Chronique littéraire: « Bruit crissant du rasoir sur les os » (Corsélien, 1988)

On continue notre exploration de la mythique collection « Gore » avec le numéro 61 signé par un autre auteur mythique: Pascal « Corsélien » Marignac (qui comme Nécrorian signera une poignée d’autres romans pour la collection de Fleuve Noir).

Encore une fois le récit est très bon (pour la faire courte, un médecin de campagne se retrouve au coeur d’une série de meurtres à connotation religieuse), le suspense monte crescendo et se permet même quelques retournements de situation bienvenus sur le climax final. Le style est excellent, caustique, non dénué d’humour, avec un phrasé parfois assez « oral ». L’aspect glauque est bien présent, bien plus que le sexe en tout cas, avec un résultat assez proche du giallo (pour l’aspect « jeu de pistes »)! Ce livre remportera d’ailleurs un prix à Avoriaz en 1988. Non assurément, je préfère la patte de Corsélien que celle de Nécrorian, plus générique.

En bonus deux petites listes de Sens Critique sur le sujet: https://www.senscritique.com/liste/Les_romans_les_plus_hardgores_de_la_collection_Gore/1226689

https://www.senscritique.com/liste/Les_romans_parus_dans_la_collection_Gore_Fleuve_Noir_Vaugira/976494#page-1/

En rappellant que certaines collections plus récentes, notamment Trash et Karnage, se sont posées légitimement comme héritières de la collection « Gore »…

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