Découverte: The Dunwich Horror (1970)

Bon, autant vous teaser direct, et d’ailleurs vous l’aurez peut être deviné en voyant les articles sur le saga Re-Animator sur ce blog, un cycle « Lovecraft au cinéma » est prévu pour l’an prochain. Déjà parce que j’aime beaucoup les livres et l’univers du Monsieur mais aussi parce que ça va me permettre de parler de pas mal de films et de réalisateurs qui me tiennent foncièrement à coeur…

Rare adaptation « directe » de H.P. Lovecraft au cinéma donc (de la nouvelle du même nom), cette vieillerie 70’s fait aussi partie des premiers films de genre qui vont s’inspirer de Lovecraft tout court, après des décennies axées sur Edgar Allan Poe et autres. Le réalisateur, Daniel Haller, ayant aussi sorti Le Messager du Diable/Die, Monster, Die! (adaptation de The Color out of space) en 1965. Seulement voilà, en plus de tordre la nouvelle pour en faire un truc moderne mais banal et kitsch au possible (il n’a jamais été question de Wilbur usant de charmes pour parvenir à ses fins, de sacrifice de vierge naïve, d’invocations de Grands Anciens ou quoi que ce soit du genre dans l’écrit de Lovecraft), ce film est d’un ennui assez terrible, faute de rythme (on sent que l’histoire a été étirée au maximum pour réussir à en sortir un film…bah oui, la nouvelle fait moins de cent pages) et scénario cliché au possible (un sorcier qui cache d’obscurs secrets dans son manoir et kidnappe une blondasse inintéressante pour faire revenir une entité maléfique, son amie et un vieux professeur qui vont tout faire pour l’arrêter, je vous fais un dessin?) et la musique cucul répétitive au possible n’arrange rien (à l’image de la pseudo romance entre Wilbur et Nancy). Oui, les décors sont beaux, suivre l’antagoniste (Dean Stockwell, connu en France pour sa participation dans Code Quantum) comme si c’était le héros principal est osé, les effets spéciaux « psyché » façon Hammer fauchée (c’est Corman qui produit) sont pas si mal chiadés et le final, malgré une résolution ridiculeusement facile, reste bien dans l’esprit de l’écrivain de Providence (le potentiel d’effroi des entités sur les humains, leur côté incontrôlable) mais globalement ce sont les baillements qui gagnent car honnêtement on se fout complètement de savoir ce qui peut arriver à notre héroïne passive et autres personnages tout aussi fades… Ayant vu le film en VO, j’ai dû relire un résumé de l’oeuvre pour voir que la trame principale a été plus ou moins respectée (Dunwich, Arkham, le Necronomicon, la jumélité, le nom des personnages, Yog-Sothoth…) tellement le cadre de l’action est à côté de la plaque, je trouve que ça synthétise bien mon ressenti!

En tout cas, si vous voulez vous faire une adaptation moderne correcte du gazier (en l’occurence L’Affaire Charles Dexter Ward), foncez sur The Resurrected de Dan O’Bannon (1991) et oubliez vite cette…chose!

https://www.imdb.com/title/tt0065669/?ref_=nv_sr_srsg_0

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