Old Horror Week: Le Blob (1988), Vendredi 13, Chapitre Final (1984) (1/4)

Remake très énervé du déjà solide Danger Planétaire (avec Steve McQueen), Le Blob est un petit joyau de comédie SF/horreur des années 80. Les effets spéciaux et maquillages sont excellents (même si les incrustations commencent à vieillir, forcément), dignes du body horror le plus assumé (façon The Thing, La Mouche, Society) avec un soupçon de Body Snatchers (premier du nom). L’humour fait mouche sans être too much ni verser dans les clichés absolus (on est encore loin du teenage horror). Par exemple, Chuck Russell (Les Griffes de la Nuit 3, The Mask, Le Roi Scorpion) n’hésite pas à faire mourir des personnages importants et totalement innocents dès le début du film, c’est dire si le métrage possède quand même sa patte propre. La créature, à l’instar des boogeymen des slashers isolent les protagonistes (dont se soucient bien peu leurs parents) en s’en prenant en priorité aux figures d’autorité. Inventif, efficace, cela fait longtemps que ce film me faisait de l’oeil mais je n’aurais jamais pensé qu’il versait à ce point là dans le jusqu’au boutisme tout en jouant avec les codes du genre (que Russell a parfiatement digéré). Le casting est porté par Kevin Dillon (The Doors) et Shawnee Smith (saga Saw), rempli de rôles secondaires que vous avez sûrement déjà vu quelque part (Jeffrey DeMunn, Candy Clark, Jack Nance,…). Oh et c’est Darabond au scénario (plusieurs passages rappellent d’ailleurs The Mist), ceci expliquant sans doute cela! Un film bien rythmé qui crie son amour et sa nostalgie des films bis des années 50/60, putain ça fait du bien!

https://www.imdb.com/title/tt0094761/?ref_=fn_al_tt_1

Vendredi 13, Chapitre Final: Apparement le meilleur film des la première quadrilogie (avec un second degré modéré donc), ce Chapitre Final condense toujours autant le pire des clichés de l’horreur 80’s pour moi: meurtres répétitifs et express sans montée de tension préalable, personnages incohérents, insupportables, obsédés par le sexe et débiles à souhait (autant dire que celui de Tommy Jarvis -qu’i reviendra dans les deux opus suivants- sort du lot), scénario prévisible comme pas deux,… Quand Carpenter débarrassait son premier Halloween de toute logique humaine pour suggérer que The Shape était une pure incarnation du mal (logique fantastique), toute la saga Vendredi 13 semble s’en servir pour pallier à la maigre qualité de ses synopsis (pourquoi Jason attend d’être dans un caisson mortuaire pour revenir à la vie, nous ne le saurons jamais)… Ridicule et minable à la fois. On voit d’ailleurs bien peu Jason dans cet opus (plus brutal certes mais toujours aussi inintéressant quand on cherche un divertissement horrifique qui essaye de se renouveller un minimum) malgré une introduction pleine de flashbacks des épisodes précédents et un départ sur les chapeaux de roues qui laissaient supposer un slasher honnête. Il n’en est rien. On sauvera juste la mise en scène de Joseph Zito (The Prowler, rappelez vous), la photo de João Fernandes et les décors superbes de Shelton H. Bishop. Je ne vais pas tarder à penser que Vendredi 13 est la saga la plus injustement acclamée du cinéma d’horreur… Et que c’est sans doute à cause de ce genre de films et de la logique financière qui leur permet de voir le jour que les amateurs d’horreur se tapent des réputations merdiques… A noter aussi que Tom Savini est revenu aux maquillages!

https://www.imdb.com/title/tt0087298/?ref_=nv_sr_srsg_0

1 réflexion sur « Old Horror Week: Le Blob (1988), Vendredi 13, Chapitre Final (1984) (1/4) »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s