Podcast bonus de fêtes: Top 10 Sixties !

Petit bonus improvisé pour ces fêtes de fin d’année avec ce top 10 des films des 60’s. Au menu: de l’épouvante, de la science fiction et bien sûr des thrillers! Je vous dis à l’année prochaine pour le quatrième (vrai) podcast!

Genre #18: Film du mois de mai 2021 – Toutes les couleurs du vice (1972) Genre!

Toutes les couleurs du vice/Tutti i colori del buio, giallo de Sergio Martino (dont on a déjà chroniqué Torso sur le blog) est au menu du film du mois de mai 2021. Les éléments oniriques et paranoïaques entourant le personnage principal joué par Edwige Fenech jutifiant à eux seuls sa sélection ici! Fiche du filmCritique du film Films évoqués: L'Etrange vice de Madame Wardh (1971), La Queue du scorpion (1971), Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé (1972), Torso (1973), Le Venin de la peur (1971), L'Emmurée vivante (1977), Rosemary's Baby (1968) Retrouvez tous les articles et analyses sur https://genrepodcast.frRetrouvez moi aussi sur Twitter et Captain WatchPour me soutenir: https://utip.io/genrepodcastCe podcast est diffusé sur iTunes, Spotify et DeezerFond sonore: "Wonder" par Lakey Inspired
  1. Genre #18: Film du mois de mai 2021 – Toutes les couleurs du vice (1972)
  2. Genre #17: Film du mois d'avril 2021 – Suspiria (2018)
  3. Genre #16: L'Envers du culte – Le Loup-Garou de Londres/ An American Werewolf in London (1981)
  4. Genre #15: L'Envers du culte – La Dernière Maison sur la Gauche (1972)
  5. Genre #14: L'Envers du culte – Videodrome (1983)

Rosemary’s Baby (1968), Psychose (1960), La Jetée (1962), 2001 Odyssée de l’espace (1968), La Planète des singes (1968), Le Masque du démon (1960), Dracula Prince des ténèbres (1966), The Witchfinder General (1968), Je suis une légende/The Last man on Earth (1964), La Nuit des morts-vivants (1968)

Retrouvez tous les articles et analyses sur https://genrepodcast.fr
Retrouvez moi aussi sur Twitter
Pour me soutenir: https://utip.io/genrepodcast
Ce podcast est diffusé sur iTunesSpotify et Deezer
Fond sonore: « Forest » (Hicham Chahidi)

Découvertes: Le Mort-vivant (1974), Vaudou (1943)

Le Mort-vivant: Je vous en ai parlé lors du troisième podcast consacré à I, Zombie, alors il était temps de voir enfin la bête! Sorti la même année que Black Christmas du même réal (connu pour faire partie des tout premiers slashers), Le Mort-vivant (Dead of night ou Deathdream outre Atlantique) est un drame fantastique/horrifique solide comme les 70’s en proposaient (au pif Dead Zone, Carrie,…). Anticipant complètement la vague de films sur les traumas du Vietnam en faisant revenir à la vie un soldat, ce film s’avère être une jolie variation sur la thématique zombie, au final plus sociale que réellement horrifique. En quête perpétuelle de sang pour pallier à sa dégradation physique, Andy va se retrouver au coeur d’une enquête policière et fera au passage exploser les tensions familiales latentes. Richard Backus est parfait dans le rôle du revenant (il ne fera qu’un seul film derrière) mais, contrairement à Mark (de I, Zombie), aucune empathie n’est réellement possible envers son personnage, marqué par la guerre jusque dans sa psyché mais au comportement dépourvu de toute trace d’humanité (certains y verront une revanche du soldat mort au combat envers une Amérique peu soucieuse du sort des ses enfants). Quelques ombres au tableau: un rythme globalement assez lent, Lynn Carlin dans un rôle irritant (voire incompréhensible par moments) et une thématique post Vietnam malheureusement pas assez fouillée malgré son potentiel. Fun fact: il s’agit du premier film sur lequel a officié Tom Savini comme maquilleur (et on peut dire que c’est déjà très bon).

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=96196.html

Vaudou/I Walked with a zombie: Il m’aura fallu entamer ce cycle zombie pour voir enfin mon premier film de Jacques Tourneur. Et clairement, j’aurais pu m’en passer aisément, tellement Vaudou est un film qui tient plus de la curiosité vintage que du classique, la faute à un scénario banal (une jeune infirmière est envoyée sur une île proche d’Haïti soigner une femme atteinte d’un mal étrange…rajoutez à cela de grosses ficelles, comme l’amour impossible et la rivalité fraternelle qui tombent comme des cheveux sur la soupe), des personnages trop archétypaux et surtout l’absence d’élements fantastiques/épouvante ou même de tensions qui annihilent la révélation finale. Alors, oui, le visuel magnifique (esthétique N&B, décors, gros travail sur les lumières, mise en scène soignée) sauve un peu les meubles mais le mal est fait. Heureusement, le métrage est court et ne se transforme donc pas en supplice interminable. Il est aussi et surtout un des premiers films d’épouvante (aheum!) des années 1930/1940 à revenir aux sources du zombie: la culture vaudou (ce que fera aussi plus tard Lucio Fulci avec son Zombi 2 ou Wes Craven avec L’Emprise des ténèbres) qui permettrait de redonner la vie à des personnes décédées afin de prendre le contrôle de leur esprit…ici traitée de manière fort inintéressante, tout comme l’histoire coloniale bien évacuée du récit (et qui aurait pu mettre un peu d’enjeu dans le merdier). La suggestion a décidement ses limites…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=943.html

Découvertes express: Tetsuo (1989), La Forteresse noire (1983), Body Melt (1993), Teeth (2008), Taxidermie (2003)

Tetsuo: Pure claque esthétique, Tetsuo est surtout un métrage cyberpunk totalement possédé et déjanté, avec moultes expérimentations qu’il serait difficile de résumer ici. Même s’il est un poil trop long, le second degré, la musique (Chū Ishikawa) et les FX hallucinés tiennent en haleine. Je me suis demandé dans quelle mesure il n’aurait pas inspiré un certain Edward aux mains d’argent. Impressionnant et avant gardiste au vu du petit budget de ce premier film de Tsukamoto. Petite vidéo du Coin du Bis pour en savoir plus.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=10615.html

La Forteresse noire: Nanar kitsch et summum de naiseries politiquement correctes (me rappellant le soporifique Le Labyrinthe de Pan), ce second film de Michael Mann ne vaut que pour son esthétique et sa réalisation. Alors oui, le tournage a visiblement été infernal, mais même la musique de Tangerine Dream est totalement utilisée hors de propos. Il faut le faire quand même! Enfin, ça vient surtout me confirmer que le fantastique, c’est clairement pas ma came.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=31120.html

Body Melt: Premier (et dernier ?) film de Philip Brophy, rappellant forcément pèle mèle Bad Taste, Society ou Street Trash, ce film bis est clairement une pépite à conseiller à tous les amateurs de body-horror! Inventif et fougueux, doté de personnages hauts en couleurs, ce Body Melt est une belle surprise, visiblement encore méconnue, même s’il n’est pas épargné par les défauts reprochés au genre!

https://www.imdb.com/title/tt0106450/?ref_=fn_al_tt_1

Teeth: Film que je voulais voir depuis longtemps (il faut dire que le concept envoie du bois), ne sachant pas trop à quoi m’attendre, ce Teeth s’avère être une correcte comédie noire (et non pas un pur teen movie, comme on aurait pu le croire, ouf), se permettant même un final doublement glauque. Bon équilibre entre gore et fable adolescente (au féminisme subtil qui ferait passer Under the skin pour un nanar en puissance), Teeth est aussi une allégorie sur l’hypocrisie de la société américaine et surtout une révélation: Jess Weixler, qui porte totalement le film.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=125928.html

Taxidermie: Film hongrois revenant pas mal chez les amateurs de genre, Taxidermie est une bonne surprise, à la fois par son esthétique (assez proche d’un Jeunet) et son côté cru/dérangeant (mais rien d’insoutenable non plus). Seulement, je trouve personnellement qu’à part le dernier segment, il est un peu frileux à exploiter pleinement ses thématiques…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=54149.html

Découvertes express: L’Âge d’or (1930), Under the skin (2013)

L’Âge d’or: Elu premier vrai film de merde de ce blog (c’est pas rien), ce premier film de Luis Buñuel prouve que la force du surréalisme… ne survit pas sur de longs métrages. Un Chien andalou passait, mais là c’est juste un alignement des scènes cryptiques, sans véritable lien entre elles, vides de sens, sans intérêt, bêtement provocatrices (en vérité aussi sulfureuses que des fils à papa antifa…ou des féministes modernes, comme ça pas de jaloux), ne suffit pas à faire une oeuvre. Quitte à proposer un ovni, Buñuel aurait pu proposer quelque chose de métaphorique, d’esthétique, de vaguement expérimental (comme le sublime Vampyr de Dreyer), de foncièrement rebelle mais non, quitte à être nul, il l’est jusqu’au bout… Du foutage de gueule, pur et simple, assez représentatif de ce que l’on essaye de faire passer pour de l’art de nos jours… Mais qu’on se rassure, on trouve toujours des cons pour apprécier vu ce que j’ai pu lire sur le Web!

https://www.imdb.com/title/tt0021577/?ref_=fn_al_tt_1

Under the skin: Une jolie coquille…vide, cette adaptation du livre de Michel Faber est à l’image du personnage interprété par Johansson: tellement énigmatique qu’elle en devient rengaine et sans intérêt. Nocturnal Animals faisait déjà fort dans le genre, mais il y avait au moins un scénario. Si la claque esthétique est certaine, je pense sincèrement qu’il n’y a pas grand chose à comprendre dans ce film, où là aussi, la masturbation intellectuelle (avec évidemment un sale arrière goût de féminisme primaire en sus, ouh comme c’est original) a l’air d’être plus important que le reste…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=187462.html

Découvertes express: La Jetée (1962), Les Documents interdits (1989)

De temps à autres, je vous présenterai une forme express des habituelles chroniques, parce que ma foi, c’est pas forcément nécessaire de faire des pavés alors qu’on peut faire court…ou qu’on a la flemme! Aujourd’hui place à des films français, Monsieur!

La Jetée: Ce film est la preuve qu’avec trois bouts de ficelle, une bonne histoire et de la détermination, on peut arriver à quelque chose! Moyen métrage sous la forme d’un roman photo, mettant en scène un scénario de science fiction dystopique original et efficace, que j’imagine volontiers novateur pour l’époque, ce film est une jolie claque esthétique! La Jetée est aussi connu pour avoir inspiré L’Armée des douze singes de Terry Gilliam (que je n’aime pas spécialement, au passage), la poésie en moins.

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4788.html

Les Documents interdits: Joli petit documentaire compilant treize courts métrages, présentés (et montés) comme documents amateurs véritables sur des phénomènes surnaturels. Le tout était diffusé à la télévision à la fin des années 1980, pour démontrer le pouvoir des images sur l’inconscient collectif. Car évidemment, rien de tout cela n’est vrai! Alors, si on ne frissonne pas des masses devant ces Documents Interdits (certains courts étant clairement en trop), certains se révèlent très intéressants dans leur mise en scène ou leur concepts! Je retiendrai pour ma part essentiellement Le Cas Ferguson, et surtout L’Examen (digne d’un épisode de Black Mirror). Comme quoi X-Files, Gussdx, les creepy pastas et les found footages n’ont finalement rien inventé! Une curiosité sympathique!

https://www.imdb.com/title/tt0258528/?ref_=fn_al_tt_1

Le podcast #3 est sorti!

I, Zombie – The chronicles of pain (1998) est au menu de ce troisième podcast, l’occasion de se pencher sur cette perle du genre totalement méconnue, signée Andrew Parkison et qui tranche sévèrement avec tous les autres films de zombies…disons conventionnels!

https://www.imdb.com/title/tt0210740/?ref_=nv_sr_srsg_4
Présentation du film par Le Quartier Interdit

Filmographie d’Andrew Parkinson
Interview d’Andrew Parkinson
Commander le DVD
Critique 1 (qui renvoie sur pas mal de films récents similaires)
Critique 2

Films cités dans ce podcast: Dead Creatures (2001), Venus Drowning (2006), Little Deaths (2011), Martin (1978), Le Mort Vivant (1974), La Mouche (1987), Tetsuo (1994), Colin (2008), Zombie Honeymoon (2006)

Retrouvez tous les articles et analyses sur https://genrepodcast.fr
Retrouvez moi aussi sur Twitter
Pour me soutenir: https://utip.io/genrepodcast
Ce podcast est diffusé sur iTunesSpotify et Deezer
Fond sonore: « Ghosts in the wind » (Citizen X0)
Musique d’outro: « Commencement » (GosT)

Genre #18: Film du mois de mai 2021 – Toutes les couleurs du vice (1972) Genre!

Toutes les couleurs du vice/Tutti i colori del buio, giallo de Sergio Martino (dont on a déjà chroniqué Torso sur le blog) est au menu du film du mois de mai 2021. Les éléments oniriques et paranoïaques entourant le personnage principal joué par Edwige Fenech jutifiant à eux seuls sa sélection ici! Fiche du filmCritique du film Films évoqués: L'Etrange vice de Madame Wardh (1971), La Queue du scorpion (1971), Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé (1972), Torso (1973), Le Venin de la peur (1971), L'Emmurée vivante (1977), Rosemary's Baby (1968) Retrouvez tous les articles et analyses sur https://genrepodcast.frRetrouvez moi aussi sur Twitter et Captain WatchPour me soutenir: https://utip.io/genrepodcastCe podcast est diffusé sur iTunes, Spotify et DeezerFond sonore: "Wonder" par Lakey Inspired
  1. Genre #18: Film du mois de mai 2021 – Toutes les couleurs du vice (1972)
  2. Genre #17: Film du mois d'avril 2021 – Suspiria (2018)
  3. Genre #16: L'Envers du culte – Le Loup-Garou de Londres/ An American Werewolf in London (1981)
  4. Genre #15: L'Envers du culte – La Dernière Maison sur la Gauche (1972)
  5. Genre #14: L'Envers du culte – Videodrome (1983)

Découvertes: Underwater (2020), Mondwest (1973)

Underwater: Une overdose de bons sentiments et de déjà vu noyant un scénario qui aurait pu être prometteur, voilà comment résumer ce film, à mi chemin entre Abyss et Alien. Pourtant, ce n’est pas le premier « Alien like » à voir le jour, Life s’en était bien sorti en 2017 dans cette veine là. Oui, il faut bien reconnaître que Kristen Stewart se démène pour sauver ce naufrage en règle mais le film est bien trop frileux et brouillon, les personnages fades/niais/clichés, les FX décevants pour espérer trouver quelque chose de mémorable dans ce survival aquatique. Heureusement, le film est court et ne laisse donc pas trop cogiter. On sauvera éventuellement la photo et les lumières, qui sont plutôt belles quand les FX ne viennent pas tout dégueulasser…il y aurait même eu de quoi faire monter carrément la sauce en utilisant au mieux l’angoisse générée par l’obscurité des fonds marins mais bon… Aucune idée de comment ce film a pu atterrir dans ma liste de hard SF d’ailleurs, évidemment, cela n’en est pas. On reparlera de toute façon de son réal à l’occasion de The Signal (2014), en espérant que celui ci soit correct…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=254155.html

Mondwest: Je l’ai sous-entendu dans mon article « bilan 2020 », j’aime beaucoup la série Westworld, inspirée justement de ce Mondwest qui n’a pas à pâlir devant sa descendance. En effet, ce film pousse la réflexion technologique et le réalisme si loin que je pense pouvoir affirmer qu’il s’agit d’un des meilleurs films de SF que j’ai vu jusqu’à présent. A tel point que je me suis demandé si ce n’était pas une adaptation de roman. J’ai appris du même coup que le réal, Michael Crichton était justement écrivain de formation (il signera plus tard le roman Jurassic Park dont les similitudes avec Mondwest ne manquent pas). Mondwest est son premier film! Le postulat de la série est déjà posé ici: un parc d’attractions propose trois époques révolues aux « touristes »: l’époque romaine, l’époque médiévale ou celle de la conquète de l’Ouest (le seul conservé dans la série), dans lesquelles des robots à apparence humaine permettent de donner libre cours à toutes leurs envies. Je vous le donne en mille, les vacances de nos protagonistes (ici James Brollin et Richard Benjamin) ne vont pas se passer comme prévues, avec une rébellion des robots à la clé, menée par un Yul Brynner impeccable (ces noms ne vous disent peut être rien mais si je vous dis Amityville et Les Sept Mercenaires, vous devriez remettre). Bien sûr la réflexion philosophique (analyse des rapports de force homme/machine, qu’est ce qu’être humain ?, les robots peuvent ils avoir une conscience ?)…qui d’ailleurs s’avère être paradoxalement la faiblesse de la série (lui conférant un aspect verbeux assez vomitif par moments) n’est pas développée ici mais les prémisses sont là, en germe. Mondwest s’oriente donc plus vers le thriller technologique option action/western (même si on verra quand même les deux autres « mondes »), au début bercé d’un second degré appréciable…mais qui basculera vite dans une noirceur inédite pour l’époque. On voit également toute la partie logistique du parc et encore une fois l’aspect réaliste est franchement poussé (jusqu’aux vues pixelisées du robot Yul Brynner…Terminator avant l’heure). Le tout étant bien rythmé, porté par de bons acteurs et doté d’un scénario solide! A noter qu’il existe une suite: Les Rescapés du futur (1976) dans lequel on retrouvera Brynner puis une série Beyond Westworld (1980). Un film ambitieux, intelligent, avant gardiste…à voir d’urgence…et qui inspira bon nombres de films de SF après lui!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=56130.html

Découvertes: Millénium 2 (2009), Millénium 3 (2010)

Vu qu’on s’est déjà maté le Millénium de Fincher, il est temps de se faire la trilogie de films suédois signés Niels Arden Oplev/Daniel Alfredson, sorti deux ans avant le remake de Fincher et tournés dans la foulée. On finira plus tard avec le premier, histoire de bien pouvoir comparer tout ça! A savoir que la mini série de 2010 compile justement les trois films (version longue) en six « épisodes ». Ca va, on suit dans le fond?

Venons en déjà aux interprétations des deux protagonistes: Noomi Rapace est clairement celle qui s’en sort le mieux dans cette trilogie, plus badass et moins « freak » que la Lisbeth Salander jouée par Mara (qui jouait plus sur la complémentarité avec Blomkvist). Quand à Michael Nyqvist (vu ensuite dans John Wick, Europa Report et Mission Impossible 4) qui interprète Mikael Blomkvist, il est clairement moins charismatique que Craig mais gagne sans doute en humanité. Deux salles, deux ambiances, donc!

Millénium 2: La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (2009): Adaptation du second tome de Stieg Larsson, ce second opus se centre sur le personnage de Lisbeth et son passé (pour faire bref et sans trop spoiler Salander se retrouvera accusée de triple meurtre dans une machination mélangeant prostitution, corruption politique et vengeance personnelle), tout en s’inscrivant dans la continuité du premier film. Changement de réal pour celui ci puisque c’est Daniel Alfredson qui prend la caméra. Et autant vous le dire tout de suite, les plus gros défauts de ce film sont un montage peu inspiré et une intrigue nébuleuse mais aussi plus classique que sur le film précédent, qui je pense plaira surtout aux fans de la saga et aux curieux, bref à ceux qui auront accrochés aux personnages de Salander/Blomkvist et à l’atmosphère noire qui s’en dégage. Autres changements: la réalisation au format/grain typiquement téléfilm (car contrairement au premier film, les deux derniers volets sont véritablement des téléfilms) qui colle finalement bien avec l’ambiance générale…et un cadre d’action nettement plus urbain (mais toujours aussi glauque). Comme dans le premier film, chacun des deux protagonistes principaux mène son enquête de son côté, ce qui donne un rythme assez particulier au récit, dépassant cette fois encore les deux heures. Une fois de plus, c’est clairement celui de Lisbeth Salander qu’on retiendra, toujours incarnée par un Noomi Rapace investie et en grande forme! Et disons le clairement, si ce Millénium 2 se laisse regarder, c’est surtout pour sa performance et en apprendre plus sur son personnage, car il est bien en deça de son aîné!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145223.html

Millénium 3: La Reine dans le palais des courants d’air (2010): Dans ce film, suite directe du second et adaptation du troisième roman, c’est Blomkvist que l’on verra la plupart du temps (le temps d’apprécier les qualités du journaliste et de son équipe mais aussi une Salander plus « ordinaire »), Salander étant hospitalisée puis incarcérée le temps de son procès (accusée d’homicide, pour ceux qui ne suivent pas). On apprend au passage que Zalachenko est en vie, que Niedermann est en cavale et qu’un petit groupe secret est bien déterminé pour faire disparaître tous ces témoins gênants (Salander comprise), on assiste aussi au retour du Docteur Teleborian…de quoi nous faire tenir ces deux heures et demie finales, donc! Le côté téléfilm est beaucoup moins dérangeant ici car le rythme est totalement maîtrisé (malgré ses contraites de lieux) et l’intrigue plus limpide (car amorcée avec le second opus), même si elle réserve son lot de twists, de noirceur, de machinations, de vengeances. C’est d’ailleurs toujours Alfredson à la caméra! Au registre des plaintes, un certain côté too much est à noter (le relooking de Salander pendant son procès, le procès puis le démantelement de la Section qui se déroulent sans accrocs majeurs) mais c’est vraiment pour pinailler! Annika Hallin, incarnant l’avocate de Salander, est clairement une plus value dans ce film, même si Lena Endre (Erika Berger) fait toujours admirablement le taf, faisant définitivement de Millénium, une saga de thrillers donnant une part belle aux rôles de femmes fortes (comme le voulait Larsson). Un bon ptit thriller en somme!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145222.html

Découvertes: Primer (2004), Starbuck (2011)

Primer: Certains films vous laissent parfois avec un telle impression d’incompréhension que vous vous demandez s’il frise au final le génie…ou le foutage de gueule. Primer est de ceux là. Primer, c’est l’histoire de deux collègues de travail qui passent tout leur temps libre à travailler sur une machine à remonter le temps…sauf que…bah sauf que rien de plus ne vous sera révélé lors du premier visionnage, volontairement. Les personnages ne sont pas fouillés, les dialogues sont cryptiques tout comme l’enchaînement des scènes, la phase de construction de la machine n’est pas particulièrement prenante, même les histoires de doubles ne provoquent pas de situations particulièrement bouleversantes pour nos héros (façon polie de dire qu’il ne se passe pas grand chose). Résultat: on ne rentre jamais dans le récit. Non, en fait, ce qui sauve les meubles sur ce Primer est la sensation de regarder un véritable OVNI sur la relativité du temps que l’on voudrait à tout prix élucider (comme les protagonistes)…et sa photographie, sobre et belle à la fois. Alors certes, on est en plein cycle hard SF, mais il y a des limites! Le film durant à peine plus d’une heure, je conseillerai quand même de le visionner pour se faire une idée. Au suivant!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=58126.html

A ne visionner qu’après avoir vu le film, bien entendu!

Starbuck: Ca faisait un moment que j’avais cette comédie québécoise sur ma liste…et ma foi, bien m’en a pris! Partant d’un postulat de base loufoque (un quarantenaire à la dèche apprend que sa compagne attend un enfant de lui…mais qu’il est également le père biologique de 533 enfants via dons de sperme), portée par un Patrick Huard résolument attachant, cette comédie dramatique fait mouche, entre galerie de personnages hauts en couleurs et réflexions sur la parentalité/ce qu’est être adulte. Sans être la comédie de la décennie, un film qui fait du bien, doté d’une grande humanité et beaucoup plus profonde qu’elle le laisse entrevoir!

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182935.html