Old Horror Week: Tourist Trap (1979), Réincarnations (1981) (2/4)

Tourist Trap: Parmi les vieilleries aux concepts forts et dérangeants (malgré un côté slasher avéré) ayant émergés dans la brèche ouverte par Texas Chainsaw Massacre, Tourist Trap a fait date, malgré son côté série B et un budget riquiqui (350 000 dollars, soit à peine plus qu’Halloween). Hélas jouer sur la peur que peut inspirer des mannequins de cire réalistes et un tueur psychopate (Norman Bates ayant décidemment imposé sa patte aux 70’s) capable de les animer par télékinésie (un pouvoir jamais vraiment expliqué d’ailleurs), se déguisant d’ailleurs lui même en un des leurs ne permet pas au film de sortir de la masse sur la longueur, faute à un rythme assez inégal et un twist bien prévisible. Dommage, le début du métrage creepy à souhait et un minimum original en prime, ça donnait envie d’y croire! A noter qu’on reverra le réal dans Puppet Master.

https://www.imdb.com/title/tt0080040/?ref_=nv_sr_srsg_0

Réincarnations: Toujours dans la veine des séries B ayant eu leur petit succès, Réincarnations/Dead & Buried de Gary Sherman (Poltergeist 3) est plutôt bien côté. A raison car question rythme et scènes macabres montrées frontalement, ça vaut le coup d’oeil! En plus il y a Robert Englund et pas mal de belles coïncidences qui laissent à penser que ce film a potentiellement inspiré Craven pour Les Griffes de la Nuit (le surnom « Freddy » de la première victime brûlée vive par les habitants d’un petit village entre autres dont… parmi eux ce bon vieux Robert). Question twists, ça tient la route même si on a vu plus original. Et puis l’ambiance de l’enquête sur fond de sorcellerie/conspiration dans un petit village qui rappellera tour à tour des classiques comme Twin Peaks, Le Locataire, Vaudou (car oui Réincarnation est bien une variation originale sur la figure du mort-vivant), The Wicker Man…on va pas se le cacher, ça fait toujours plaisir! De belles idées, de bons acteurs et de jolis maquillages (Stan Witson entre autres) à retenir en tout cas! Notons que c’est Dan O’Bannon (faut il encore le présenter?) et Ronald Shusett (son compère sur Alien, Total Recall) au scénario, autant dire de sacrés arguments de vente!

https://www.imdb.com/title/tt0082242/?ref_=nv_sr_srsg_0

Old Horror Week: Le Blob (1988), Vendredi 13, Chapitre Final (1984) (1/4)

Remake très énervé du déjà solide Danger Planétaire (avec Steve McQueen), Le Blob est un petit joyau de comédie SF/horreur des années 80. Les effets spéciaux et maquillages sont excellents (même si les incrustations commencent à vieillir, forcément), dignes du body horror le plus assumé (façon The Thing, La Mouche, Society) avec un soupçon de Body Snatchers (premier du nom). L’humour fait mouche sans être too much ni verser dans les clichés absolus (on est encore loin du teenage horror). Par exemple, Chuck Russell (Les Griffes de la Nuit 3, The Mask, Le Roi Scorpion) n’hésite pas à faire mourir des personnages importants et totalement innocents dès le début du film, c’est dire si le métrage possède quand même sa patte propre. La créature, à l’instar des boogeymen des slashers isolent les protagonistes (dont se soucient bien peu leurs parents) en s’en prenant en priorité aux figures d’autorité. Inventif, efficace, cela fait longtemps que ce film me faisait de l’oeil mais je n’aurais jamais pensé qu’il versait à ce point là dans le jusqu’au boutisme tout en jouant avec les codes du genre (que Russell a parfiatement digéré). Le casting est porté par Kevin Dillon (The Doors) et Shawnee Smith (saga Saw), rempli de rôles secondaires que vous avez sûrement déjà vu quelque part (Jeffrey DeMunn, Candy Clark, Jack Nance,…). Oh et c’est Darabond au scénario (plusieurs passages rappellent d’ailleurs The Mist), ceci expliquant sans doute cela! Un film bien rythmé qui crie son amour et sa nostalgie des films bis des années 50/60, putain ça fait du bien!

https://www.imdb.com/title/tt0094761/?ref_=fn_al_tt_1

Vendredi 13, Chapitre Final: Apparement le meilleur film des la première quadrilogie (avec un second degré modéré donc), ce Chapitre Final condense toujours autant le pire des clichés de l’horreur 80’s pour moi: meurtres répétitifs et express sans montée de tension préalable, personnages incohérents, insupportables, obsédés par le sexe et débiles à souhait (autant dire que celui de Tommy Jarvis -qu’i reviendra dans les deux opus suivants- sort du lot), scénario prévisible comme pas deux,… Quand Carpenter débarrassait son premier Halloween de toute logique humaine pour suggérer que The Shape était une pure incarnation du mal (logique fantastique), toute la saga Vendredi 13 semble s’en servir pour pallier à la maigre qualité de ses synopsis (pourquoi Jason attend d’être dans un caisson mortuaire pour revenir à la vie, nous ne le saurons jamais)… Ridicule et minable à la fois. On voit d’ailleurs bien peu Jason dans cet opus (plus brutal certes mais toujours aussi inintéressant quand on cherche un divertissement horrifique qui essaye de se renouveller un minimum) malgré une introduction pleine de flashbacks des épisodes précédents et un départ sur les chapeaux de roues qui laissaient supposer un slasher honnête. Il n’en est rien. On sauvera juste la mise en scène de Joseph Zito (The Prowler, rappelez vous), la photo de João Fernandes et les décors superbes de Shelton H. Bishop. Je ne vais pas tarder à penser que Vendredi 13 est la saga la plus injustement acclamée du cinéma d’horreur… Et que c’est sans doute à cause de ce genre de films et de la logique financière qui leur permet de voir le jour que les amateurs d’horreur se tapent des réputations merdiques… A noter aussi que Tom Savini est revenu aux maquillages!

https://www.imdb.com/title/tt0087298/?ref_=nv_sr_srsg_0

Spécial Old Horror Week #1

Alors, pour se remettre en selles au niveau des publications de ce blog (réfractaires à l’horreur, rassurez vous, on fera de temps à autres la même chose avec les autres genres cinématographiques, même si on va pas se le cacher, la véritable spécificité du podcast/blog « Genre! » est d’explorer l’épouvante vintage et méconnue, alors autant y aller à fond), on va se lancer dans une semaine spéciale « old horror » où pas moins d’une petite dizaine de métrages bis des années 60/70/80’s seront chroniqués dans la foulée sur les deux semaines à venir! Halloween à l’avance donc!

Et ça commence dès demain avec l’excellent Le Blob!

Découvertes: Kwaïdan (1964), Mean Streets (1973)

Kwaïdan: En une phrase: c’est beau mais c’est long. Et lent aussi! Film japonais fantastique à quatre segments datant des années 1960 (mais tous du même réal: Masaki Kobayashi) et adaptés de romans du début XXe, on ne peut qu’être ébahi devant la qualité esthétique exceptionnelle du métrage, des paysages aux costumes (c’est produit par la Toho en même temps), la bande son (Tōru Takemitsu) et la mise en scène frôlant également la perfection. Mais pour le reste, notamment les scénarios (même si j’ai une nette préférence pour le segment le plus « traditionnel », Hoïchi sans oreilles), ça a quand même méchamment vieilli! Dommage!

https://www.imdb.com/title/tt0058279/?ref_=nv_sr_srsg_0

Mean Streets: Troisième métrage et film en partie autobiographique de Scorsese sur sa vie à Little Italy, Mean Streets est finalement un brouillon des films pour lesquels Scorcese est connu du grand public: le film sur la mafia. La fameuse lumière rouge est déjà là, la mise en scène ingénieuse (passant d’une focale à une autre), les personnages truculents, les excès de violence, les beuveries amicales et les tentatives de rédemption aussi. Le plus gros souci du métrage étant le scénario qui ne semble pas trop où aller, comme les péripéties des deux protagonistes, incarnés par les jeunes Keitel et De Niro (qui crèvent l’écran dans un tandem jeune prodige/chien fou, malgré quelques fausses notes). C’est d’ailleurs à mon sens le principal propos du film: filmer des petits malfras dans leurs errances, leurs faiblesses, bref leur humanité. La bande son de l’époque est excellente: les Stones, Cream et j’en passe!

https://www.imdb.com/title/tt0070379/?ref_=fn_al_tt_1

Genre! est désormais sur Youtube, putain!

Vendu, salaud!

Il faut dire que comme que les vues se sont effondrées sans raison depuis mars (Podcloud qui ne booste plus les vues sans doute) et que mine de rien le vingtième podcast est en préparation, que Twitter ne sert décidemment à rien à part contempler l’abîme mentale de la gauche woke (ou autres SJW inexistants IRL) et des dramas eux aussi sans intérêt (on me dit dans l’oreillette qu’il faudrait sucer les premiers pour espérer avoir un peu plus de visibilité, plutôt crever), que uTip aurait fait plaisir mais que je ne suis pas assez connu pour ça (et honnêtement mes podcasts ne sont pas ambitieux ont point de mériter une contribution) et qu’on s’est enfin payé un vrai matos, bah…on tente l’expérience Youtube, ça fera toujours un peu plus de relais supplémentaire. Pas sûr que toutes les vidéos passent vu l’habituel ton sans langue de bois mais hé, c’est pas dans mes habitudes non plus de demander la permission!

On commence tranquillement à réuploader les anciens podcasts en tout cas!

Et j’oubliais presque, ça se passe là: https://www.youtube.com/channel/UCGNQ2bTN9vY8CmBdhgumA9w

Découvertes: Le Locataire (1976), Massacre à la tronçonneuse 2 (1986), Invisible Man (2020)

Le Locataire: Adaptation du roman de Roland Topor (Le Locataire chimérique, dont on retrouve aisément le ton cynique et kafkaïen dans le métrage) clotûrant la trilogie sur les appartements maudits (après Répulsion et Rosemary’s Baby), Le Locataire est encore une fois un exemple de la maîtrise du polonais dans ses thématiques de prédilection (ambiance malsaine et cauchemardesque, pression sociale/complot, maladies psychiques diverses -notamment la paranoïa et la schizophrénie-, autant dire que Lynch et Cronenberg ne sont pas très loin), l’appartement du héros, reflet de la psyché de Mr Trelkovsky, jouant encore une fois son rôle de catalyseur avant l’explosion finale, à savoir le dédoublement. Ce huis clos total rondement mené par un beau casting (Adjani mais surtout une ribambelle de trognes que n’aurait pas renié un Jeunet période Delicatessen) est toutefois non dénué d’humour (les plus observateurs auront repéré la présence de trois figures du Splendid dans les seconds rôles). Grâce à un scénario bien ficelé (sujet à de multiples interprétations, allant bien au delà du rapport à l’autre), une bande son et une mise en scène au poil (absolument géniale dans les moments de panique du protagoniste), le métrage offre un bon potentiel de revisionnage et a dû être un sacré OVNI au moment de sa sortie!

Pour justement aller plus loin: https://www.youtube.com/watch?v=N7T-0IRLaZU

https://www.imdb.com/title/tt0074811/?ref_=nv_sr_srsg_0

Massacre à la tronçonneuse 2: Je plaide non coupable! Ayant découvert il y a peu l’excellent podcast Fucked Up Movies (des humoristes Urbain et Dedo) qui en parlait, je me suis dit que c’était peut être une bonne idée de découvrir cette suite. Une emballement que j’ai vite regretté! Si Tobe Hooper repasse derrière la caméra pour proposer une suite plus proche de l’opus qu’il aurait aimé réaliser en 1974 avec des moyens conséquents (à savoir une comédie noire avec des personnages plus fouillés), ce métrage ne vaut finalement que pour les personnages totalement délirants incarnés par Denis Hopper et Bill Moseley, le reste étant d’une médiocrité assez sévère (la scène du repas du premier film est reprise intégralement sans rien y apporter de nouveau, par exemple). L’humour y est lourdingue (déjà que l’humour ricain, de base…) et plombe le peu d’atmosphère horrifique déjà présente, la cohérence du scénario est catastrophique, l’héroïne (Caroline Williams) et le père des dégénérés (Jim Siedow, rescapé de l’opus de ’74) cabotinent à mort, les victimes se compte sur les doigts d’une main amputée, la tentative d’humaniser Leatherface et de proposer une action se déroulant hors du cadre de la ferme des rednecks ne marchent qu’à moitié… Bref, le bilan est salé! J’ai presque eu l’impression de regarder l’infâme troisième opus (Leatherface : Massacre à la tronçonneuse 3), pourtant un excellent nanar des familles, tellement le résultat est exubérant et loin de ce que l’on est en droit d’espérer en regardant un film de la saga Texas Chainsaw Massacre! On sauvera à la rigueur les décors (au passage, c’est Savini aux maquillages et FX) dans la dernière partie du film même si le côté dépouillé du premier opus était tout aussi efficace. Fallait pas toucher à un film aussi culte! Mais bon, c’est pas comme si Hooper avait visiblement pondu un seul bon film depuis…

https://www.imdb.com/title/tt0092076/?ref_=nv_sr_srsg_6

Le seul passage horrifique du film, c’est dire…

Invisible Man: Dans le registre des thrillers moyens aux idées originales, je demande Invisible Man! Leigh Whannell (connu pour ses scénarios dans les différentes sagas de James Wan) signe là un thriller psychologique (plus que véritablement horrifique) prenant, même si plutôt contemplatif mais avec de bons rebondissements (parfois un peu too much, j’en conviens) et dont le pitch de départ (une femme se retrouve harcelé par son ex-mari toxique, prétendument mort, qui a trouvé le moyen de devenir invisible) offre de belles occasions de renouveller et de jouer avec les codes du genre! L’ambiance paranoïaque est véritablement réussie (l’invisibilité comme métaphore un poil grossière des conséquences de violences physiques/psychiques, chantage et harcèlement), portée par une Elisabeth Moss (Mad Men, The Handmaid’s Tale) inspirée et une mise en scène/visuel solide fincherien à souhait (à l’instar de l’appartement carcéral du « couple », prouesse de dépouillement et d’architecture). Et surtout, le concept de départ est respecté tout au long du métrage, ne perd pas de sa force sur la longueur et n’est pas un simple prétexte pour nous offrir un énième film à suspense interchangeable. A noter que le nom du mari « Adrian Griffin » est évidemment un clin d’oeil au personnage de l’Homme invisible écrit par H.G. Wells (dont ce film est une adaptation originale).

PS: Je vois que beaucoup de critiques ont vu dans cette oeuvre une énième charge contre le patriarcat blanc (cette horreur sans nom qui a permis l’élaboration de sociétés modernes dans lesquelles certaines femmes parfaitement médiocres, désoeuvrés et désaxées peuvent venir chialer nuit et jour depuis leur canapé confortable sur les vilains mâles hétéros blancs dotés d’esprit critique -dont je suis- et au passage embarquer d’autres femmes dans leur délire afin de pourrir l’ambiance générale), on va se calmer c’est pas le débile Promising Young Woman acclamé par toute la gôche Twitter non plus (les féministes modernes, comme toutes les autres minorités toxiques subventionnées, n’étant pas tellement réputées ni pour leur bonne foi, ni la pertinence et la finesse d’argumentation, je mets au défi n’importe quel homme normalement constitué de regarder le trailer de cette bouse sans avoir envie de gerber tellement la propagande y est obscène). On a l’époque (et les SJW) qu’on mérite, après tout! Mais faudrait pas que le vent tourne quand même, il y a de plus en plus d’hommes et de femmes que votre acharnement commence à fatiguer salement…

https://www.imdb.com/title/tt1051906/?ref_=nm_ov_bio_lk4

Rappel: le podcast #19 est sorti!

Nouveau format court (encore?) sur le vif consacré à une poignée de séries et qui permet une rentrée tout en douceur, on revient aujourd’hui brièvement sur certaines raisons du succès de Kaamelott, la série d’Alexandre Astier (incarnant évidemment le rôle d’Arthur Pendragon dans celle ci) débutée en 2005 et qui a eu enfin droit à une transition cinématographique cet été!

Evoqués dans l’émission: Kaamelott (2005), Kaamelott Premier Volet (2021), Excalibur (1981, largement adapté des écrits de Thomas Malory), Caméra Café (2001)

Pour aller plus loin: 1 2

Plus de Twitter ou de Utip, vu le peu que ça sert. Par contre pas impossible que je mette ces podcasts sur Youtube un jour, on verra…
Ce podcast est diffusé sur iTunes,Spotify et Deezer

Genre #19: The Low Road – Kaamelott, une exception française ? Genre!

Nouveau format court (encore?) sur le vif consacré à une poignée de séries et qui permet une rentrée tout en douceur, on revient aujourd'hui brièvement sur certaines raisons du succès de Kaamelott, la série d'Alexandre Astier (incarnant évidemment le rôle d'Arthur Pendragon dans celle ci) débutée en 2005 et qui a eu enfin droit à une transition cinématographique cet été! Evoqués dans l'émission: Kaamelott (2005), Kaamelott Premier Volet (2021), Excalibur (1981, largement adapté des écrits de Thomas Malory), Caméra Café (2001) Pour aller plus loin: 1 2 Les articles et analyses reviennent bientôt sur https://genrepodcast.frPlus de Twitter ou de Utip, vu le peu que ça sert. Par contre pas impossible que je mette ces podcasts sur Youtube un jour, on verra…Ce podcast est diffusé sur iTunes,Spotify et Deezer
  1. Genre #19: The Low Road – Kaamelott, une exception française ?
  2. Genre #18: Film du mois de mai 2021 – Toutes les couleurs du vice (1972)
  3. Genre #17: Film du mois d'avril 2021 – Suspiria (2018)
  4. Genre #16: L'Envers du culte – Le Loup-Garou de Londres/ An American Werewolf in London (1981)
  5. Genre #15: L'Envers du culte – La Dernière Maison sur la Gauche (1972)

Découvertes: Kaamelott Premier Volet (2021), Malignant (2021)

Et on reprend doucement les publications sur le blog, mon ptit Jean Mi (pour des raisons que je vous expliquerai dans le prochain podcast mais évidemment liées à la dérive liberticide de notre ex-beau pays et un été franchement peu chargé en visionnages)! D’ailleurs j’en profite pour vous annoncer que maintenant que j’ai fait sauter le Twitter et le Utip du podcast, on va vraiment sortir des podcasts et des articles quand l’envie s’en fera sentir et plus pour donner une certaine régularité à la chose.

Kaamelott Premier Volet: Grand fan de Kaamelott devant l’éternel (voir podcast #19), l’attente a été interminable concernant ce « Premier Volet », projet longtemps retardé pour conflits de droits avec CALT (producteur de la série), puis annoncé fin 2020 avant d’être reporté pour cause de crise sanitaire. Bref, ça commençait à sentir l’arlésienne à plein nez… Mais ce fut un réel plaisir de retrouver l’univers, les personnages et l’humour d’Alexandre Astier sur grand écran après…douze ans. N’ayant pas d’attentes autres que celles-ci, j’y ai globalement retrouvé mon compte, la beauté des décors/ costumes et la balance tragi-comique présents dans les livres V et VI en prime, ces dernières saisons offrant donc une transition parfaite vers l’adaptation de l’univers arthurien au cinéma. Les références et clins d’oeil aux épisodes passés sont nombreux mais globalement bien dosés pour ne pas sombrer dans le fan service complet. Le casting se révèle toujours aussi efficace (avec quelques nouvelles têtes au passage, dont les enfants d’Astier himself et des guests musicaux) et les musiques (signées Astier, toujours) plutôt inspirées. Ce film peut donc se révéler une belle porte d’entrée pour les novices, d’autant plus que son univers nous happe assez vite. Le synopsis est lui relativement classique, Astier n’ayant pas survendu la chose. On attend tout de même un peu mieux de ce côté là pour les deux films suivants! Du côté des rares déceptions, certains personnages absents comme Simon Astier/ »Yvain » (il a fallu faire un choix, forcément) et quelques longueurs (les flashbacks d’Arthur enfant, n’apportant à mon sens pas grand chose à l’histoire). Le film faisant actuellement un joli carton, nous assurant donc un Second Volet bienvenu! Et si je vous dis que ce film m’a fait replonger dans les vieilles saisons et inciter à voir le film suivant, c’est plutôt bon signe…

https://www.imdb.com/title/tt9844322/?ref_=nv_sr_srsg_0

Malignant: Quand au dernier James Wan et bien, c’est une demie bonne surprise, présentant de belles idées (comme l’était Conjuring 2 en terme de mécaniques horrifiques). Loin d’un slasher de bas étage (ce thriller horrifique se permet même une montée en puissance au fil des twists) mais souffrant tout de même de défauts propres au genre (clichés…le moment de la cellule féminine restant un summum du malaise, montage et OST parfois à la ramasse). La meilleur idée reste évidemment le concept de départ (un brin poussif puisque totalement bisseux dans l’esprit), que n’aurait pas renié un certain canadien! Les effets spéciaux sur la créature sont en revanche bien moches…contrairement au visuel général, bien léché (on pense plusieurs fois au giallo). La mise en scène, point fort de Wan, est toujours aussi efficace, dans les moments de terreur comme les scènes d’action. Quand aux acteurs, loin des têtes d’affiche habituelles, ils s’en sortent correctement, Annabelle Wallis en tête (vue dans l’infâme Annabelle). Bref, comme toujours, on s’emmerde rarement avec Wan (enfin, sauf pour la franchise Insidious), qui se permet comme souvent de saupoudrer son métrage de quelques traits d’humour! Et pour le coup, Malignant est vraiment le reflet de l’expérience du Bonhomme et constitue une prise de risques (au travers des multiples influences/références) bienvenue! Et ça on aime!

https://www.imdb.com/title/tt3811906/?ref_=fn_al_tt_1