix, forcément) et quelques longueurs (les flashbacks d’Arthur enfant, n’apportant à mon sens pas grand chose à l’histoire). Le film faisant actuellement un joli carton, nous assurant donc un Second Volet bienvenu! Et si je vous dis que ce film m’a fait replonger dans les vieilles saisons et inciter à voir le film suivant, c’est plutôt bon signe…

https://www.imdb.com/title/tt9844322/?ref_=nv_sr_srsg_0

Malignant: Quand au dernier James Wan et bien, c’est une demie bonne surprise, présentant de belles idées (comme l’était Conjuring 2 en terme de mécaniques horrifiques). Loin d’un slasher de bas étage (ce thriller horrifique se permet même une montée en puissance au fil des twists) mais souffrant tout de même de défauts propres au genre (clichés…le moment de la cellule féminine restant un summum du malaise, montage et OST parfois à la ramasse). La meilleur idée reste évidemment le concept de départ (un brin poussif puisque totalement bisseux dans l’esprit), que n’aurait pas renié un certain canadien! Les effets spéciaux sur la créature sont en revanche bien moches…contrairement au visuel général, bien léché (on pense plusieurs fois au giallo). La mise en scène, point fort de Wan, est toujours aussi efficace, dans les moments de terreur comme les scènes d’action. Quand aux acteurs, loin des têtes d’affiche habituelles, ils s’en sortent correctement, Annabelle Wallis en tête (vue dans l’infâme Annabelle). Bref, comme toujours, on s’emmerde rarement avec Wan (enfin, sauf pour la franchise Insidious), qui se permet comme souvent de saupoudrer son métrage de quelques traits d’humour! Et pour le coup, Malignant est vraiment le reflet de l’expérience du Bonhomme et constitue une prise de risques (au travers des multiples influences/références) bienvenue! Et ça on aime!

https://www.imdb.com/title/tt3811906/?ref_=fn_al_tt_1

Découvertes: Conjuring 3: Sous l’emprise du Diable (2021), Baby Blood (1990), Fire (2015), Six men getting sick (1967), The Adventures of Alan R. (2020), The Mystery of the seeing hand (2020), The Pig Walks (2002)

Conjuring 3: Alors autant le second opus m’avait mis une mandale magistrale (gestion de la tension surtout), autant celui ci est le moins mémorable de la série (hors spin-off, on est pas maso non plus), la faute surtout à un montage aux fraises et une direction plus « thriller » pas forcément pertinente. Résultat: la tension est aux abonnés absente (un comble quand on connait cette manie actuelle insupportable de foutre des jumpscares et des musiques au volume max partout). J’ai même clairement mis du temps à rentrer dans le film. Il faut dire que Wan n’est plus derrière la caméra ce coup ci. Autrement le visuel et le jeu d’acteur (Wilson et Farmiga surtout) se tiennent mais voilà, le mal est déjà fait!

https://www.imdb.com/title/tt7069210/?ref_=fn_al_tt_1

Baby Blood: J’ai beaucoup entendu parler de ce film français au statut culte (un des premiers films de genre de l’Hexagone, avec un côté gore assumé). Mais j’ai vite déchanté devant un métrage long à démarrer et qui s’avère finalement…un gros nanar lourdingue dans (hélas) la plus pure tradition française de genre… La faute au côté (volontairement) outrancier et caricatural des personnages, des répliques, des situations qui sortent totalement le spectateur du film, l’inventivité de certaines scènes n’évitant pas le naufrage. Alors autant sur certains films, ça peut donner du cachet (bonjour Lloyd Kaufman), autant là ça rend juste le métrage insupportable, même si c’est toujours curieux de croiser Lafesse, Chabat et Gallotte dans le même film d’horreur!

https://www.imdb.com/title/tt0096871/?ref_=fn_al_tt_1

On termine avec une petite sélection de cinq courts métrages de Lynch. Si The Pig Walks, The Adventures of Alan R. et Six men getting sick (le tout premier métrage du Monsieur, qui annonçait déjà la couleur) jouent la carte des montages minimalismes creepy (mais efficaces), Fire et The Mystery of the seeing hand se permettent d’aller un poil plus loin dans les trouvailles visuelles. Le premier est une sorte de conte obscur peint et filmé en N&B sur une musique de Marek Zebrowski. Le second un montage onirique très proche des ambiances de la série des jeux mobiles Rusty Lake (que je recommande grandement et qui s’inspirent eux même beaucoup de Twin Peaks). Alors, je vous rassure, je sors de ces courts métrages aussi intrigué que perplexe sur leur signification mais ma foi, c’est ce qui reste fascinant chez Lynch!

Fire (Pozar)

Quoi voir dès le 19 mai?

Les cinémas réouvrant le 19 mai et quelques films étant déjà sortis sur Netflix (comme La Femme à la fenêtre ou Synchronic), on passe en revue les quelques films les plus attendus que l’on pourra voir dès le moi de mai ou juin!

Mandibules de Quentin Dupieux. Après Le Daim et un Au Poste! plus accessibles mais toujours aussi barrés, on a hâte de découvrir ce nouvel opus du barbu…en attendant Incroyable mais vrai, le prochain, qui sortira en fin d’année!

Conjuring 3 de Michael Chaves (sortie le 9 juin). Parce que le second opus nous avait mis une sacrée claque après des spin-off franchement dispensables!

False Positive de John Lee (sortie le 18 juin). Le pitch alléchant (Rosemary’s Baby revisité) et produit par A24, forcément, on achète!

Alors oui c’est peu mais vu ce qui arrive dans la seconde partie de l’année (Halloween Kills, Dune, Old, Kaamelott, Matrix 4, Last Night in Soho, The Green Knight, Malignant, The Deep House et bien d’autres!), on va rester patients!

Cycle #4: Slashers

Cycle impromptu pour cette nouvelle année, ce quatrième cycle slashers sera l’occasion de découvrir une vingtaine de slashers dont les emblématiques The House on sorority row, Sleepaway Camp, The Prowler, Prom Night, My Bloody Valentine, The Burning, The Slumber Party Massacre, Evil Dead Trap, The Funhouse. Il y aura un peu de vintage avec Alice Sweet Alice, Torso et Peeping Tom, du néo-slasher avec All the Boys Love Mandy Lane, Jeepers Creepers, Haute Tension, The Strangers, Scream Girl et on profitera de l’occasion pour se refaire également Halloween 3, Freddy sort de la nuit et le premier Scream!

Et sans doute d’autres qui suivront! En espérant pas trop se coltiner du nanar quand même!

(en gras les articles déjà publiés)

Cycle #2 et #3: La hard SF & les films de complots

Non, parce que bon, camper pendant plusieurs mois sur une seule thématique, en fait, c’est chiant (autant pour vous que pour moi), on va repenser la chose! Puisque « Genre! » parle aussi de SF et de thrillers, on va aussi se lancer parallèlement dans deux autres cycles jusqu’au printemps: un sur la hard SF, l’autre sur les « conspiracy thrillers » (thrillers basés sur la thématique du complot). Les thématiques vont donc se croiser, dans les podcasts et les articles, pour éviter une certaine monotonie et tenter de faire le tour de la question! Et comme il y a pas mal de classiques que je n’ai pas vu dans ces deux catégories, la rétrospective risque d’être fort intéressante! A bientôt!

Cycle hard SF: nous comblerons les lacunes en classiques avec Marooned, Le Mystère Andromède, Silent Running, 2010 L’Année du premier contact, Phase IV, Abattoir 5, mais également des films plus récents comme Primer, The Man from Earth, Europa Report, on analysera évidemment les oeuvres maitresses que sont 2001 Odyssée de l’espace, Interstellar et Moon,…

Cycle complots: là aussi beaucoup de classiques avec JFK, Ennemi d’état, Capricorn one, Les Hommes du président, Complots (bah oui!), Marathon man, Les Trois jours du Condor, Les Pleins pouvoirs, Conversation secrète, Le Fugitif, Klute, La Firme mais aussi du plus récent avec Snake Eyes, Raisons d’état, El Reino, on se permettra un ptit encart Hitchcock (bah oui quand même) et on se posera la question de l’influence et l’héritage qu’a laissé la série X-Files dans les films et séries modernes! On risque de déborder sur les « thrillers politiques » mais c’est le jeu, ma pauv’ dame!

(en gras les articles déjà publiés)