Découvertes: C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule (1975), Buffet froid (1979)

Parce que je sens que mes « bisseries » risquent d’en lasser plus d’un (on ne se refait pas), je vous propose quelques vieux films français trucculents! Hé oui, ici, il y en a pour (presque) tous les goûts!

C’est pas parce qu’on a rien à dire…: Si vous n’aviez jamais osé imaginer Bertrand Blier, Jean Lefebvre et Michel Serrault dans une multitude des costumes hilarants, avec une Tsilla Chelton au top ailleurs que dans Tatie Danielle, c’est le film qu’il vous fait! Alors oui, on pourra reprocher un scénario minimaliste (c’est le cas pour 80% de ce genre de films, en même temps), un humour parfois trop visuel (façon De Funès) mais le jeu d’acteurs, le rythme et les dialogues viennent amplement contrebalancer le tout! Avec des caméos de la troupe du Splendid en prime (l’idée du script vient de ces zigotos)! Encore!

https://www.imdb.com/title/tt0155581/?ref_=nv_sr_srsg_0

Buffet froid: C’est une surprise pour personne, j’aime les bizarreries de situations et des personnages du cinéma de Quentin Dupieux. Alors quand mon acolyte de bobines (Régis, si tu me lis…) m’a vendu Buffet Froid en me disant que c’était un des films de chevet de notre barbu national, j’ai foncé! Grand bien m’en a pris puisque ce film est effectivement un puissant hommage à l’humour noir et absurde, aux ambiances surréalistes, porté par une galerie d’acteurs impressionnants (Depardieu, Blier père, Carmet, Serrault, Bouquet), Buffet Froid tape toujours là on ne l’attend pas, et ça on adore chez « Genre »!

https://www.imdb.com/title/tt0078913/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: Horribilis (2006), Hidden (1987)

Une petite soirée « possession » ce soir pour changer? Allez, viens, il y a aura des cahuètes!

Horribilis: Enième variation sur le body horror et la « possession » extraterrestre, à mi chemin entre Society, From Beyond (chef d’oeuvre de Stuart Gordon que je vous recommande vivement) et Frissons, avec une distribution pas dégueu d’acteurs habituellement cantonnés aux rôles secondaires (Nathan Fillion, Elizabeth Banks, Michael Rooker, Gregg Henry, Jenna Fischer et j’en passe), Horribilis ne s’en tire pas si mal en proposant un honnête film bis bien rythmé, inventif, aux effets spéciaux réussis, au second degré qui se joue des clichés du genre et aux clins d’oeil appréciables (The Toxic Avenger, Les Griffes de la Nuit,…). Il faut dire que James Gunn (dont c’est la première réal) est un enfant de la Troma (il a commencé dans Tromeo & Juliet) et a signé (entre autres) le scénario d’un des rares remakes d’horreur valables (en l’occurrence, Dawn of the Dead) …et ça, c’est un gage de qualité pour votre hôte!

https://www.imdb.com/title/tt0439815/?ref_=fn_al_tt_1

Hidden: Hidden, justement, c’est un peu tout le contraire: le film n’est pas spécialement novateur (une poursuite interminable entre deux policiers et une entité extraterrestre qui prend possession d’hôtes humains) et fait bailler très vite. On sent bien que le prétexte SF est là pour combler un manque d’inventivité du scénario, c’est cousu de fil blanc, ça cabotine à mort (perso, j’ai toujours trouvé Kyle MacLachlan insupportable en dehors de Twin Peaks), bref, à oublier très vite! On préférera de loin Invasion Los Angeles, sorti un an après, même s’il est foutraque!

https://www.imdb.com/title/tt0093185/?ref_=fn_al_tt_3

Alors que le podcast #7 fait son apparition!

Petit bonus de printemps aujourd’hui, en attendant le retour des thématiques plus approfondies: on repart dans quelques souvenirs de vidéoclub, entre rembobinages de VHS, dédales qui nous faisaient rêver étant gosses et choix approximatifs « à la jaquette » avant de terminer avec un petit top 10 des thrillers des années 1970!

Films cités dans l’émission: Braindead (1992), Ticks (1993), Amsterdamned (1988), Waxwork (1988), Halloween (1978), Les Griffes de la Nuit (1984), Scream (1996), Alien (1979), Blood on Satan’s Claw (1971), Frightmare (1974), Ça (1990), Seven (1995), L’Antre de la folie (1994), Klute (1971), Capricorn One (1977), Duel (1971), The Wicker Man (1973), Delivrance (1972), Taxi Driver (1976), Assaut (1976), Phantom of the Paradise (1974), Papillon (1973), Le Parrain (1972)

Reportages divers sur les vidéoclubs et leur sombre avenir: 1234 et 5

Zoom sur le ciné-club (désormé fermé) tenu par Matthieu du Coin du Bis, chaîne que je vous recommande vivement!

On en parle peu mais les supports DVD et Blu-Ray vont mal

Shadowz, une bien belle initiative française de plateforme streaming légale axée 100% horreur/épouvante!

Réflexions sur l’avenir du cinéma (c’est autre chose que les mélanchono-nombrilistes qui se dénudent aux César): 12 et 3

Un petit top 100 sur les thrillers 70’s pour finir ?

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Fond sonore: « Relaxing Birds » (Tigabeatz)

Genre #19: The Low Road – Kaamelott, une exception française ? Genre!

Nouveau format court (encore?) sur le vif consacré à une poignée de séries et qui permet une rentrée tout en douceur, on revient aujourd'hui brièvement sur certaines raisons du succès de Kaamelott, la série d'Alexandre Astier (incarnant évidemment le rôle d'Arthur Pendragon dans celle ci) débutée en 2005 et qui a eu enfin droit à une transition cinématographique cet été! Evoqués dans l'émission: Kaamelott (2005), Kaamelott Premier Volet (2021), Excalibur (1981, largement adapté des écrits de Thomas Malory), Caméra Café (2001) Pour aller plus loin: 1 2 Les articles et analyses reviennent bientôt sur https://genrepodcast.frPlus de Twitter ou de Utip, vu le peu que ça sert. Par contre pas impossible que je mette ces podcasts sur Youtube un jour, on verra…Ce podcast est diffusé sur iTunes,Spotify et Deezer
  1. Genre #19: The Low Road – Kaamelott, une exception française ?
  2. Genre #18: Film du mois de mai 2021 – Toutes les couleurs du vice (1972)
  3. Genre #17: Film du mois d'avril 2021 – Suspiria (2018)
  4. Genre #16: L'Envers du culte – Le Loup-Garou de Londres/ An American Werewolf in London (1981)
  5. Genre #15: L'Envers du culte – La Dernière Maison sur la Gauche (1972)

Découvertes: Alexandre le bienheureux (1968), Les Ripoux (1984)

Alexandre le Bienheureux: Un véritable bol d’air frais que cette comédie légère (dont le synopsis tient sur un timbre poste), véritable hymne à l’hédonisme, à la liberté et à la nature (campagnes qui, soyons clair, n’ont hélas plus rien à voir avec celles du film)! Voilà qui fait du bien en ces temps sinistres! La photographie de René Mathelin (Le Grand Blond, Le Magnifique et j’en passe) est superbe, tout comme la musique de Vladimir Cosma. Philippe Noiret (dont c’est finalement le premier vrai rôle) crève évidemment l’écran, secondé par une vrai gallerie de personnages secondaires (Françoise Brion, Marlène Jobert, Jean Carmet, Paul Le Person, Tsilla Chelton,…). On notera aussi la présence de Pierre Richard qui débutait alors! Vive Yves Robert, vive Kaly le chien!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=2511.html

Les Ripoux: Avis mitigé sur celui ci… Bien sûr les répliques cinglantes sont légion, c’est toujours un plaisir de retrouver Noiret, Lhermitte et les autres (Régine, Grace de Capitani, Julien Guiomar,…) mais le tandem de personnages que tout oppose au départ et l’univers finalement bien gentillet dans lequel ils évoluent (ici en totale contradiction avec l’enfer bétonné parisien et le système répressif déjà vacillant qu’il met en lumière) sont tellement devenus des clichés et des ressorts poussiéreux de la comédie française depuis le légendaire duo De Funès/Bourvil que pffff…pourquoi celui ci sortirait du lot, en fait? Reste une sympathique comédie, évidemment!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=32758.html

Découvertes cultes: Alice, Sweet Alice (1976), Sleepaway Camp (1983)

Alice, Sweet Alice/Communion sanglante: Lorgnant au final plus vers le drame horrifique que le simple film d’horreur aux ingrédients slashers avant l’heure (masque et tenue distinctive, vue subjective), Alice explore les thématiques des traumas familiaux sur fond religieux (et du jusqu’au boutisme parental), à l’instar d’un Carrie (l’ambiance y est d’ailleurs très « De Palmesque » et Polanski n’est pas très loin), où le spectateur se prendra d’empathie pour le personnage principal. Le film souffre cependant d’un rythme aléatoire et le twist (pourtant bien trouvé) intervient beaucoup trop tôt dans le scénario. Dommage, Paula E. Sheppard (Alice), Alphonso DeNoble (Mr Alphonso, déjà vu dans Bloodsucking Freaks) et Mildred Clinton (Mme Tredoni, vu auparavant dans Serpico) s’en sortaient pourtant très bien. Original dans tous les cas!

https://www.imdb.com/title/tt0076150/?ref_=fn_al_tt_1

Sleepaway Camp/Massacre au camp d’été: Slasher à priori banal et classique (bien qu’il lorgne salement du côté du whodunit et du giallo) surfant sur la mode de la saga Vendredi 13, mais qui une fois lancé se révèle une petite pépite d’originalité (meurtres eux même, hors champs, très peu de sexualisation des personnages féminins), traitant de thèmes graves et matures à commencer par la pédocriminalité, le harcèlement et ses conséquences. Quand à la fin, elle figure parmi les meilleurs twists des slashers… Dommage que le jeu d’acteurs soit globalement assez décevant. A noter que l’excellente Felissa Rose (Angela) et Jonathan Tiersten (Ricky) reviendront incarner leurs personnages dans le quatrième et cinquième épisode de la saga. Et que les effets spéciaux sont signés Ed French (Amityville II, CHUD, Creepshow 2, Terminator 2, et j’en passe).

https://www.imdb.com/title/tt0086320/?ref_=nv_sr_srsg_0

Découvertes: The Funhouse (1981), My Bloody Valentine (1981)

My Bloody Valentine: Slasher assez lambda (faute à des personnages ridicules…boogeyman compris, un jeu d’acteurs médiocre, une tension absente, la VF étant par ailleurs totalement aux fraises). Une intro malsaine à souhait vous avait vendu du rêve? C’est loupé! Seul l’univers minier reste original mais est au final bien mal exploité. Le gore jouissif vous permettra peut être de garder un oeil ouvert, qui sait… A noter que le montage original a été largement charcuté par la censure…

https://www.imdb.com/title/tt0082782/?ref_=fn_al_tt_2

The Funhouse/Massacres dans le train fantôme: Autre slasher sans grand intérêt, The Funhouse, quatrième film de Tobe Hooper, est un film tous public (plutôt qu’un véritable slasher) qui au début semble prendre son temps pour installer une ambiance, bénéficiant déjà d’un univers à fort potentiel (la fête foraine) pour en faire… bah rien, absolument rien. C’est mou, sans réel rebondissement, cousu de fil blanc, les personnages sont sans grand intérêt (à quoi sert le petit frère? on ne le saura jamais! pourquoi l’héroïne hurle sans raison? no sé, señor!), on a bien un clin d’oeil à Halloween et Psychose pour la forme mais, vraiment, il n’y a rien à sauver là dedans! Pas même la dose d’ironie que le réal trouve bon de rajouter à son insupportable métrage! La torture gratuite durera jusqu’au climax final, interminable et ridicule! Il faut dire que la final girl et le boogeyman sont déjà particulièrement empafés tous les deux, donc… Je m’étais déjà sacrément emmerdé devant Body Bags et Poltergeist (au point de couper les deux avant la fin) mais là c’est définitif, Hooper est vraiment l’exemple typique du réalisateur surcôté!

https://www.imdb.com/title/tt0082427/?ref_=fn_al_tt_1

Revisionnages: La Cité de la peur (1994), La Traversée de Paris (1956)

La Cité de la Peur: Il était grand temps de revoir cette comédie culte, prenant le prétexte du slasher au festival de Cannes pour nous proposer des situations et dialogues parodiques (on sent d’ailleurs bien les liens avec le divin La Classe Américaine d’Hazanavicius par moments). Non pas que je sois un grand fan de l’humour des Nuls (le mien étant bien plus cinglant et cynique, ce qui me rend peu adepte des comédies en général) mais plutôt de me remémorer dans quel contexte toutes ces répliques cultes ont trouvé naissance. Et « des gimmicks, des phrases chocs », il y en a à la pelle ! Bien rythmé, doté de seconds rôles savoureux (Lemercier pour n’en citer qu’un), multipliants les clins d’oeils et les gags loufoques qui pour certains ont hélas quand même perdu de leurs superbe avec le temps, La Cité de la Peur reste définitivement un incontournable des comédies françaises!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=9400.html

La Traversée de Paris: Je dois vous faire une confidence: j’adore les vieux films français des décennies 60 et 70, ceux des Bourvil, Gabin, Dewaere, Marielle, Blier, Ventura, Constantin, Lefebvre, Blanche, Delon, Dalban, Pousse et j’en passe! On y consacrera d’ailleurs certainement un cycle, tellement il m’en reste à voir! Mais revenons au sujet! La Traversée de Paris, adaptation de la nouvelle de Marcel Aymé, s’avère être une excellente comédie retraçant une partie du quotidien de Paris sous l’Occupation, mené par le divin duo Bourvil/Gabin. On en retient évidemment les dialogues, les personnages aux motivations ambivalentes (souvent viles), le Paris de l’époque, un Louis de Funès qui commence à se faire connaître mais également une fin moins tragique qu’il n’y paraît! On en redemande!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=20196.html