Oubli: Le podcast #18 est sorti, putain!

Toutes les couleurs du vice/Tutti i colori del buio, giallo de Sergio Martino (dont on a déjà chroniqué Torso ici même) sorti en 1972 est au menu du film du mois de mai 2021. Les éléments oniriques et paranoïaques entourant le personnage principal joué par la divine Edwige Fenech jutifiant à eux seuls sa sélection ici!

Fiche du film
Critique du film

Films évoqués dans ce podcast: L’Etrange vice de Madame Wardh (1971), La Queue du scorpion (1971), Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé (1972), Torso (1973), Le Venin de la peur (1971), L’Emmurée vivante (1977), Rosemary’s Baby (1968)

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Découvertes: Robowar (1988), Un espion ordinaire (2020), A Map to the stars (2014)

Robowar: On retente un métrage de l’infâme Bruno Mattei (crédité une nouvelle fois comme Vincent Dawn) avec ce Robowar des familles. Si celui ci s’avère à première vue plus regardable et mieux réalisé que Virus Cannibale (il faut le dire vite), on s’aperçoit bien vite qu’il ne s’agit que d’une synthèse putassière et improbable de Predator, Commando et Terminator (pas vraiment le genre de films passés inaperçus dans les 80’s) avec…les moyens du bord et les acteurs qui vont avec (mention spéciale au sosie de Chuck Norris). Et si les réal italiens de l’époque savaient agrémenter leur manque d’originalité par quelques spécialités du crû ou quelques trouvailles, Mattei, lui, se contente une nouvelle fois du strict minimum, allant jusqu’à totalement foirer le look de sa « créature » (et je parle pas de sa voix synthétique) ou reprendre des scènes plan pour plan (on aprle quand même du roi des stock-shots). Alors oui, c’est relativement bien rythmé pour qui ne connaîtrait pas les films cités plus haut, sans doute hilarant pour les fans de nanars carabinés mais d’une platitude catastrophique pour les autres. Encore une fois, la vie est bien trop courte pour s’infliger ce genre de série Z sans intérêt. Je ne suis décidement pas le public, comme dirait l’autre.

https://www.imdb.com/title/tt0096000/?ref_=nv_sr_srsg_0

T’as peur hein? Dis le que t’as peur, enculé!

Un espion ordinaire: Rentrons directement dans le vif du sujet: l’énorme défaut de ce film est d’avoir privilégié son visuel/ambiances (réussies) aux personnages/scénario. Nous sommes pourtant devant un film d’espionnage, au moment où le monde était suspendu entre deux super-puissances mondiales se menaçant par frappe nucléaire interposée et putain, à aucun moment je n’ai senti les héros en danger et je me suis même demandé à la moitié du film si le scénariste était capable d’écrire le moindre rebondissement avant la fin tellement les mécanismes semblaient gros et éculés. Le second degré permanent plombe un peu plus la crédibilité des personnages et la profondeur dramatique forcément au rabais. Les multiples scènes « familiales » ne servent pas le propos et entâchent même l’intrigue. Alors oui, les acteurs principaux (Benedict Cumberbatch, Merab Ninidze) portent le film mais c’est trop peu à se mettre sous la dent. On suppose que le réal (Dominic Cooke, un habitué du théâtre) voulait casser un peu les codes mais au final, on aurait préféré moins audacieux et plus crédible… En résumé, un film « vintage » inspiré d’histoire vraie mais synthétique à souhait et (au passage) réécrivant largement l’Histoire des fois que le public serait un peu trop con pour se perdre dans quelques nuances…

https://www.imdb.com/title/tt8368512/?ref_=fn_al_tt_1

Maps to the stars: Cosmopolis (dont Maps n’est franchement pas très éloigné thématiquement) étant sans l’ombre d’un doute ma pire expérience en salles (vous savez ce genre de films où vous vous demandez ce qui vous retient de partir en plein milieu), j’ai bien traîné pour découvrir le dernier Cronenberg en date! Et…ma foi, celui ci est assez intéressant! Bien sûr, c’est à des années lumières du Cronenberg d’antan et de sa body horror frontale mais Maps poursuit finalement l’évolution logique de son cinéma depuis M.Butterfly/Crash. L’ « horreur » cérébrale c’est bien aussi, de temps en temps! Ce film c’est évidemment une chronique du microcosme hollywoodien et de ceux qui le font vivre, avec le lot de saloperies qui vont avec: névroses, traumas, excès, mesquineries, relations d’intérêt,… Son jumeau Cosmopolis proposait, à sa…façon, un regard acéré sur nos sociétés modernes, dont l’humanité semble de plus en plus absente quand elle n’est pas purement broyée. Ici c’est le cocon familial qui trinque sévère! A ce petit jeu là, le casting s’en sort bien (Moore et Wasikowska en tête). Le centre du récit, lui, est constitué de deux histoires qui s’entrecroisent au travers d’un truculent personnage jusqu’à la tragédie finale où on arrivera à y voir un peu plus clair. Et c’est particulièrement sur cet aspect que le canadien se montre le plus intéressant: dans le jeu de pistes, les sous-entendus, les répercussions temporelles, le symbolisme,… Le tout teinté de fantastique et d’humour absurde à la Lynch (période Mulholland Drive, forcément). Mieux rythmé, moins verbeux que son prédécesseur, Maps peut dérouter mais il ne laisse pas le spectateur en chemin. Si la mise en scène est devenue propre, c’est n’est qu’en apparence et c’est pour mieux mettre à nu les monstres du quotidien. Point d’individu qui mute et menace la société (encore que) mais une société en mutation qui finit par créer ses propres freaks, qui par manque d’alternative, finissent fatalement par se vampiriser entre eux. Je sais que le métrage a rebuté pas mal de monde lors de sa sortie (pour les raisons citées plus haut mais aussi pour certains FX immondes et une énumération de clichés) mais ça se regarde largement, même si on a bien évidemment conscience qu’on aura pas droit à grand chose de novateur!

https://www.imdb.com/title/tt2172584/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: Phase IV (1974), Conversation secrète (1974), Podium (2004), Total Recall (1990, revisionnage)

Phase IV: Le problème avec les réal aux longs métrages uniques, c’est que c’est tout ou rien. Ici on est plutôt dans le second cas, avec un visuel sublime digne de documentaires animaliers (Saul Bass est graphiste) mais un montage totalement aux fraises, sans lien entre les scènes, avec des personnages tellement désincarnés que les dialogues deviennent nanardesques… Dommage, l’idée de départ méritait mieux mais Phase IV se vautre dans les pires travers de la hard SF, à savoir privilégier son scénario au détriment du reste.

https://www.imdb.com/title/tt0070531/?ref_=fn_al_tt_1

Conversation secrète: Réalisé entre les deux premiers épisodes du Parrain, ce métrage, à l’instar de celui du dessus est tellement miné par des travers insupportables que l’on en oublierait presque que c’est le gros Francis à la réal…voire même le côté machination! Personnage principal aussi autiste qu’insupportable, rythme qui ne décollera que pour une fin (un peu) surprenante, avant d’en remettre une couche sur le côté parano et monomanies (on avait compris, Francis)! Un huis clos mental lourdingue qui influencera Blow Out d’un certain Brian et qui est, lui aussi, inspiré de Blow Up d’Antonioni!

https://www.imdb.com/title/tt0071360/?ref_=nv_sr_srsg_0

Podium: Découvert dans C’est arrivé près de chez vous puis Les Carnets de Monsieur Manatane, je dois confesser que Poelvoorde fait partie de mes acteurs favoris, avec un vrai potentiel dramatique. Il faut aussi reconnaître, mon petit Rémy, que le Monsieur s’est perdu dans diverses productions douteuses il y a quelques années (je vois conseille grandement l’excellente émission Home Cinéma de Fabrice Du Welz où Benoît revient sur sa carrière). Mais retour au sujet, Moix signe ici une comédie légère et bienvenue (mais jamais crétine) explorant le lien entre le sosie et son modèle, son rapport au monde et ses conséquences, avec Poelvoorde et Rouve à l’aise dans leurs personnages. Comme quoi, on peut tout à fait faire des comédies avec un minimum de fond!

https://www.imdb.com/title/tt0354836/?ref_=fn_al_tt_1

Total Recall: Une éternité que je n’avais pas vu celui ci! Adaptation d’une nouvelle de Philippe K.Dick, Total Recall, au delà de présenter les thématiques habituelles du hollandais (violence, ambiguité) est surtout marquant de par ses FX/décors réussis (qui ont plutôt bien vieillis) et sa thématique sur l’identité qui fait craindre un twist à chaque instant. Même si je n’aurai pas forcément choisir Scharzy pour le rôle principal (Ironside et Stone régalent suffisement pour compenser), la seule véritable ombre au tableau est son côté prévisible. Le scénario de ce côté là est par moments aussi original qu’un film d’action de série B. Dommage! Un film au propos social qui a eu son important dans l’univers SF futuriste/cyberpunk dans tous les cas (pas si fréquent au cinéma).

https://www.imdb.com/title/tt0100802/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: Conjuring 3: Sous l’emprise du Diable (2021), Baby Blood (1990), Fire (2015), Six men getting sick (1967), The Adventures of Alan R. (2020), The Mystery of the seeing hand (2020), The Pig Walks (2002)

Conjuring 3: Alors autant le second opus m’avait mis une mandale magistrale (gestion de la tension surtout), autant celui ci est le moins mémorable de la série (hors spin-off, on est pas maso non plus), la faute surtout à un montage aux fraises et une direction plus « thriller » pas forcément pertinente. Résultat: la tension est aux abonnés absente (un comble quand on connait cette manie actuelle insupportable de foutre des jumpscares et des musiques au volume max partout). J’ai même clairement mis du temps à rentrer dans le film. Il faut dire que Wan n’est plus derrière la caméra ce coup ci. Autrement le visuel et le jeu d’acteur (Wilson et Farmiga surtout) se tiennent mais voilà, le mal est déjà fait!

https://www.imdb.com/title/tt7069210/?ref_=fn_al_tt_1

Baby Blood: J’ai beaucoup entendu parler de ce film français au statut culte (un des premiers films de genre de l’Hexagone, avec un côté gore assumé). Mais j’ai vite déchanté devant un métrage long à démarrer et qui s’avère finalement…un gros nanar lourdingue dans (hélas) la plus pure tradition française de genre… La faute au côté (volontairement) outrancier et caricatural des personnages, des répliques, des situations qui sortent totalement le spectateur du film, l’inventivité de certaines scènes n’évitant pas le naufrage. Alors autant sur certains films, ça peut donner du cachet (bonjour Lloyd Kaufman), autant là ça rend juste le métrage insupportable, même si c’est toujours curieux de croiser Lafesse, Chabat et Gallotte dans le même film d’horreur!

https://www.imdb.com/title/tt0096871/?ref_=fn_al_tt_1

On termine avec une petite sélection de cinq courts métrages de Lynch. Si The Pig Walks, The Adventures of Alan R. et Six men getting sick (le tout premier métrage du Monsieur, qui annonçait déjà la couleur) jouent la carte des montages minimalismes creepy (mais efficaces), Fire et The Mystery of the seeing hand se permettent d’aller un poil plus loin dans les trouvailles visuelles. Le premier est une sorte de conte obscur peint et filmé en N&B sur une musique de Marek Zebrowski. Le second un montage onirique très proche des ambiances de la série des jeux mobiles Rusty Lake (que je recommande grandement et qui s’inspirent eux même beaucoup de Twin Peaks). Alors, je vous rassure, je sors de ces courts métrages aussi intrigué que perplexe sur leur signification mais ma foi, c’est ce qui reste fascinant chez Lynch!

Fire (Pozar)

Découvertes spécial nanars: Deathstalker (1983), Steel Frontier (1995), GetEven (1993), Terror Tape (1985)

Petit article spécial nanars pour ce début de WE! En remerciant évidemment La Grotte Chaude et Video_3000 qui nous régalent régulièrement de métrages approxilatifs sur Twitch! (liens dans l’article précédent)

Deathstalker: Attention, conanxploitation assez décérébrée pour qu’elle soit un minimum jouissive! On retiendra de ce premier Deathstalker (la franchise comporte quatre films) une ambiance et des décors assez réussis et une fin assez surprenante au vu du synopsis relativement convenu! Pour le reste, on reste dans du pur film de barbares; personnages très sexués (même si on était en droit d’attendre plus de scènes dénudées d’un tel métrage, qui se positionnait clairement sur ce segment là), magie, méchants stéréotypés, bastons sanglantes, etc. Le second degré est bien présent également, ce qui aide bien! Le pire revenant sans doute à un montage assez bordélique en début de film et un grand méchant assez anecdotique! Mais sinon ça se regarde sans mal! A noter que la prod est signée Roger Corman (sans déconner!), le scénario Howard R. Cohen (habitué de l’exploit européenne) et les FX John Carl Buechler! Si avec ça je ne vous vends pas ce premier opus…

https://www.imdb.com/title/tt0087127/?ref_=nv_sr_srsg_1

Steel Frontier: Joe Lara vient de nous quitter. Vous ne savez pas qui c’était jusqu’à ajourd’hui? A vrai dire, moi non plus! Mais La Grotte Chaude a programmé Steel Frontier en son honneur, alors… Sorte de Mad Max du pauvre, avec Joe Lara donc…en sosie de Lorenzo Lamas (qu’on appellera donc Lorenzo Ramasse pour l’occasion) qui est peut être le seul acteur qui s’en tire pas si mal de ce casting de l’angoisse (comportant pourtant Brion James, Bo Svenson et Kane Hodder pour n’en citer que quelques uns), avec une mise en scène chaotique, où ça cabotine à mort, où la tension est inexistante (il faut dire que 98% des personnages ont un charisme de moule déshydratée), etc, etc. Un métrage où globalement…rien ne va, doublage et BO comprises, sans pour autant rendre ce nanar plus supportable ou mémorable qu’un autre d’une manière ou d’une autre. L’exemple type du mauvais nanar! Steel Frontier c’est un peu comme faire mourir Joe Lara une seconde fois, finalement!

https://www.imdb.com/title/tt0114537/?ref_=tt_urv

GetEven/Road to revenge: Vous connaissez la réputation et l’histoire improbable de The Room? Hé bien GetEven, c’est plus ou moins la même chose…mais avec John De Hart! Producteur, réalisateur, scénariste et rôle principal, l’intérêt du film réside en grande partie dans son jeu d’acteur…jamais à l’aise ni charismatique, qu’importe les circonstances: l’action, le sexe (même si Pamela Jean Bryant a de quoi perturber), le chant,… Le film est bien rythmé malgré un scénario baclé et un montage catastrophique et je dois dire que le fun qui se dégage de ce joyeux foutoir rend la chose presque agréable!

https://www.imdb.com/title/tt0169183/?ref_=nv_sr_srsg_0

Une vraie gueule de méchant qui fait flipper…ou pas!

Terror Tape: Vous aimez les stock-shots honteux (des images à la musique, pauvre Fabio Frizzi)? Vous aimez les nanars tellement mal branlés qu’on se demande comment on a pu financer ça sans sourciller? Alors vous allez aimer Terror Tape…dont tout l’intérêt consiste à un montage aléatoire et à la truelle de…scènes d’obscurs films d’exploit (entre autres du Lenzi, du Clark, du H.G. Lewis) entrecoupées de sketches nazes façon Vidéo Gag! Le pire étant que le rythme est tellement effrené que ça se regarde sans mal pour peu que vous soyez curieux!

Liste des films présents (merci à Horreur.net): Nightmare, Eerie Midnight Horror Show, Frozen Scream, Cathy’s Curse, Return of the Alien’s Deadly Spawn, Ruby, Night Creature, Suicide Cult, Scalps, Slayer, 2000 Maniacs, Blood Feast, Color Me Red, To the Devil… a Daughter, Kidnapping of the President, Vampire Hookers, Alien Prey, City of the Walking Dead, Bloodtide, Madhouse Mansion

https://www.imdb.com/title/tt0128736/?ref_=fn_al_tt_1

Découvertes: Méandre (2020), L’Heure du Loup (1968), Mosquito (1994)

Méandre: Au lieu d’aller voir Adieu les cons, ma curiosité m’a poussé à aller voir le film de Mathieu Duri qui fait pas mal parler de lui en ce moment. Il faut dire aussi que Méandre regorge de bonnes idées! Si le pitch minimaliste et le huit clos non consenti font immédiatement penser à Cube/Saw (le film sera finalement plus proche du premier), l’ambiance survival claustro (réussie) à The Descent, le métrage ne se repose pas sur la réputation de ses aînés mais offre de vraies performances. Celle de Gaia Weiss bien sûr, d’une mise en scène/rythme/univers réussis (malgré des moyens limités) et surtout un sous-texte psychologique bienvenu et pas si commun dans le cinéma de genre (le dépassement comme métaphore du deuil). Quelques clins d’oeil aux films de genre sont évidemment de la partie (Alien, Phantasm). Une bien jolie suprise!

https://www.imdb.com/title/tt5752192/?ref_=fn_al_tt_1

L’Heure du Loup: Depuis le temps, il fallait quand même bien découvrir Bergman! Surtout que vu son univers, ça avait beaucoup de chances de me parler! Et effectivement, ce fut une très belle découverte. Déjà, le N&B est magnifique, l’ambiance à mi chemin entre drame et fantastique que ne renierait pas des Lars Von Trier (Antichrist surtout), Cronenberg voire Lynch (pour (pour les dédoublements de personnalités et les bizarreries qui s’ensuivent). Les acteurs principaux Max Von Sydow et Liv Ullmann (qui collaboreront plusieurs fois avec le réalisateur) sont totalement habités par leur rôle. Enfin, c’est surtout un film qui laisse court à l’interprétation du spectateur, ce qui est toujours appréciable. L’Heure du Loup est il un film sur l’angoisse de la paternité, sur les fantasmes/la tentation adultère, sur la dévotion extrême d’une femme menant à l’isolement social ? Les occupants du château sont ils seulement réels ou seulement dans l’imagination/souvenirs du peintre torturé? Libre à vous d’y adhérer ou pas. Ce qui est sûr, c’est qu’on replongera avec grand plaisir dans cet univers sobre, réaliste (très peu de musique dans celui ci…le Dogme95 n’a finalement rien inventé) mais fascinant d’étrangetés avant-gardistes… avec Le Septième Sceau, La Source et Persona!

https://www.imdb.com/title/tt0063759/?ref_=fn_al_tt_1

Mosquito: On ouvre la boîte de Pandore des nanars avec ce Mosquito des enfers! Mais j’ai un alibi, traînant un peu sur Twitch, je suis tombé il y a quelques temps sur La Grotte Chaude et Video_3000 qui proposent plusieurs fois chaque semaine des soirées films de genre, souvent méconnus ou nanardesques (signalons aussi les plus sérieux Les Intergalactiques qui eux sont plus orientés SF). Ce Mosquito en fait partie et propose un pitch très classique (ni moins qu’un Ticks fauché version moustiques XXL), mais avec des tirades fantastiques (le directeur du camping qui se prend pour Sarkozy à la Courneuve), des gens qui jouent (très) mal (mention spéciale à la campeuse nue qui réussit à…hurler mal), des FX approximatifs,… Ca aligne bien évidemment tous les clichés du genre: violence gratuite, sexe, blagues douteuses. Mais surtout c’est bien rythmé et il y a Gunnar « Leatherface » Hansen en caricature redneck et Ron Asheton des Stooges (oui!) en sheriff local alors pourquoi se priver d’un tel potentiel?

https://www.imdb.com/title/tt0113858/?ref_=fn_al_tt_1

Le podcast #17 est (enfiiiiiin) sorti!

Pour ce premier film du mois « officiel » (et en retard), on revient sur le remake de Suspiria de Luca Guadagnino, sorti en 2018. Un film bancal mais étonnant et sacrément osé vis à vis de son cultissime aîné… et on respecte ça chez Genre!

Emission dédiée à la mémoire de Giannetto De Rossi (1941-2021) et Daria Nicolodi (1950-2020)

Fiche du film
Critique du film

Films évoqués dans l’émission: A Bigger Splash (2015), Suspiria (1977), Inferno (1980), La Troisième Mère (2007), The Neon Demon (2016), Possession (1981)

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Fond sonore: « Wonder » par Lakey Inspired

Sélection de podcasts #4

35 mm de podcast s’est penché il n’y a pas si longtemps sur Martin Scorcese et c’était franchement passionnant…en plus de me rappeller qu’il serait grand temps de découvrir Mean Streets, La Valse des pantins ou encore La Dernière tentation du Christ! L’épisode d’avant était consacré Michael Haneke (ne m’étant toujours pas remis de mon premier visionnage de Funny Games il y a quelques années, je suis obligé de le signaler ah ah).

On en avait parlé dans notre dernier article consacré aux créatrices et créateurs de contenus cinématographiques mais Hellwina Jekyll continue son bonhomme de chemin et nous propose une critique de Possessor, le dernier métrage du fils Cronenberg…qu’il serait grand temps que je découvre, d’ailleurs!

On termine avec le PIFFFcast qui revient avec une émission consacrée au cinéma d’horreur scandinave qui offre souvent de belles pépites!

Découverte littéraire: « L’Echo des suppliciés » (Joël Houssin, 1985)

On finit notre découverte des romans les plus emblématiques de la collection « Gore » avec un des romans réputés les plus riches en dégueulasseries de la collection.

« L’Echo des suppliciés » de Joël Houssin (plus connu du grand public pour sa série littéraire du Dobermann) est un excellent roman qui se lit d’une traite, très rythmé, avec beaucoup de personnages et des sévices « médiévaux » qui sont franchement à la limite du soutenable (pour vous donner un ordre d’idée, « Blood Sex » est franchement gentil à côté). Si on devait comparer ça à quelques films, on est entre Braindead pour le gore à tous les étages, la quadrilogie des zombies de Fulci pour le contexte fantastique et A Serbian Film pour…l’inventivité du reste, façon Sade sous amphètes. Ne choisissez pas ce roman pour le sexe car il est quasi absent du récit. Le cadre de l’action (une station de sports d’hiver) est franchement bien choisie et la fin permet de donner un peu de profondeur à ce choix. Un bouquin en tout cas fidèle à sa réputation!

Les chroniques littéraires suivantes seront consacrées aux magistraux magistral K. Dick et Clive Barker.

Bonus: https://www.avoir-alire.com/gore-dissection-d-une-collection-de-david-didelot

Sélection de podcasts #3

L’équipe de La Bobine Hurlante se réunit pour une seconde émission passionnante consacrée aux films ayant inspiré les slashers (autant dire une niche encore assez méconnue). Au menu: Black Christmas, L’homme léopard et The Town that dreaded sundown!

Laura fait genre consacre sa dernière intervention à La Femme à la fenêtre (sorti plus tôt ce mois ci) qui est une adaptation…et qu’on se fera un plaisir de découvrir bientôt!